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Le mulâtre
Cooper Barbara T. ; Little Roger
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336461120
Dans Le Mulâtre, roman de 1864 dont l'action est fourmillante d'émotions et de rebondissements, Labourieu et Andréï racontent l'histoire d'un amour interracial qui rencontre des obstacles changeant selon les lieux de l'action (Cuba, la France et l'Allemagne), le poids de l'histoire et l'influence de la famille. Leur roman ressemble en cela à d'autres textes des XVIIIe et XIXe siècles, où un couple "mixte" doit faire face à des contraintes individuelles (l'orgueil, les attentes familiales) et/ou collectives (les préjugés et prescriptions sociaux, politiques et juridiques) pour faire reconnaître et légitimer son amour. Aussi, comme dans ces autres textes, le personnage éponyme du roman se trouve-t-il dans des situations où l'identité et la contestation de l'identité, le pouvoir et la contestation du pouvoir l'obligent à négocier ses rapports avec ses origines. "Le Métis [est] cet autre pas tout à fait autre ni tout à fait même ; qu'on saisit mal et qui dérange, non parce que trop différent mais parce que trop semblable [... ]". Denis Gagnon et Helene Giguère (2014)
Cooper Barbara T. ; Pierrot Grégory ; Little Roger
L'âge des révolutions fut aussi celui du roman et de l'avènement de la fiction réaliste, un style qui joua un rôle essentiel dans notre manière d'appréhender l'Histoire. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne l'histoire de la révolution haïtienne, un évènement qui, paradoxalement, pour être méconnu historiquement, a néanmoins été un sujet privilégié pour les auteurs français de la première moitié du XIXe siècle. Ils trouvèrent notamment dans la vie fascinante de Toussaint Louverture l'inspiration pour des textes mêlant le factuel à l'invention, remodelant l'Histoire récente pour en faire de nouvelles histoires. Au-delà de la figure historique de Louverture, c'est en effet Haïti tout entier que la littérature française se réapproprie symboliquement, par le biais de textes comme ceux réunis ici qui écrivent et réécrivent son histoire, à la croisée des faits et de l'invention.
Ce volume recueille des textes sur Juan de Pareja, qui fut l'esclave du peintre Vélasquez, puis artiste autonome et enfin, au XIXe siècle, le sujet d'articles, de récits fictifs et d'uvres dramatiques publiés en France. Si certains auteurs font réapparaître les mêmes éléments dans leurs textes éléments qui reflètent les attitudes négatives sur l'humanité et le génie des Noirs et des métis , d'autres font preuve d'originalité et laissent découvrir la souffrance, la bonté et l'aptitude pour les arts de ceux qu'on opprime pour la couleur de leur peau. Une exposition au Metropolitan Museum à New York de l'uvre de Pareja (2023) souligne l'intérêt et l'actualité de cette anthologie.
Lire des histoires du XIXe siècle où il est question de racisme et de violence, de bienveillance et d'altruisme de la part ou en faveur des Noirs et des métis nous permet de mieux repérer la place des afrodescendants antillais dans l'imaginaire français de l'époque. C'est aussi le moyen de rappeler que les tensions raciales qui sont présentes dans notre société ne datent pas d'hier et que la France de la Restauration et de la monarchie de Juillet se préoccupait de questions de race et de classe dans la littérature comme dans les débats parlementaires, les délibérations juridiques et l'actualité socioéconomique. Une fois découverts dans les textes repris dans ce recueil, les joies et les peines, les défaites et les triomphes des personnages d'ascendance africaine feront durablement partie de notre compréhension du monde et de l'Autre.
Dans Les Chevaliers du saphir, roman-feuilleton publié en 1869 et 1872, Paul Saunière développe une histoire où le crime et l'esclavage des Noirs sont imbriqués l'un dans l'autre d'une façon originale. L'action se passe tantôt en France, tantôt aux Etats-Unis, c'est-à-dire dans des pays où des histoires d'argent et d'idéologie jouent un rôle important. Aussi l'espace-temps devient-il extensible pour accommoder tous les développements de l'intrigue non linéaire. Si le titre de ce roman cherche à fixer l'attention du lecteur sur un groupe d'hommes (les chevaliers du saphir) dont les membres et les actions criminelles restent ignorés du grand nombre, il y a aussi des femmes qui, décidées à lutter contre l'injustice et le malheur, vont transformer la donne romanesque.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.