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Marseille. 2600 ans d'histoire
Contrucci Jean ; Duchêne Roger
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213601977
Fiers d'être marseillais" : le slogan du Mondial-98 s'applique à tous les habitants de la plus ancienne ville de France. Ils peuvent se flatter d'avoir eu pour prédécesseurs les citoyens d'une cité libre et prospère, liée par le commerce à l'ensemble du monde connu. Déjà se dessinait le prodigieux destin d'une calanque qui allait devenir, grâce à la valeur de ses marins, la porte de l'Orient et le plus grand port de France. Les Marseillais sont fiers d'un patrimoine rare : la guirlande de louanges que les Anciens ont tressée au courage d'une ville modèle et les vestiges de prestigieux monuments. Récemment retrouvé, le mur qui seul a résisté à César symbolise les luttes qu'ils ne cesseront de mener pour défendre leurs "libertés et franchises" contre leurs maîtres successifs. Louis XIV devra venir en personne leur faire comprendre que l'Etat, c'est lui. Ils ne se rallieront vraiment à la nation française que dans l'enthousiasme de la nuit du 4 août 1789, donnant son hymne à la Révolution. Républicains sous l'empire, socialistes avant tout le monde, ils garderont toujours leur amour de l'indépendance. Ville singulière, aujourd'hui capitale intellectuelle méconnue, Marseille est fière de ses 2600 ans d'aventures et de ses multiples métamorphoses, depuis sa fondation légendaire jusqu'aux promesses d'Euroméditerranée.
Marseille, avril 1906. Dans le parc d'un domaine, La Mitidja, on découvre un cadavre... vieux de dix ans! Quelques jours plus tard, un employé meurt brutalement, après avoir reçu des lettres de menaces. Honoré Castellain, le propriétaire, est soupçonné mais aussitôt relâché. En quête d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, Raoul Signoret se passionne pour l'affaire, aidé de son oncle Eugène Baruteau, chef de la police. II retrouve avec émotion son camarade d'école, Edouard Castellain, le fils d'Honoré. Mis à pied pour avoir refusé de chanter les louanges de la politique coloniale, Raoul peut se consacrer à l'enquête... Celle-ci l'entraînera, avec sa femme, la pétillante Cécile, d'Alger la Blanche à des séances de spiritisme: un cerbère meurtrier et un fantôme inquiétant sont au rendez-vous...
Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au coeur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère! Raoul Signoret, à la recherche d'informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l'enquête, avec l'aide de son oncle Eugène, chef de la police. À La Belle de Mai, il retrouve avec émotion son ancien instituteur, Félix Garbiers, qui entretient une relation étrange avec la belle Gilda Del Vesco. Mais l'enquête piétine, et l'assassin continue son sinistre jeu de piste: un troisième cadavre est découvert. Alors que la panique s'empare du quartier, la belle Gilda disparaît...
Le 8 janvier 1898, l?avocat d?affaires Louis Natanson, très lié aux milieux de l?armement, confie à son épouse Hélène à son meilleur ami, le négociant Jacques Bernès, l?imminence d?un rendez-vous avec un client qui, en l?échange d?un contrat juteux lui a demandé la discrétion absolue. L?avocat disparaît. Les recherches demeurent vaines. Jusqu?au jour où une lettre parvient à la Justice. Un certain Henry Brougham ? le client en question - s?accuse d?avoir tué accidentellement l?avocat. On découvre la dépouille de Louis Natanson dans une maison isolée où il avait l?habitude de donner des rendez-vous discrets. Sauf qu?Henry Brougham semble n?avoir jamais existé. Qui se cache derrière cette fausse identité? L?assassin? ou le commanditaire du meurtre de l?avocat? Dix ans plus tard, Raoul Signoret est abordé par un étrange jeune homme: c?est Guillaume, le fils de Natanson. Il demande au reporter de reprendre l?enquête à son compte. Avec l?aide de son oncle, Eugène Baruteau, chef de la police marseillaise, aux prises avec la création des fameuses Brigades du Tigre réclamées par Clémenceau, Raoul va dénouer les fils d?un complot machiavélique qui le fera remonter jusqu?aux véritables auteurs de l?assassinat C?est une fois de plus Cécile, l?épouse du reporter, qui mettra celui-ci sur la bonne voie: celle qui conduit à la résolution de l?énigme. Après avoir enquêté dans Le vampire de la rue des Pistoles, au long des rues du plus vieux quartier de France, celui du Panier, peuplé de petites gens, Raoul Signoret nous entraîne dans ce neuvième épisode des Nouveaux Mystères de Marseille dans les milieux affaires et la grande bourgeoisie au temps où le grand port était la Porte de l?Orient.
Marseille, 1899. La France est en proie aux attentats anarchistes, et Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur judiciaire du Petit Provençal, doit rendre compte d'une exécution capitale alors qu'il milite contre la peine de mort! Mais un procès autrement plus étrange l'attend celui du docteur Hippolyte Danglars, un médecin dévoué à ses patients de condition modeste, accusé d'avortement clandestin par une jeune femme mourante... Malgré les avertissements de son oncle Eugène et ceux de Cécile, pourtant toujours prête à seconder son Raoul, ce dernier se lance dans une enquête périlleuse qui le mènera au coeur du milieu anarchiste, dans les fumeries d'opium, et même dans les bras d'une belle cantatrice... Secondé par Bouillot, ouvrier typographe, et par le Tonkinois, un étrange ancien combattant devenu clochard, le jeune journaliste aborde un monde de trafics et de vices qui va éclabousser jusqu'à la bonne société marseillaise. Après L'Enigme de La Blancarde et La Faute de l'abbé Richaud, Jean Contrucci nous conte un nouveau mystère de Marseille.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).