L'enseignement du Coran, de l'arabe et des sciences islamiques a, pendant longtemps, été le monopole des hommes qui ont créé, en Sénégambie, les plus célèbres foyers d'enseignement musulman. Aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, du fait de nombreux freins sociaux et culturels, rares étaient les femmes savantes, formées, enseignantes et formatrices à s'impliquer comme actrices principales dans ces institutions éducatives informelles. L'arrivée de Sayda Maryam Niasse dans un domaine réservé, sauf exception, aux hommes au Sénégal constitue, pour l'époque, une révolution. L'initiative de cette battante pour la cause féminine et humaine a nécessité beaucoup de courage, d'engagement, d'abnégation et de détermination. La vie et l'oeuvre d'une des pionnières dans le domaine de l'éducation musulmane, qui a passé toute sa vie au service de la communauté, représentent un véritable cas d'école qui doit faire tache d'huile. Sa participation à la construction nationale mérite d'être connue et constitue l'un des principaux objectifs de cette recherche.
L'impérialisme colonial français en Afrique s'exprime dans toute sa plénitude dans la période de l'entre-deux-guerres. La volonté du colonisateur de " maintenir l'ordre " intérieur et de faire respecter ses exigences (travail forcé, conscription militaire, impôts) rencontra toutefois la dissidence des farouches populations Sahoué, Dogon et nomades nullement déterminées à se conformer à l'ordre nouveau. En outre, l'Afrique était conçue comme un réservoir de soldats et de matières premières. Les plans de défense qui découlaient de cette conception visaient tout d'abord à s'assurer de la contribution des fameux tirailleurs sénégalais à la défense nationale métropolitaine en cas de conflit mondial. D'autre part, il fallait prévenir toute menace d'invasion sur les frontières de l'AOF par les puissances de l'Axe ou par les forces britanniques ou gaullistes coalisées. Battant en brèche l'idée d'une paix coloniale scrupuleusement respectée, cet ouvrage démontre d'abord la difficulté du colonisateur à faire respecter sa loi et sa voie. Il met également en exergue la complexité de l'interaction colonisateur/colonisé qui pouvait aller de l'assujettissement à la collaboration/accommodement en passant par un rapport de défiance/résistance. S'appuyant sur des archives inédites, cet ouvrage revisite la participation des tirailleurs sénégalais à la défense métropolitaine et l'enjeu stratégique que fut la base de Dakar dans le second conflit mondial au point d'occasionner la fameuse bataille des 23-25 septembre 1940.
Nommés par Décret du Président de la République, sur proposition du Ministre de la Justice et après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, les Magistrats forment deux grandes branches de la " famille judiciaire " : Les Magistrats du Siège ou " Magistrature assise " (les Magistrats se tenant assis sur l'estrade) et les Magistrats du Parquet ou " Magistrature debout " de la Cour Suprême, des Cours d'Appel, des Tribunaux de première Instance et des Justices de paix. - Les Magistrats du Siège ont pour mission essentielle de prononcer les décisions sur les litiges qui relèvent de leurs compétences et qui leur sont soumis par les parties (ou plaideurs) ou sur " réquisitions " du Parquet. Avant de se prononcer, ils entendent les Avocats des parties et selon les cas, le représentant du Ministère public (Procureur de la République, Procureur Général, Avocat Général ou leurs Substituts). - Les Magistrats du Parquet : installé à la même hauteur que le Juge du Siège sur l'estrade, par suite, dit-on, d'une erreur de menuisier, le Magistrat du Parquet (ou Parquetier) représente à l'audience le Ministère public. Celui-ci est une institution commune à la procédure pénale et à la procédure civile. Tantôt partie jointe, tantôt partie principale en matière civile, en tant que demandeur, il est toujours partie principale au procès pénal. Les Magistrats professionnels travaillent avec une autre catégorie de Magistrats non professionnels (Jurés, par exemple) ainsi que de nombreux collaborateurs que sont les Greffiers, Avocats ou Huissiers de Justice. Le but de cet ouvrage est de présenter toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent pour que la Justice triomphe au nom du Peuple pour lequel elle est exercée.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.