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La démocratie comme liberté. Démocratie, représentation et monarchie
Contogeorgis Georges
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782140286544
L'auteur aborde la modernité à la lumière du monde grec, c'est-à-dire comme une phase de celui-ci, qui, constitué en cosmosystème anthropocentrique, a réalisé depuis la haute Antiquité jusqu'au seuil du xxe siècle un parcours politique complet, avant de passer de la cité à l'Etat-nation. Par comparaison, la modernité, loin d'avoir atteint la démocratie et la perfection anthropocentrique, et donc la fin de son évolution, reproduit simplement à l'échelle de l'Etat-nation un segment, antérieur à la période classique, du parcours du cosmosystème hellénique : le système politique moderne n'est encore qu'une monarchie élective, la représentation et la démocratie étant des étapes qui restent à atteindre. En soulevant ce paradoxe, l'auteur apporte à la science les prémisses axiomatiques dont elle a besoin : la conceptualisation et une typologie des phénomènes, la biologie évolutive de l'être social, une méthode qui confère à ses conclusions une applicabilité universelle. Suivre cette voie amènera la modernité à reconnaître ce qu'elle est vraiment et la dotera à nouveau d'un avenir.
Ce livre explique comment le monde grec évolua dans la cosmohistoire en incarnant non pas un peuple de type moderne logé dans un Etat, mais un cosmosystème anthropocentrique complet, composé de sociétés libres. Il montre sa nature propre, comment il passa des cités Etats à un Etat cosmopolite et transvasa l'anthropocentrisme en Europe, la faisant sortir du Moyen Age. Il présente le panorama de l'évolution biologique des stades de l'humanité, susceptible de servir de grille de lecture pour comprendre notre époque et son avenir. En effet, le monde grec a vécu de nombreux phénomènes sociaux que le monde moderne attend encore de connaître : la représentation, qui succèdera à la monarchie élective actuelle, et la démocratie ; la phase post-statocentrique/oecuménique et son Etat particulier, la cosmopolis ; la liberté complète : individuelle, sociale et politique ; les systèmes économiques qui transforment le travail dépendant en travail marchandise ou en oeuvre ou qui rejettent le travail ; l'application du principe démocratique à l'économie. On trouvera des réponses sur le rôle du facteur économique, politique, communicationnel, axiologique dans la formation des rapports de force, les voies suivies dans l'évolution des arts, de la science, de la philosophie et des lettres, le lien avec les phases vécues par l'hellénisme, la raison pour laquelle il est passé de la nation cosmosystème oecuménique à un l'Etat nation qui, d'emblée, est entré en conflit avec son passé anthropocentrique.
L'Europe politique est envisagée ici sous l'angle de la relation établie entre la société des citoyens, la politique et le marché. L'auteur trace ici la nature de l'identité européenne, celle de la citoyenneté, pour en étudier la substance mais aussi et surtout les limites. L'Europe politique est un paradigme expérimental qui intègre l'acquis de l'Etat-nation dans une entité politique plurielle, distincte de la fédération.
La littérature sur l'Europe politique a sa propre historiographie. Elle a vu se renouveler, au cours des deux dernières décennies, les théories les plus classiques de la science politique académique. Celle-ci était confrontée à des questions inédites afférentes au dépassement de la forme historique des États-nations dont le continent avait été le site de la naissance et de l'expansion. Même le fédéralisme et ses avatars " régionalo-autonomistes " ne rendaient pas compte de la construction de ce qui restait bien " un objet politique non identifié " selon le mot de Jacques Delors. Rares ont été ceux qui, comme Jürgen Habermas, ont bâti des concepts originaux pour rendre compte de ce processus inédit de construction d'une démocratie cosmopolitique. L'oeuvre de Georges Contogeorgis, fort dense, excède amplement le sujet de l'Union européenne et s'agence autour de la notion de " cosmosystème anthropocentrique " par lequel il déconstruit les catégories les plus solides de la philosophie politique concernant la liberté, l'identité, l'individualité, la solidarité ; en bref, tout ce qui fait société et permet de la penser dans des représentations et des systèmes. [...] Dans cette perspective, l'Union européenne est un moment essentiel où l'individu se " démassifie ", se dénationalise, se politise. [...] i:Europe, telle qu'elle est devenue, serait donc un stade de transition vers un cosmosystème moderne qu'annonce la mondialisation. La contribution de Georges Contogeorgis relance le travail de création d'une réflexion politiste sur une Europe rongée par les techniques et expertises d'une " gouvernante " à la godille et les préconisations de penseurs de pacotille. Voici donc un roboratif antidote à l'endormissement de l'intelligence.
Qu'est-ce que la "modernité" ? La phase postféodale d'où a émergé "l'homme nouveau" ? La phase finale de l'évolution de l'humanité ? Pourquoi la modernité se croit-elle née comme par magie au stade supérieur, voire final, de la maturité anthropocentrique ? Que cache l'absence de toute proposition concernant l'évolution à venir ? L'auteur démonte les assises idéologiques de la modernité, met en lumière son impasse scientifique, propose de nouvelles lectures de la nature de la nouvelle ère dans laquelle nous sommes entrés depuis la fin du XXe siècle. Il soutient que le rétablissement de l'équilibre entre société des citoyens et propriété économique se pose en termes politiques et passera par la transition de la monarchie élective actuelle à la représentation et à la démocratie véritable.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.