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Jeanne d'Arc et son époque
Contamine Philippe
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204137546
Pour le centenaire de la canonisation de la Pucelle d'Orléans, le plus grand spécialiste mondial nous raconte Jeanne telle qu'en elle-même, la démultipliant dans toutes les dimensions de son temps. Un antidote aux instrumentalisations. Jeanne d'Arc est-elle apparue en son temps comme l'incarnation de la résistance contre l'envahisseur ? A-t-elle été la stratège militaire que la chronique a retenue ? Est-elle morte telle l'image de la sainteté que l'Eglise a fini par consacrer ? Comment ses contemporains, le roi Charles VII et sa cour qui peinent à la suivre, Henri VI et ses troupes qui la combattent, l'abbé Cauchon qui instruit son procès en hérésie, l'ont-ils perçue ? Comme une folle illuminée, une prophétesse inspirée, une guerrière héroïque ou une figure providentielle ? A l'occasion du centenaire de sa canonisation de Jeanne d'Arc, Philippe Contamine revient, avec sa science internationalement reconnue, sur l'édification de la légende de la Pucelle d'Orléans. Exhumant archives oubliées et documents inédits, l'immense historien qu'il est départage la vérité du mythe. Il inscrit Jeanne dans son temps, entre les chaos et les fracas de la Guerre de Cent ans. Il la restitue à l'univers chevaleresque qui anime l'Europe d'alors. Il en fait la clé d'une fresque culturelle sur la période la plus pré-moderne du Moyen Age. Un tableau vivant, indispensable pour déchiffrer et comprendre l'imaginaire français.
Quelles spécificités accorder, à travers une période allant du XIe au XVIIIe siècle, aux hommes et aux terres du Sud, pour employer l'expression ici retenue, étant donné que ces terres et que ces hommes se situaient aussi, et de plus en plus, dans la mouvance du royaume de France ? Les études réunies dans le présent ouvrage entendent répondre à cette question, soit directement, soit indirectement. Pour ce faire, toutes manières de documents sont mises en ?uvre, selon des perspectives analytiques, ou, plus rarement, synthétiques, qui ressortissent à l'histoire institutionnelle, fiscale, sociale, économique, militaire et diplomatique. Comment en particulier passer sous silence l'émergence à la fin du XIIIe siècle puis l'utilisation à des fins diverses du binôme langue d'oc-langue d'oïl ? Sans surprise, on constate que l'histoire du Midi (de la France) ne peut être isolée de l'histoire parallèle des espaces qui l'entourent, elle se déroule largement au même rythme. Il n'empêche que cette histoire a aussi sa tonalité, sa saveur, plus ou moins affirmées ou revendiquées selon les périodes et les circonstances. Autrement dit, les Méridionaux du Moyen Âge et des temps modernes furent à la fois fils de leur temps et fils de leurs pères.
Résumé : La naissance d'un roi... Charles de Valois, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'est pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il mène la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapte aux circonstances, tire parti des conflits entre les princes, s'appuye sur ses " bonnes villes " et sur la papauté, crée des institutions administratives et militaires efficaces. Autre innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi et enfin une forme de sentiment " national ". La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que prend ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.
S'il s'écoule plus d'un siècle entre 1337 et 1453, bornes chronologiques traditionnellement retenues à propos de la "guerre de Cent Ans" , cette expression approximative a le mérite de présenter immédiatement le principal caractère du conflit opposant la France et l'Angleterre : son exceptionnelle longévité. Une telle durée contribue largement à la complexité de ces temps d'hostilité, dont cet ouvrage s'attache à clarifier les causes, décrire les grandes phases, et exposer les conséquences, sans les isoler de leur cadre historique plus général.
Résumé : Si elle est devenue une reine aux contours parfois insaisissables, c'est parce qu'Anne de Bretagne a servi trop de maîtres après sa mort. On la voudrait fidèle à la France parce qu'elle fut reine, fidèle à la Bretagne parce qu'elle est née bretonne, fidèle à son père parce qu'elle lui promit de ne jamais assujettir son duché, fidèle à son peuple qui comptait sur elle, fidèle à son époux - mais lequel ? Charles VIII ou Louis XII -, fidèle à ses fils morts trop jeunes, fidèle à ses filles, comme elle éloignées du trône. Sa vie intense et fascinante, ses voyages et ses pèlerinages symboliques, contribuèrent à élaborer ce personnage mythique. Il est temps de retracer le portrait intime de cette femme de tête entourée d'hommes de pouvoir. Car, reine et duchesse, Anne de Bretagne fut aussi et d'abord une femme de son temps.
Fils d?un modeste tisserand génois, Christophe Colomb (1451-1506) suscite, aujourd?hui encore, autour de sa vie et de sa fameuse découverte des Amériques, bien des passions. Des zones d?ombres et de mystères jalonnent l?existence de cet être contradictoire, complexe, mais toujours fascinant. Favorisée par sa culture scientifique et religieuse, l?idée de mission ne cesse d?habiter le « très magnifique seigneur don Cristóbal Colón, amiral de la mer Océane ». Elle l?accompagne tout au long de ses quatre voyages, durant lesquels il nous parle d?Indiens, d?or, de tempêtes, de mutineries; et se poursuit au-delà, à travers l?élaboration de son Livre des prophéties, et la perspective quasi mystique de la conquête de la Terre Sainte. Colomb a découvert le Nouveau Monde parce qu?il le cherchait. Le trouvant, il a fait voler en éclats les frontières géographiques et mentales d?une Europe encore médiévale, et changé l?Histoire du monde.
Et si la Renaissance était née d'un livre ? Un livre perdu, connu par fragments, copié par quelques moines et retrouvé par un humaniste fou de manuscrits anciens ? L'idée, audacieuse, vertigineuse, ouvre les portes de l'histoire de Poggio Bracciolini, dit le Pogge, qui découvrit dans un monastère allemand une copie du De rerum natura de Lucrèce. C'était à l'aube du XVe siècle. Le Pogge n'était pas seulement un bibliophile passionné et un copiste hors pair. Il aimait les arts et avait écrit des facéties grivoises. Il aimait les femmes et était père de dix-neuf enfants. Il n'aimait pas l'Eglise, mais était secrétaire d'un pape diaboliquement intelligent et corrompu. Sa découverte allait précipiter les temps modernes et influencer des esprits aussi puissants que Botticelli, Montaigne ou Machiavel. "Fin connaisseur de la Renaissance, Greenblatt est un conteur d'exception : tout le savoir tourne au roman et l'érudition au plaisir" Claude Arnaud
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.