Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
AU TEMPS DE LA GUERRE DE CENT ANS. France et Angleterre
Contamine Philippe
HACHETTE LITT.
17,04 €
Épuisé
EAN :9782012351011
Après maintes études consacrées à l'histoire politique et militaire de la France et de l'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans, il était opportun de confronter les deux pays, les deux peuples, dans leur existence quotidienne. A la lumière des faits, il apparaît qu'en dépit des obstacles linguitiques, des rancunes, des injures prodiguées de part et d'autre, les Anglais débarquant en Normandie, en Bretagne et en Guyenne pour défendre leurs possessions continentales ou tenter de s'emparer du royaume des Valois, et les Français emmenés prisonniers outre-Manche n'avaient pas l'impression de se trouver en terre étrangère. Par leur outillage, leurs techniques, leur façon de vivre le temps, de maîtriser l'espace, de se nourrir et de se vêtir, leur conception de l'organisation sociale, les deux protagonistes ne pouvaient que se sentir très proches - cette parenté même expliquant, sans les justifier, les ambitions conquérantes des Plantagenêts. Durant la période envisagée ici, la vie quotidienne, tout en évoluant peu, fut affectée par une série de grandes catastrophes : guerres, famines, épidémies. Mais tandis que les Français n'en ressentirent à peu près que les aspects négatifs, les Anglais, mettant à profit les circonstances, améliorèrent dans une certaine mesure leur niveau de vie, affirmèrent leur puissance économique, leur originalité culturelle et religieuse, éprouvèrent pour la première fois, la satisfaction d'appartenir à un grand peuple.
Résumé : Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l'ait emporté pour finir n'était pas écrit d'avance. Il eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l'emporter militairement. Dieu, Jeanne d'Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, l'un des premiers rois dont il est possible de connaître et d'apprécier la personnalité, n'était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée. En près de quarante années de règne (1422-1461), il s'adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s'appuya sur ses " bonnes villes " et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l'apparition publique d'une favorite royale, sous les traits avenants d'Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment " national ". La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations.
Si l'histoire militaire de la France durant les deux derniers siècles du Moyen Âge avait suscité de nombreux travaux, il n'existait pas, pour cette période, de synthèse sur les armées des souverains Valois. L'ambition de Philippe Contamine est d'abord de combler cette lacune. Elle est aussi de montrer le rôle essentiel joué par les institutions militaires dans la lente apparition, entre les règnes de Charles V et de Louis XI, d'une nouvelle conception de l'État. Elle est enfin d'examiner les différents groupes de gens de guerre qui furent au service de la monarchie française. En même temps qu'elle met en valeur la place de la noblesse, l'étude systématique des carrières révèle une société assez rigide, où les hiérarchies traditionnelles surent résister efficacement au formidable tumulte des événements.
Historien, médiéviste, Philippe Contamine a consacré de nombreux ouvrages à la noblesse, la guerre, la politique et l'économie au Moyen Age, ainsi qu'à l'histoire militaire de la France et de l'Europe jusqu'au XVIIIe siècle. Il est membre de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et ancien directeur de la Fondation Thiers (Centre de recherches humanistes).
S'il s'écoule plus d'un siècle entre 1337 et 1453, bornes chronologiques traditionnellement retenues à propos de la "guerre de Cent Ans" , cette expression approximative a le mérite de présenter immédiatement le principal caractère du conflit opposant la France et l'Angleterre : son exceptionnelle longévité. Une telle durée contribue largement à la complexité de ces temps d'hostilité, dont cet ouvrage s'attache à clarifier les causes, décrire les grandes phases, et exposer les conséquences, sans les isoler de leur cadre historique plus général.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.