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Les Héritiers du monde
Conrad Joseph ; Madox Ford Ford ; Decottignies Pau
ARFUYEN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782845903807
Publié en 1901 et resté totalement inédit en français, ce récit prophétique et haletant dénonce les techniques de désinformation et de manipulation qui, d'un populisme à l'autre, ne cessent de menacer les démocraties. Avec une étonnante maestria, Conrad et Madox Ford tissent une intrigue à trois niveaux : un financier philanthrope et mégalomane mène une campagne internationale pour exploiter les ressources du Groenland ; un petit noyau d'activistes cherche à compromettre le gouvernement britannique pour discréditer sa "politique de la raison" ; par un subtil jeu d'échecs, les manoeuvre tous à ses propres fins. Qui sont ces "Héritiers du monde" , dont elle se revendique ? "Nous sommes l'Inévitable, affirme-t-elle, et vous ne pouvez rien contre nous". Le plus étonnant dans ce roman, c'est que cette histoire qui ressemble à La Guerre des mondes (H. G. Wells était un ami de Conrad) ou à une dystopie sur les Cyber-dictatures, se fonde sur la situation du Congo belge, riche en or, pétrole et autres ressources, tel que Conrad l'a découvert lorsqu'il y a été embauché comme capitaine de steamer en 1890. Le personnage central des Héritiers du monde, est fortement inspiré du roi Leopold II, "sorte de philanthrope mégalomane" qui pillait sans scrupule cette terre devenue son bien personnel. Le Groenland du roman transpose ces souvenirs du Congo. Exploiter les richesses du Groenland en jouant entre les grandes puissances, est-ce un hasard si c'est le thème de la quatrième saison de la fameuse série danoise Borgen ?
Résumé : Au coeur des ténèbres, la nouvelle la plus célèbre de Conrad, est le récit d'une descente aux enfers. Officier de la marine marchande britannique, le jeune capitaine Marlow part à la recherche de Kurtz, un chasseur d'ivoire qui a mystérieusement disparu dans la brousse africaine. A mesure que Marlow remonte le fleuve Congo, il s'aventure dans les ténèbres : celles d'une nature hostile où, loin de toute civilisation, résonnent les cris inquiétants des "sauvages" ; celles de l'âme humaine, dont la noirceur n'a d'égal que le mystère...
Par cette violence, par cette chimère, je pouvais découvrir ce qu'étaient la littérature et la vie, ce mouvement de va-et-vient entre l'âme et le monde dont la perception décuple jouissances et souffrances, fait connaître le passage du temps, la force et la fragilité de la passion, l'anéantissement final. C'est Conrad qui m'a initié à la littérature, m'a fait revenir sur mes pas pour me montrer ce que j'avais manqué, ce mouvement de la vie dans "King Lear", "Don Quichotte", ou même les "Illuminations"." J.-M. G. Le Clézio "J'aimais ce navire plus que jamais, et je brûlais du désir d'aller à Bangkok. Bangkok ! Nom magique, nom béni ! La Mésopotamie n'était rien à côté. Rappelez-vous que j'avais vingt ans, que c'était mon premier poste de lieutenant, et que l'Orient m'attendait. Je revois les visages creux, les silhouettes voûtées de mes deux marins, ma jeunesse, et ce sentiment qui ne reviendra plus jamais - le sentiment que je durerais toujours, plus longtemps que la mer, la Terre et tous les hommes ; ce sentiment trompeur qui nous pousse vers les plaisirs, les dangers, l'amour, l'effort vain - la mort ; la conviction triomphante de sa force, la chaleur dans le coeur ; qui pâlit, se refroidit, rapetisse à chaque année qui passe, et expire, et expire - trop tôt, trop tôt - avant la fin de la vie elle-même."
Résumé : " Quelle vie doit-on mener ? La vie que l'on aime. J'aime écrire, j'aime le changement, j'aime lancer mon esprit dans les hauteurs et attendre de voir où il va retomber. " Virginia Woolf écrit ses lignes dans le monumental Journal qu'elle a commencé de rédiger lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle tiendra jusqu'à sa mort. Et dans une lettre à Horace Walpole ce qu'elle écrit poursuit même interrogation : " Je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi, rien d'autre. " C'est la vie qui intéresse Virginia Woolf, et rien d'autre. Qui l'effraie aussi : " La vie, pour les deux sexes est ardue, difficile, une lutte perpétuelle. Qui demande un courage et une force gigantesques. " Ces lignes, elle les écrit dans un recueil de conférences intitulé Une chambre à soi. Dans ses journaux, lettres, essais, il n'est rien dont Virginia Woolf ne fasse l'objet de son écriture. Car écrire, pour elle, c'est avant tout se libérer : " Le premier devoir de la femme écrivain, c'est de tuer l'Ange du Foyer " (Journal). Il faut avoir lu, bien sûr, les géniaux romans de Virginia Woolf ? Mrs Dalloway, Les Vagues etc. ?, mais elle ne ?y trompait pas : c'est dans les écrits autobiogra-phiques que nous arrivons avec elle " au coeur " : ce " coeur qui est vous ou moi, rien d'autre ".