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THEOLOGIE DE LA PROVOCATION
CONIO GERARD
DES SYRTES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782940523214
La provocation est l'essence de la modernité. Les révolutions qui ont accouché du monde moderne ont marqué les étapes d'une décadence d'autant plus inexorable qu'elle a pris le visage du progrès. Le principe totalitaire est aussi universel que la présence en chacun de nous du " tiers inclus ", à savoir l'espionnage des âmes exercé par un pouvoir inquisiteur qui s'installe à l'intérieur même des consciences. Ce principe tire son origine de la promesse du Christ de ne jamais quitter ses disciples. Prenant appui sur l'"affaire Azef ", emblème de la provocation à la veille de la Première Guerre mondiale, déconstruisant un faux antisémite pour décrypter le mécanisme d'une intoxication de masse, guidé par Vassili Rozanov qui a posé les jalons de la " théologie de la provocation " en la mettant lui-même en pratique pour mieux en dénoncer les tenants et les aboutissants, Gérard Conio chemine à travers les grands bouleversements intellectuels de la culture russe pour dénoncer une vérité occultée : l'essence de la provocation est dans l'inversion des valeurs. Et les catastrophes qui ne cessent d'ébranler le monde au nom de la démocratie et des " droits humains " sont la meilleure preuve de cette mystification qui s'appuie sur les grands sentiments pour nous fermer les yeux sur des vérités que nous refusons de voir.
Szczypiorski Andrzej ; Conio Gérard ; Ngozi Adichi
Résumé : AUTOUR DU LIVRE Première parution : L'Age d'Homme, 1988 Traduction revue et corrigée Préface de Chimamanda Ngozi Adichie Postface inédite de Gérard Conio Irma Seidenman est juive, veuve d'un médecin connu. Sa chance est d'avoir les yeux bleus. Mais, malgré ses faux papiers, elle est arrêtée en 1943, et ses amis se mobilisent pour la sauver d'une mort certaine. Les deux jours de son incarcération sont rendus sur près de trois cents pages : chaque personnage est présenté, disséqué, aussi bien dans son passé que dans son avenir. Le temps n'existe pas dans ce livre, seules existent ces destinées torturées, belles dans leur humanité ou repoussantes dès lors qu'elles agissent au nom de l'idéologie. Un magnifique roman intemporel, sur les disparus et les survivants, le portrait d'un pays sous occupation, d'une société aux nuances subtiles, où la frontière est ténue entre "les bons" et "les méchants" , entre "la justice" et "l'iniquité" .
Résumé : Picasso et alentours d'Ivan Axionov est le premier livre consacré à Picasso. Jusqu'à ce jour, il n'a été traduit en aucune langue. Publié en 1917, réédité en 1998 seulement, il a été écrit après un séjour parisien au cours duquel Axionov a visité l'atelier de Picasso. Faisant suite à une polémique lancée par Nicolas Berdiaev et Serge Boulgakov, qui reprochaient au peintre cubiste de déformer la figure humaine, il propose une réflexion fondamentale pour comprendre l'évolution de la peinture moderne. Traduction et postface de Gérard Conio, préface et notes de Natalia Adaskina, éditrice des ?uvres d'Axionov en russe (2oo8).
Résumé : Eisenstein, totalement engagé dans son art et dans son temps, ne s'est jamais limité à un seul mode d'expression. Ses films ont fait sa gloire, mais il a été aussi un homme de théâtre, un poète et un penseur. Unique, sans doute, par l'envergure exceptionnelle de ses talents, Eisenstein a exprimé totalement son époque. La publication de ses archives, depuis quelques années, a permis de comprendre comment le cinéma, chez lui, s'inscrivait dans une conception d'ensemble du monde de l'art et de la création. Ce petit livre, fondé pour l'essentiel sur des documents inédits en français, retrace le parcours d'un créateur dont nous commençons seulement à comprendre l'importance.
Publié en 1870, A couteaux tirés est un roman prémonitoire, "prologue d'un cataclysme inéluctable" incarné par les révolutions du siècle suivant. Entre roman policier et drame social, on y suit les nombreuses péripéties d'un groupe d'anciens nihilistes, devenus des êtres détestables cherchant à s'enrichir aux dépens des autres. Ce roman foisonnant et baroque est le pendant des Démons de Dostoïevski, autre grand roman antinihiliste. "Une radioscopie, à la fois minutieuse et luxuriante, de la société russe de l'époque. Un style inimitable, oscillant entre la prose classique et le skaz, cette technique narrative empruntée au parler populaire". Le Monde des livres "Rien ne manque à cette fresque polymorphe : moujiks, maîtres et serviteurs, folie, opprobre, paganisme, intervention de l'armée, le tout dans un contexte souvent théâtral voire mélodramatique". Le Courrier
Chiriaev Boris ; Kichilov Anne ; Lepekhine Mikhaïl
Biographie de l'auteur Boris Nikolaïevitch Chiriaev est né en 1889 à Moscou dans une famille aisée. Après avoir poursuivi des études de lettres à Moscou et en Allemagne, il s'inscrit à l Académie militaire. Arrêté et condamné à mort en 1918 pour avoir tenté de quitter la Russie, il réussit à s'évader. Condamné une nouvelle fois à la peine capitale, il sera finalement déporté aux Solovki en 1923 où il restera pendant sept ans. Envoyé ensuite en relégation à Tachkent, puis à Statvropol, il quitte l'URSS en 1944 pour l'Allemagne, puis l'Italie où il meurt en 1959.
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
Le livre qu'on va lire opère une double résurrection : celle d'une femme russe du XXe siècle hors du commun et celle d'une oeuvre méconnue", selon Etienne Fouilloux, le préfacier. Petite-nièce du témoin du duel de Pouchkine, née à Athènes en 1879, demoiselle d'honneur de la dernière impératrice de Russie, sous-officier d'un escadron de Cosaques pendant la guerre, bibliothécaire et moniale catholique dans le Petrograd révolutionnaire ; collaboratrice de Gorki, arrêtée en 1923 pour ses activités religieuses, condamnée à dix ans de camp (Irkoutsk, Solovki), libérée en 1932 grâce à Gorki et sa femme, rachetée au gouvernement soviétique par son frère pour pouvoir émigrer en France ; tertiaire dominicaine et cheville ouvrière de la revue Russie et Chrétienté (Istina), Julia Danzas part en 1939 pour Rome, où elle meurt en 1942 : en vérité, elle connut, selon son expression, une "existence extraordinairement mouvementée". Julia Danzas laisse une oeuvre philosophique méconnue, un témoignage unique (le premier d'une détenue) sur ses années de Goulag (Bagne rouge, 1935), des études sur l'histoire du christianisme et la pensée religieuse russe. Plusieurs importants écrits inédits sont publiés dans cet ouvrage pionnier : deux journaux intimes (1914-1922) relatant une expérience mystique sans équivalent dans la littérature russe, des autobiographies, une étude sur Raspoutine et l'impératrice. Comparable sur bien des points à ceux d'Etty Hillesum, de Margarete Buber-Neumann ou d'Edith Stein, l'itinéraire de Julia Danzas éclaire non seulement l'histoire de la Russie entre tsarisme et communisme, mais aussi et surtout des trésors inconnus de la vie intellectuelle et spirituelle russes.
Combien de prisonniers et de requis du travail français, pris au piège de l'amour, furent expédiés en camp de concentration tandis que les femmes allemandes, coupable d'avoir avec eux " souillé la race ", moururent à Ravensbrück ? La France a fourni au IIIe Reich, avec la Russie et la Pologne, le plus gros contingent de travailleurs. Contraints et forcés par les lois de Vichy imposées par l'occupant, prés de deux millions de prisonniers de guerre français - les KG - et un million de requis du travail - les STO - ont travaillé dans les usines, les ateliers et les fermes du Grana Reich. Dès 1940, la Gestapo promulgua un décret selon lequel " les prisonniers de la guerre français pris à des relations sexuelles avec des jeunes femmes allemandes devaient être punis de mort, de même que les prisonniers polonais ". Les peines qui furent infligées aux KG ou aux STO équivalaient souvent à la mort. Les femmes allemandes prises en faute suite à des dénonciations et des commérages subirent de interrogatoires musclés. Parfois tondues et exhibées dans les rues sous l'oeil vigilant de la Gestapo, elles finirent souvent leurs jours en camp de concentration. Même certaines mères parvinrent à fuir ou à se cacher avec leur bébé, la majorité des enfant de ces couples infortunés furent voués à l'éducation nationale-socialiste s'ils avaient l'air " aryen ", ou discrètement éliminés. Beaucoup de jeunes requis du travail et des prisonniers français, coupés de leur patrie, astreints à des travaux épuisants et sauver dangereux ont malgré tout trouvé le réconfort auprès de femmes du pays ennemies. Leurs amours furent une autre façon de dire " non " à Hitler. Aujourd'hui, des milliers d'enfants et de petits-enfants d'anciens KG et STO vivent en Allemagne et, pour un petit nombre, en France. Comme pour son précédent livre Enfants maudits, consacré aux enfants nés de liaisons clandestines entre de jeune appelés de la Wehrmacht et des femmes françaises, Jean-Paul Picaper donne ici la parole à ces enfants d'outre-Rhin. Le Crime d'aimer raconte leur calvaire dans l'univers démentiel de la dictature hitlérienne : des tragédies, quelques petits bonheurs, mais surtout des vies dévastées. Au regard des centaines de dossiers et d'archives inédite du IIIe Reich qu'il a étudiés, l'auteur nous fait découvrir des aventures humaines bouleversantes qui balisent les lourdes pages de l'histoire de la Seconde Guerre mondial.