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Former, encadrer, surveiller. Documents d'histoire sociale de la France contemporaine (XIXe-XXIe siè
Condette Jean-François ; Houte Arnaud-Dominique ;
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753588509
Quoi de commun entre l'école maternelle et la gendarmerie, entre les principes éducatifs et les pratiques répressives ? Ces domaines bien distincts généralement étudiés de manière séparée, participent d'une même histoire : celle du resserrement, progressif et parfois contesté, des liens entre l'Etat et la société. A ce mouvement de longue durée qui a fait l'objet de recherches renouvelées, on a voulu lui donner une forme pédagogique capable d'intéresser les lecteurs au-delà du seul cercle des spécialistes. Composé d'articles synthétiques, complétés d'une mise en perspective historiographique, ce volume présente et commente selon une méthodologie rigoureuse des documents inédits et souvent méconnus, de natures très variées (textes, photographies, plans, etc.), qui permettent d'éclairer d'un jour nouveau l'histoire de l'Etat et de la société française aux XIXe et XXe siècles. Utile aux étudiants à tous les niveaux, ainsi qu'à leurs enseignants, ce livre s'adresse à tous ceux qui sont curieux d'une autre manière d'écrire et de comprendre l'histoire des Français et des Françaises.
Jules Payot (1859–1940) est aujourd'hui un pédagogue oublié alors qu'il fut, entre 1895 et 1914 pour le moins, le maître à penser de plusieurs générations d'enseignants. Boursier conquérant, enseignant de philosophie, il entre dans l'administration comme inspecteur d'académie puis comme recteur. Philosophe de la République radicale, il milite pour une éducation renouvelée qui, au-delà des savoirs, doit oeuvrer à la formation d'une volonté raisonnable. Auteur d'ouvrages de philosophie morale et de manuels à succès à destination des éducateurs, il est aussi le défenseur d'une laïcité militante, publiant en 1907 La Morale à l'école, manuel du primaire qui déclenche de nombreuses tensions. Ce partisan des méthodes actives lutte pour la rénovation des pratiques pédagogiques. Profondément marqué par l'horreur de la Première Guerre mondiale, il se replie, après sa retraite en 1922, dans un culte passéiste de sa petite patrie savoyarde, doutant de la réforme des structures éducatives et de l'aptitude du régime à assurer sa modernisation. L'ouvrage s'articule sur les grandes étapes de la vie professionnelle de Jules Payot mais, plus qu'une biographie classique, il présente un itinéraire intellectuel, intégrant de larges extraits de ses oeuvres.
Condette Jean-François ; Loison Marc ; Marchand Ph
Illustré de nombreux documents, accompagné d'une utile bibliographie, cet ouvrage, fruit du séminaire du 4 juin 2008 organisé à l'Université de Lille 3, à l'occasion du bicentenaire du décret du 17 mars 1808 qui organise l'Université impériale, permet de percevoir les grandes évolutions des structures éducatives de la France septentrionale aux XIXe-XXe siècles. Il présente de vastes synthèses sur l'histoire des enseignements primaire (Marc Loison), secondaire (Philippe Marchand) et supérieur (Jean-François Condette) de l'académie de Douai-Lille. L'académie de Douai apparaît en effet en 1809, en application du décret du 17 mars 1808, et regroupe alors les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Plusieurs fois modifiée dans sa composition départementale (elle regroupe ainsi l'Aisne, les Ardennes, le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme entre 1854 et 1962), voyant son siège transféré à Lille en 1888, l'académie retrouve en 1964 sa configuration initiale. Les trois premières contributions permettent de mesurer les continuités et les principales ruptures de l'histoire éducative septentrionale et de mieux saisir l'importance des décisions d'Etat mais aussi des initiatives locales, souvent relayées par les recteurs. La quatrième contribution (Claude Durand-Prinborgne) mais aussi l'ouverture et la conclusion du séminaire (Bernard Dubreuil) permettent de percevoir les grandes mutations de la fonction rectorale depuis 1945 et de comprendre les défis auxquels est confrontée l'académie de Lille aujourd'hui.
Ce livre place au coeur de ses analyses la question de l'évaluation des enseignants en faisant le choix de la longue durée pour mieux dégager les continuités et les ruptures. Les familles et les autorités locales sont les premières évaluatrices de la compétence des enseignants mais on assiste progressivement à l'affirmation des prérogatives de l'Etat qui repose sur la création de corps d'inspection spécialisés. Il s'agit ici, au plus près des réalités locales, de présenter le travail au quotidien de ces inspecteurs mais aussi de mesurer l'impact de leur venue dans les classes (primaires, secondaires). Entre réalités locales et logiques d'Etat, les inspecteurs occupent une position stratégique d'interface. Ils viennent contrôler si les enseignants respectent les normes en vigueur, évaluer "l'homme" et son enseignement, n'hésitant pas cependant à les conseiller, tout en intégrant cette venue dans une logique de gestion des carrières et de formation. L'ouvrage propose des études de cas originales qui apportent beaucoup à une meilleure connaissance du fonctionnement et de l'évolution de ces procédures d'évaluation. Les quinze contributions proposées montrent également la pluralité des corps d'inspection et les évolutions majeures qui s'opèrent dans les années 1990-2000, face à ce qui peut être considéré comme une période de "crise" de l'inspection. Enfin l'approche comparée permet de saisir mais aussi de relativiser "l'exception française" en la confrontant à plusieurs pays d'Europe et de voir de nombreux points communs entre les pays étudiés ainsi que des divergences ou certains décalages chronologiques.
L'Ecole n'est pas hors du monde et hors du temps. Lorsque les " malheurs de la guerre " frappent un territoire et se habitants, les acteurs éducatifs et les structures scolaire sont touchés. La mobilisation des hommes pour le combo atteint les personnels et les plus grands élèves ainsi que les étudiants, qui délaissent la plume et le verbe pour l'épée et le fusil. A l'arrière, les acteurs de l'Ecole tentent de maintenir en vie les structures scolaires et universitaires et de k mobiliser pour la victoire alors que nombre de bâtiment sont aussi réquisitionnés pour d'autres missions. Lorsque la guerre, devenue défaite temporaire ou plus durable débouche sur l'occupation par des forces ennemies ou su l'installation d'un nouveau régime politique (tel le Régime de Vichy), les Ecoles doivent apprendre à " survivre en terrain hostile, marquant souvent par leur présence une forme de résistance. Le positionnement des acteur éducatifs, dans ces périodes " noires " s'avère complexe l'Ecole, qui peut être un outil de formation au service d l'esprit raisonnable et de la paix entre les hommes, peu aussi, sous certaines conditions, devenir un instrument au service de la préparation de la guerre. Ce sont là k thématiques majeures proposées par ce livre qui, autour d 24 contributions inédites, croisant les échelles spatiales, fa] aussi le choix de la longue durée (XVIIe-XXe siècles), même si elles portent surtout sur les deux guerres mondiales du XXe siècle.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni