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Histoire de la formation des enseignants en France (XIXe-XXe siècles)
Condette Jean-François
L'HARMATTAN
38,50 €
Épuisé
EAN :9782296044739
Comment former des enseignants instruits et pédagogues qui sachent intéresser leurs élèves tout en transmettant de nombreux savoirs, certaines valeurs et d'utiles méthodes de travail ? Cette question très contemporaine, réactualisée par la publication ministérielle, en janvier 2007, du Cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM, n'est pas nouvelle. Le souci de la formation des enseignants apparaît dans diverses congrégations religieuses dès l'époque moderne mais se concrétise surtout au cours du XIXe siècle. Si, pour les maîtres du primaire, les structures de formation s'imposent relativement rapidement, par les écoles normales, il n'en va pas de même dans le secondaire où il faut attendre le début du XXe siècle pour voir apparaître un embryon de formation. Les mutations considérables de la société française après 1945, les avancées de la recherche scientifique et la massification des effectifs, entraînent ensuite des réajustements délicats. Cet ouvrage propose une lecture problématisée de l'histoire de la formation des enseignants – à la fois du primaire et du secondaire – en France sur la longue durée, en centrant l'analyse sur les XIXe et XXe siècles et en s'appuyant sur de nombreux documents.
Jules Payot (1859–1940) est aujourd'hui un pédagogue oublié alors qu'il fut, entre 1895 et 1914 pour le moins, le maître à penser de plusieurs générations d'enseignants. Boursier conquérant, enseignant de philosophie, il entre dans l'administration comme inspecteur d'académie puis comme recteur. Philosophe de la République radicale, il milite pour une éducation renouvelée qui, au-delà des savoirs, doit oeuvrer à la formation d'une volonté raisonnable. Auteur d'ouvrages de philosophie morale et de manuels à succès à destination des éducateurs, il est aussi le défenseur d'une laïcité militante, publiant en 1907 La Morale à l'école, manuel du primaire qui déclenche de nombreuses tensions. Ce partisan des méthodes actives lutte pour la rénovation des pratiques pédagogiques. Profondément marqué par l'horreur de la Première Guerre mondiale, il se replie, après sa retraite en 1922, dans un culte passéiste de sa petite patrie savoyarde, doutant de la réforme des structures éducatives et de l'aptitude du régime à assurer sa modernisation. L'ouvrage s'articule sur les grandes étapes de la vie professionnelle de Jules Payot mais, plus qu'une biographie classique, il présente un itinéraire intellectuel, intégrant de larges extraits de ses oeuvres.
Ce livre place au coeur de ses analyses la question de l'évaluation des enseignants en faisant le choix de la longue durée pour mieux dégager les continuités et les ruptures. Les familles et les autorités locales sont les premières évaluatrices de la compétence des enseignants mais on assiste progressivement à l'affirmation des prérogatives de l'Etat qui repose sur la création de corps d'inspection spécialisés. Il s'agit ici, au plus près des réalités locales, de présenter le travail au quotidien de ces inspecteurs mais aussi de mesurer l'impact de leur venue dans les classes (primaires, secondaires). Entre réalités locales et logiques d'Etat, les inspecteurs occupent une position stratégique d'interface. Ils viennent contrôler si les enseignants respectent les normes en vigueur, évaluer "l'homme" et son enseignement, n'hésitant pas cependant à les conseiller, tout en intégrant cette venue dans une logique de gestion des carrières et de formation. L'ouvrage propose des études de cas originales qui apportent beaucoup à une meilleure connaissance du fonctionnement et de l'évolution de ces procédures d'évaluation. Les quinze contributions proposées montrent également la pluralité des corps d'inspection et les évolutions majeures qui s'opèrent dans les années 1990-2000, face à ce qui peut être considéré comme une période de "crise" de l'inspection. Enfin l'approche comparée permet de saisir mais aussi de relativiser "l'exception française" en la confrontant à plusieurs pays d'Europe et de voir de nombreux points communs entre les pays étudiés ainsi que des divergences ou certains décalages chronologiques.
Si l'élève n'est pas un nouvel oublié de l'histoire, il est cependant assez peu présent dans les études historiques en éducation, alors que les enseignants, les administrateurs, les contenus scolaires ou l'évolution de la législation le sont bien davantage. Il s'agit ici de placer l'élève au centre des analyses, qu'il soit sous l'autorité d'un précepteur ou intégré dans un établissement scolaire, et de l'étudier sur la longue durée des XVIIe-XXe siècles. Les parcours scolaires des élèves sont scrutés au plus près des sources existantes, dans dix-sept études de cas mises en relation avec le contexte national. Il s'agit de saisir le poids des déterminismes sociaux, économiques, culturels mais aussi géographiques, et de mesurer la part de liberté individuelle ou familiale qui demeure dans le choix de la fréquentation de tel ou tel établissement. La dimension genrée de ces choix et déterminismes est aussi prise en compte, tout comme l'étude de l'influence des événements politiques.
Condette Jean-François ; Loison Marc ; Marchand Ph
Illustré de nombreux documents, accompagné d'une utile bibliographie, cet ouvrage, fruit du séminaire du 4 juin 2008 organisé à l'Université de Lille 3, à l'occasion du bicentenaire du décret du 17 mars 1808 qui organise l'Université impériale, permet de percevoir les grandes évolutions des structures éducatives de la France septentrionale aux XIXe-XXe siècles. Il présente de vastes synthèses sur l'histoire des enseignements primaire (Marc Loison), secondaire (Philippe Marchand) et supérieur (Jean-François Condette) de l'académie de Douai-Lille. L'académie de Douai apparaît en effet en 1809, en application du décret du 17 mars 1808, et regroupe alors les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Plusieurs fois modifiée dans sa composition départementale (elle regroupe ainsi l'Aisne, les Ardennes, le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme entre 1854 et 1962), voyant son siège transféré à Lille en 1888, l'académie retrouve en 1964 sa configuration initiale. Les trois premières contributions permettent de mesurer les continuités et les principales ruptures de l'histoire éducative septentrionale et de mieux saisir l'importance des décisions d'Etat mais aussi des initiatives locales, souvent relayées par les recteurs. La quatrième contribution (Claude Durand-Prinborgne) mais aussi l'ouverture et la conclusion du séminaire (Bernard Dubreuil) permettent de percevoir les grandes mutations de la fonction rectorale depuis 1945 et de comprendre les défis auxquels est confrontée l'académie de Lille aujourd'hui.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.