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J J GUYENOT DE CHATEAUBOURG 1745 1824 OU LE COMMERCE DES RELATIONS
CONCHON
PUB SORBONNE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859446031
Guyenot de Châteaubourg (1745-1824), tour à tour agent pour le compte de plusieurs aristocrates, commis de la monarchie, maître de forges et concessionnaire de canal sut cumuler des fonctions diverses et jongler avec les affaires tout en traversant différents régimes. L'originalité du personnage réside dans son ascension sociale exemplaire, de l'Ancien Régime à la Restauration, et dans sa capacité à s'investir dans des entreprises innovantes, même si ses choix spéculatifs se soldèrent pour la plupart par des échecs. À l'échelle d'un itinéraire singulier et atypique, l'objectif de cette étude est de saisir la façon dont se cristallisent les stratégies d'un individu et les ressources tirées de ses relations sociales, et de lui restituer ainsi un rôle actif dans la construction de son capital relationnel - des liens de parenté, d'amitié, de voisinage, de clientèle ou de travail mais aussi l'appartenance à la franc-maçonnerie. Une lecture attentive de la correspondance permet de reconstruire ses réseaux dans la durée et de démontrer que l'économie est au coeur de leur fonctionnement. Fort de la densité de ses relations et de ses positions au sein de l'appareil d'État, Guyenot a réussi à actualiser les modèles économiques de la société de son temps: la distinction du rentier du sol, la respectabilité du maître de forges et le prestige du concessionnaire de canal.
Résumé : L'inspecteur des impôts Adrien Courtois épouse sur le tard une pharmacienne, laquelle fait bientôt un assez coquet héritage. Pour gérer ce magot. Adrien n'hésite pas à prendre sa retraite. Avec son expérience, il doit y faire merveille. Vraiment the right man : placé pour. Huit mois après, il se retrouve ruiné. Lavé. Essoré. Par hasard, par rencontre, il avait mis le doigt (un tout petit vieux million) dans une chose très sérieuse, le MARCHE A TERME DES MARCHANDISES. Pignon sur rue. L'Etat derrière. Le doigt dans le sucre, tout a suivi. Inexorablement. Tellement compétent, tellement méfiant de profession, le malheureux s'est fait piéger comme béjaune dans cette énorme AFFAIRE DU SUCRE (1974-1975) dont on se demande encore pourquoi la France a si peu entendu parler. Le plus pharamineux des sacs d'embrouilles, le piège le plus aberrant que se soient jamais monté entre eux des financiers voraces jusqu'à l'imbécillité et quelques banques complices, ou idiotes. Un trou de 66 milliards. 66 milliards que l'Etat - vous, moi ! - a réglés en grande part, afin que les plus gros spéculateurs ne perdent pas un centime et que trois banques n'aient pas à faire face à leurs engagements. Il fallait bien : elles sautaient ! Sur ce thème de l'Argent en Folie, des "Maboul's Brothers" en quête de surprofits, Georges Conchon a écrit un roman où l'on retrouve la verve la plus cruelle de L'Etat sauvage, avec ce sens du récit qui a fait le succès de L'Amour en face. On ne peut pas plus s'en détacher que son héros de l'engrenage infernal du Sucre. Corrosif. Désopilant. Des côtés Hellzapoppin, mais aussi la tendresse de Macadam Cow-boy sous la merveilleuse amitié d'Adrien et du jeune Raoul, époustouflant vicomte voyou qui s'est engagé à lui "récupérer ses billes" dans cette Arnaque d'enfer.
Un état des lieux de l'histoire de l'éducation populaire en France et dans d'autres pays européens et au Québec, en 28 contributions. Si la question de la relation avec l'institution scolaire occupe bien entendu une place centrale, cet ouvrage accorde également toute sa place à la dimension politique de l'éducation populaire, au genre mais également aux individus, groupes et institutions qui, des philanthropes aux militants du cinéma éducateur, ont fait l'éducation populaire jusqu'à 1945.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.