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Une utopie combattante. L'école des cadres d'Uriage (1940-1942)
Comte Bernard
FAYARD
43,75 €
Épuisé
EAN :9782213027883
L'aventure vécue de 1940 à 1945 par les membres de l'équipe d'Uriage _ quelques dizaines d'hommes et de femmes _ et partagée ou côtoyée par quelques centaines d'amis et collaborateurs a, depuis l'origine, suscité la curiosité, soulevé des interrogations et des controverses. Il y a d'abord l'apparence mystérieuse, un peu ésotérique, de cette étrange communauté de moines-soldats pédagogues animant un camp scout qui devient laboratoire idéologique et foyer de rébellion, inspiré par une mystique qui se prétend révolutionnaire. Mais c'est surtout l'ambiguïté de leur position idéologique et politique qui a provoqué, pendant la guerre comme après la Libération, les appréciations les plus contradictoires : institution officielle de Vichy (et fournissant au régime un alibi, pensent certains), l'Ecole a été aussi un foyer d'opposition à la collaboration (et donc une antichambre de la Résistance, pensent les autres) ; liée pour une part à une tradition aristocratique, prônant les valeurs d'élite et de hiérarchie plus que d'émancipation et de droits de l'individu, elle a voulu être l'instrument d'une action révolutionnaire capable de rivaliser avec le communisme en le " dépassant ". Les uns jugent contradictoire, hésitante ou naïve une attitude d'ensemble qui pour d'autres, à commencer par les acteurs, incarne équilibre, honnêteté et profondeur. L'échec apparent de l'Ecole des cadres d'Uriage dissimule la fécondité de ce laboratoire d'innovations où l'on a sans doute peu inventé mais beaucoup étudié et emprunté, en associant des précédents et des expériences hétérogènes. Ainsi, la méthode d'éducation constituait une synthèse de la tradition universitaire et d'expériences militantes menées dans les universités populaires ou les Equipes sociales ; les officiers qui dirigeaient en 1940 " une école des chefs " dans un esprit d'obéissance aux ordres du Maréchal en ont fait une incarnation, sinon une vitrine du projet personnaliste, si bien qu'on ne peut faire l'histoire du mouvement " Esprit " ou des non-conformistes des années trente ans faire une place à cette réalisation ; quant à l'humanisme révolutionnaire qu'on a recherché et esquissé à Uriage, il a réussi pendant un temps à déborder les anciens clivages entre croyants et athées, bourgeois et peuple, droite et gauche. Bernard Comte est maître de conférences d'histoire à l'Institut d'études politiques de Lyon.
La Tiers-Mondialisation de la planète, c'est le laminage des classes moyennes et la polarisation riches-pauvres de l'ensemble des sociétés, les ramenant toutes à l'état du Tiers-monde d'avant les " miracles ". On peut diversement décrire ce phénomène : " prolétarisation des classes moyennes ", " classes moyennes à la dérive ", " déclassement "... Bernard Conte analyse le caractère universel de cette transformation sociale comme résultat des politiques économiques néolibérales mises en oeuvre depuis le milieu des années 1970. Le libéralisme régulé des " Trente Glorieuses " fonctionnait sur la base redistributive du compromis fordiste au Nord et du clientélisme nationaliste au Sud. Puis la crise des années 1970 et l'implosion du bloc soviétique changèrent la donne et le capitalisme s'orienta vers la financiarisation et la dérégulation. Dans un premier temps, le monétarisme inspira les ajustements structurels : la désinflation compétitive au Nord et les programmes du consensus de Washington au Sud. Quand leur mise en oeuvre buta sur l'obstacle politique, l'ordolibéralisme prit le relais et entreprit, sur la base du post-consensus de Washington, de diffuser mondialement une " économie sociale de marché " purifiée. L'économique et le social sont alors progressivement déconnectés du politique, la démocratie devient virtuelle, la redistribution s'épuise et la classe moyenne est en voie d'euthanasie... La dynamique du capitalisme financiarisé globalise la structure sociale fortement dualisée des pays les plus pauvres : c'est la Tiers-Mondialisation de la planète. Ecrit dans un style abordable évitant le jargon économique, cet ouvrage est destiné au lecteur soucieux de décrypter les liens entre politique, économique et social, sous un éclairage différent de celui que propose la " pensée unique ".
Ce fichier propose un outil de classe clés en main visant à aider les élèves de CP-CE1 à aborder un album complexe qui les invite, avec humour, à une réflexion sur plusieurs thèmes (la découverte d'un autre monde, la rencontre, le métissage...), en exerçant leurs premières compétences de lecteurs; offrir à l'enseignant un accompagnement pédagogique pour lui permettre de développer des projets de lecture d'?uvres intégrales, tout en favorisant la lecture personnelle et autonome des élèves.
Résumé : L'histoire du Lectourois Jean Lannes, maréchal d'Empire, ami de Napoléon, en bande dessinée, à partir des documents et dessins de Bernard Comte, et des dessins et du scénario de Pierre Léoutre.
Tout le monde sait que Louis XIV aimait danser dans des ballets dont la musique avait été composée par Lully. Mais personne ne tonnait aujourd'hui le nom du poète qui, pendant une vingtaine d'années, a écrit les livrets de ces ballets. Eh bien l'auteur des livrets de ces ballets n'est autre qu'Isaac de Benserade qui a eu au bout d'une dizaine années un concurrent sérieux en la personne de Molière, un peu plus jeune, qui progressivement l'a remplacé avec ses comédies-ballets. Les deux hommes se sont donc bien connus et le 2 décembre 1666, à Saint-Germain-en-Laye, Molière était même sur scène dans le "Ballet des Muses" accueilli alors par le quatrain de Benserade suivant : Le célèbre Molière est dans un grand éclat Son mérite est connu de Paris jusqu'à Rome Il est avantageux partout d'être honnête homme Mais il est dangereux avec lui d'être un fat.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : L'Occupation vécue côté allemand, une synthèse inédite appelée à devenir un ouvrage de référence. Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée - bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori - et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique.
Italie 1943. Des personnes de bonne volonté disent "non" à la barbarie nazi-fasciste des persécutions raciales et des déportations. Parmi elles, Gino Bartali, un célèbre cycliste, refuse cette compromission au nom de ses idéaux et de sa foi catholique. Alberto Toscano nous fait partager l'incroyable destin de ce grand sportif, et revivre les moments dramatiques de l'Italie et de l'Europe au XXe siècle. Bartali a été à la fois un homme merveilleusement simple et un champion capable de s'engager pour les valeurs auxquelles il croyait. Par son courage et sa détermination, il a permis le sauvetage de plusieurs centaines de Juifs persécutés par les nazis.
Le livre référence sur la Résistance et tous ceux, connus ou inconnus, qui se sacrifièrent pour libérer la France, pour les 80 ans de l'appel du 18 juin. Les résistants sont " ceux qui ont préféré les raisons de vivre à la vie ". Gilles Perrault nous raconte leur histoire, qu'il connaît bien, et nous explique comment ils ont contribué à la victoire par leurs actions de renseignement et de sabotage qui ont facilité le débarquement en Normandie et retardé l'arrivée des renforts allemands au moment crucial. Il nous montre le côté improvisé de ce mouvement à ses débuts, les premières actions menées malgré le peu de moyens et surtout le manque d'armes, l'absence de cloisonnement entre les réseaux, qui sera fatal à beaucoup. Il ne nous cache rien des conflits violents qui opposèrent souvent les résistants, de leur peur permanente d'être arrêtés, de parler sous la torture, voire de devenir un traître. Il nous parle également de la haine des occupés pour l'ennemi, de l'enfant qu'il était à l'époque, redoutant sans cesse l'arrestation de ses parents qui travaillaient pour le SOE , de l'importance de la radio, du Général de Gaulle qui fut d'abord pour les Français une voix, de certaines manifestations pendant l'occupation ou d'initiatives individuelles touchantes, comme la traversée de la Manche en canoë, de nuit, par cinq très jeunes garçons. Hormis les personnages incontournables (Jean Moulin, Lucie et Raymond Aubrac...), on rencontrera dans ce livre des personnes moins connues, notamment des femmes telles que Berty Albrecht, Simone Michel-Lévy, Véra Obolensky auxquelles l'auteur rend un bel hommage. Malgré la gravité du sujet, ce livre plein d'humanité n'est pas exempt d'humour.
Résumé : Amorcée dès 1940, la Résistance parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : elle évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir. Unanimement salué, ce livre complet, accessible et vivant aborde sans tabous l'ensemble de ces enjeux. Il offre, pour la première fois, une vision globale d'un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu.