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CATECHISME POSITIVISTE
COMTE AUGUSTE
SANDRE
36,00 €
Épuisé
EAN :9782358210171
Rédigé en 1852, au milieu de l'élaboration du Système de politique positive (1851-1854), le Catéchisme positiviste en justifie dès l'abord pleinement le sous-titre de Traité de sociologie instituant la religion de l'Humanité. En effet, les onze entretiens entre une jeune femme et un prêtre de l'humanité qui composent l'ouvrage constituent à la fois une vivante méditation de l'idée d'Humanité et un résumé dense, complet et didactique, de la foi positive proprement dite. Le Catéchisme positiviste est donc bien en ce sens ce qu'on pourrait appeler une ?uvre de propagande; et cela, sans cesser pour autant d'être philosophique. D'une part, le dialogue se déploie en effet sous la bannière d'une religion nouvelle, le positivisme, à qui son fondateur réserve rien moins que l'avenir humain. Mais aussi bien ce catéchisme n'a-t-il point été écrit, d'autre part, afin de cultiver en l'esprit oisif et confortable de vains doutes et de stériles hypothèses. Il s'agirait plutôt ici de donner des convictions actives aux hommes et aux femmes du peuple, dont les fantômes théologiques, mis définitivement à terre par la Révolution, ne sauraient désormais plus nourrir la raison comme le c?ur. Il appartiendra donc au lecteur de comprendre comment, élevant les sciences modernes à la dignité d'une philosophie organique, Comte a pu également découvrir en elles les germes d'une spiritualité profondément humaine, d'après laquelle tracer les plans d'une République encore à venir: sans Dieu ni Roi.
Cette anthologie réunit les textes les plus fondamentaux et les plus célèbres de la philosophie des sciences d'Auguste Comte (les leçons inaugurales du Cours de philosophie positive, le Discours sur l'esprit positif) et permet de prendre connaissance d'une épistémologie très différente de celle que l'on qualifie généralement de positiviste.Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société et d'autres textes de Comte posent parallèlement les linéaments d'une réflexion éthique et politique sur la nécessaire indépendance de la recherche scientifique et le rôle de la science dans l'histoire de la modernité occidentale. Les problèmes soulevés ici sont toujours d'une brûlante actualité.Les documents annexes, en particulier les articles d'Émile Littré, qui firent la célébrité du positivisme et le rendirent accessible au grand public, permettent de mieux comprendre le rôle surprenant joué par cette philosophie des sciences dans l'histoire des idées et des institutions françaises.
Auguste Comte poursuit dans ce deuxième volume du Cours de philosophie positive la présentation des sciences fondamentales en s'intéressant à l'astronomie et à la physique. L'astronomie doit bien plus que les mathématiques à l'observation et à l'expérience. Auguste Comte assigne la physique au troisième rang parmi les sciences fondamentales.
L'idée de la considération de 1a politique comme d'une science positive est une idée d'origine saint-simonienne. Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société (mai 1822) de Comte rapproche le plus la politique de la science parmi les autres traités de l'époque qui n'envisagent pas aussi directement la notion de politique scientifique : que ce soit La science politique (1844) d'Ivan Golovine ou le Traité de politique et de science sociale (1866 - posthume) de P-J.-B. Buchez. La " science politique " semble avoir un objet d'une elle ampleur, d'une telle variété et d'une telle complexité que sa détermination précise peut nous paraître impossible. Comte voyait dans l'?uvre politique un " agrégat bien lié " ; de plus, pour Comte, il existait d'autres agrégats utiles à étudier que l'Etat. Dans la tradition du siècle des Lumières, les objectifs de Comte étaient de régénérer la société, de repenser l'homme, de le transformer en faisant appel à ses sentiments altruistes, et, pour cela, d'assainir les conceptions et les pratiques politiques.
Pomerand Gabriel ; Baratier Jacques ; Dussert Eric
Résumé : Ecrit en 1949, publié l'année suivante, ce "grimoire" nous vie à la traversée d'un quartier incorruptible au sein d'un monde qui s'écroule : celui de Saint-Germain-des-Prés. C'est sous des oripeaux poético-sociologiques que se révèle ce ghetto halluciné et déroutant, "bague au doigt de Paris". En une vision quasi mythologique, Pomerand en restitue les beuglants, les voyous, les ivrognes, l'église "l'unique sauvage du quartier" , les putains intellectuelles, le jazz et les "pouètes" (on y croise notamment Cocteau, Vian ou encore Sartre). En regard de ce long poème ardent qui préfigure les expérimentations de la beat generation, "L'Archange" Pomerand donne quarante-sept planches métagraphiées : manières de rébus faisant chanter les signes, elles viennent habiller le texte et lui insuffler une symbolique nouvelle, donnant à cette oeuvre majeure le ton d'"un cran d'arrêt dans le verbiage".
Bernd Manuel Weischer est un orientaliste allemand. Né en 1937, disciple de l'illustre arabisant Cari Brockelmann, il est un des derniers représentants éminents de l'école orientaliste allemande, possédant une formation philologique irréprochable et une maîtrise parfaite tant de l'arabe que du persan. Il a publié de nombreux essais sur Attar, sur Kirmani, sur la mystique musulmane ainsi qu'un volumineux corpus de textes protochrétiens traduits du vieil éthiopien et un autre corpus traduit du grec sur la symbolique chrétienne. Il a passé sa vie dans plus d'une dizaine de pays musulmans où il a enseigné dans les universités, donné des conférences et travaillé comme conseiller pour divers organismes allemands et internationaux. C'est ce parcours qui va de l'Indonésie en passant par les Emirats, l'Afghanistan, le Sénégal jusqu'au Maroc où il vit aujourd'hui dont il nous relate les étapes dans ce livre à la fois savant et personnel.
Cet essai pose la question de notre condition géographique à la faveur de la redécouverte de deux figures de l'Angleterre du premier XIXe siècle : William Gilpin (1724-1804) et John Thelwall (1764-1834). Le premier, qui, avec sa théorie de la beauté pittoresque, cherche à faire valoir l'atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature. Le second, lecteur de Gilpin, marqua la sensibilité romantique anglaise, notamment ses compagnons Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l'espace, lequel cesse de n'être qu'un panorama — l'émotion naît du contact physique avec la nature et non plus seulement de sa représentation artistique —, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire : ses observations, à la fois sensibles à la nature et attentives à ceux qui l'habitent, conduisent ce poète-paysan excentrique à développer une perception où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables.