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Système de politique positive ou Traité de sociologie instituant la religion de l'humanité. Tome 2
Comte Auguste ; Bourdeau Michel ; Hombres Emmanuel
HERMANN
45,20 €
Épuisé
EAN :9791037002181
Rédigé entre 1851 et 1854, le Système de politique positive d'Auguste Comte est une oeuvre curieusement oubliée, jamais rééditée depuis 1929. Comte lui-même la considérait pourtant comme une étape décisive de sa pensée : il en parlait comme de sa "seconde carrière" venant parachever la première, celle constituée par le Cours de philosophie positive. En republiant le Système, nous avons voulu, grâce à une édition scientifiquement établie, rendre justice à ce texte monumental, dont la dimension en sept volumes s'explique par son ambition : après avoir transformé la science en philosophie, Comte y entreprend de transformer la philosophie en religion de l'humanité pour constituer le positivisme complet. Le présent volume est, aux dires de l'auteur, "la partie la plus neuve et la plus difficile" du Système. De ces innovations, signalons : l'adjonction d'une septième science, la morale, la théorie de l'ordre modifiable, et la façon dont la distinction entre les sociétés, politique et religieuse, donne une assise sociologique à la distinction des pouvoirs spirituel et temporel.
Publié pour la première fois en 1848, le Discours sur l'ensemble du positivisme est un véritable manifeste. Dénonçant la "sécheresse et l'idiotisme" des savants. Comte veut les convertir en "prêtres" d'un nouveau "sacerdoce" ; il les soumet à l'influence affective du "sexe aimant", fait appel au peuple, bouleverse l'esthétique, lance un "Culte de l'Humanité" et, au nom de la République, concocte un programme politique d'ordre moral censé garantir le progrès. Comte, jusqu'alors, s'était donné pour règle une certaine prudence et se défendait de connaître les fins dernières. Le Discours sur l'ensemble du positivisme, lui, transforme l'esprit positif en "positivisme" qui, par-delà la systématisation des sciences, de la philosophie, de tout ce qui relève de la pensée et de l'intellect, cherche désormais la systématisation des sentiments et des actions et veut organiser scientifiquement la politique, la morale et la religion.
Cette anthologie réunit les textes les plus fondamentaux et les plus célèbres de la philosophie des sciences d'Auguste Comte (les leçons inaugurales du Cours de philosophie positive, le Discours sur l'esprit positif) et permet de prendre connaissance d'une épistémologie très différente de celle que l'on qualifie généralement de positiviste.Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société et d'autres textes de Comte posent parallèlement les linéaments d'une réflexion éthique et politique sur la nécessaire indépendance de la recherche scientifique et le rôle de la science dans l'histoire de la modernité occidentale. Les problèmes soulevés ici sont toujours d'une brûlante actualité.Les documents annexes, en particulier les articles d'Émile Littré, qui firent la célébrité du positivisme et le rendirent accessible au grand public, permettent de mieux comprendre le rôle surprenant joué par cette philosophie des sciences dans l'histoire des idées et des institutions françaises.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.