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Jacques Maritain et l'Amérique du sud : le modèle malgré lui
Compagnon Olivier ; Mayeur Jean-Marie
PU SEPTENTRION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782859397845
Rejetée du paysage intellectuel français depuis la Seconde Guerre mondiale, l'oeuvre de Maritain est une référence majeure dans la culture politique de la démocratie chrétienne d'Amérique du Sud. Une influence paradoxale, puisque Maritain s'est toujours défié des moyens impurs de la politique : philosophe chrétien de la démocratie au travers d'oeuvres comme Humanisme intégral ou Christianisme et démocratie, jamais il ne s'est voulu le philosophe de la démocratie chrétienne qu'il jugeait de manière sévère. Dans un premier temps, ce travail vise à analyser cette consommation politique du maritainisme, en déclinant dans la perspective d'une histoire comparée les différentes lectures qui ont été faites de Maritain par les élites catholiques sud-américaines, des années 20 à la charnière des années 60 et 70. Il s'agit notamment de montrer comment l'oeuvre du philosophe a rencontré l'horizon d'attente d'une génération de jeunes catholiques soucieux d'inventer de nouvelles formes d'engagement du chrétien dans la vie de la cité. Par ailleurs, parce que la réception du maritainisme outre-Atlantique est particulièrement polémique et suscite de nombreux débats, elle constitue un prisme utile pour décrire les lignes de faille qui parcourent le catholicisme sud-américain durant près d'un demi-siècle. Du renouveau catholique de l'Entre-deux-guerres jusqu'aux mutations post-conciliaires, le maritainisme ne cesse d'être une question disputée, qui témoigne du regard que portent les élites catholiques, dans leur diversité, sur la place de l'Eglise dans le monde moderne.
Le renversement de la dictature du général Batista le 1er janvier 1959, à laquelle succède le gouvernement révolutionnaire présidé par Fidel Castro, amorce de profonds changements dans la société et l'esthétique cubaines. D'une logique capitaliste avec ses codes visuels empruntés aux Etats-Unis, Cuba se tourne vers un système communiste où prédominent institutions et commande publiques. La production graphique délaisse la publicité pour se mettre au service des idéaux du nouveau régime : l'engagement politique national, la solidarité internationale avec les pays du tiers-monde par le biais de l'OSPAAAL (Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine) - dont Ernesto Che Guevera est l'un des instigateurs -, et l'éducation culturelle des masses, notamment par le biais du cinéma promu par l'ICAC (Instituto Cubano del Arte e Industria Cinematográficos) créé en mars 1959. Dans le contexte économique du pays, où la rareté de l'électricité rend la télévision et la radio peu accessibles, l'affiche devient le mode de communication le plus efficace. Durant les années 1960-1970, âge d'or de l'affiche cubaine, les graphistes cherchent à créer un style un rupture avec la manière hollywoodienne, qui s'éloigne aussi de la propagande soviétique. Les pénuries de matériaux - papier, encre -, stimulent la créativité en imposant des contraintes. La sérigraphie, technique d'impression artisanale largement adoptée, détermine les grandes lignes de cette nouvelle école : solides contours noirs et choix restreints de couleurs appliquées en aplats. Les affiches commandées par l'OSPAAAL, pliées en quatre et glissées dans la revue Tricontinental diffusée à travers le monde, cherchent à faire passer des messages simples évoquant l'union dans la lutte révolutionnaire tout en transcendant la barrière de la langue, d'où l'émergence de leitmotivs graphiques immédiatement reconnaissables : drapeaux et symboles nationaux, poing levé... L'ICAIC, de son côté, produit des affiches spécifiquement cubaines, souvent dessinées, pour chaque film diffusé. Grâce aux festivals de cinéma, elles sont connues et collectionnées dès les années 1960. Cette âge d'or est suivi d'une période mois féconde, marquée par "el período especial" , crise économique en temps de paix après l'effondrement du bloc de l'Est. Le nombre d'affiches produites d'effondre, la bureaucratie omniprésente entrave la créativité, et de nombreux graphistes phare émigrent. Ce champ de création connaît un renouveau depuis le début des années 2000, dans le domaine culturel plutôt que celui de la communication à grande échelle, renouant avec une dimension expérimentale et artistique. A travers cette production artistique, populaire dans le sens où elle s'adresse à tous et investit l'espace public, ce livre invite à voyager dans le passé et le présent d'un pays dont l'histoire récente reste peu étudiée.
De la conquête ibérique aux révolutions contemporaines, ce livre nous plonge dans une histoire née du choc entre civilisations précolombiennes et Europe, façonnée par la colonisation. Les conquistadors, Hernán Cortés en tête, ont soumis des empires en quelques années, engendrant un métissage culturel et biologique unique. Au fil des siècles, les luttes pour l'indépendance ont forgé des nations en quête d'identité, souvent déchirées entre élites créoles et masses populaires. Le xxe siècle, marqué par les révolutions cubaine et sandiniste, les dictatures militaires et les espoirs populistes, a fait de l'Amérique latine un laboratoire politique, oscillant entre utopies socialistes et néolibéralisme. Aujourd'hui encore, le continent incarne les contradictions de la mondialisation et une vitalité culturelle singulière. A travers des analyses aussi éclairantes que captivantes, cet ouvrage explore les grands mythes - Eldorado, Che Guevara, symbole de l'idéal révolutionnaire, ou encore Zapata, figure de la révolte paysanne - ainsi que les réalités souvent brutales d'une histoire où, depuis cinq siècles, se jouent rapports de domination, résistances et renaissances. Une invitation à découvrir une histoire mouvementée et inspirante, entre héritages coloniaux, quêtes d'émancipation et dynamiques contemporaines. PREFACE D'OLIVIER COMPAGNON AVEC JEAN-PIERRE BASTIAN, GILLES BATAILLON, BARTOLOME BENNASSAR, OLIVIER COMPAGNON, OLIVIER DABENE, LUIZ FELIPE DE ALENCASTRO, CHRISTIAN DUVERGER, CLAUDE FELL, ANAÏS FLECHET, BERNARD GRUNBERG, SERGE GRUZINSKI, BERNARD LAVALLE, ANNICK LEMPERIERE, JOHN LYNCH, JACQUES POLONI-SIMARD, ALAIN ROUQUIE, CLEMENT THIBAUD, LAURENT VIDAL.
Compagnon Olivier - Gourdon Vincent - Le Naour Jea
Ce volume aborde les grands thèmes de l'histoire politique de la France depuis 1940, tels qu'ils sont étudiés en DEUG, dans les instituts d'études politiques et dans les classes préparatoires. Les thèmes essentiels s'y rapportant sont présentés, dans les conditions des épreuves écrites et orales, à travers des sujets analysés et commentés, complétés par des encadrés qui vous apportent des conseils concrets. Cet ouvrage facilite l'apprentissage et la maîtrise des connaissances tout en constituant un outil d'entraînement efficace pour vos TD et examens.
Le coup d'Etat du 11 septembre 1973, qui mit fin à l'expérience de l'Unité populaire et inaugura la longue dictature du général Pinochet, ne fut pas seulement une rupture dans l'histoire politique du Chili, mais aussi un véritable événement-monde en raison des passions qu'il déchaîna, du symbole qu'il représenta au coeur de la Guerre froide et de la médiatisation dont il fut l'objet. Ce numéro de Monde(s) entend ouvrir de nouveaux chemins visant, sinon à déprovincialiser l'histoire du Chili, du moins à projeter le 11 septembre 1973 dans un espace mondial et à établir un dialogue entre des contextes historiographiques traditionnellement déconnectés les uns des autres.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.