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Blue Movie
Comment Nicolas
ANDRE FRERE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782492696206
Cette destination mythique de la French Riviera a été découverte par Nicolas Comment en 2014, grâce à une invitation du chanteur Christophe qui lui proposa de venir le rejoindre pour écrire à bord de son voilier, qui mouillait alors dans la baie des Canoubiers. Entre 2020 et 2022, fuyant Paris et les confinements à répétition, l'artiste et sa famille trouvent à nouveau refuge dans le Golfe de Saint-Tropez, chez une amie galeriste qui leur permet d'inventer une nouvelle histoire photographique. Sous la lumière de la Méditerranée, les 135 photographies de ce livre apparaissent comme des Time capsules qui précipitent le regardeur dans d'autres strates temporelles, oniriques et sensuelles : reliques d'un film perdu. Dans cette aventure douce-amère, ce film arrêté, le photographe plonge le spectateur dans les paradis perdus d'une dolce vira révolue. Une échappée visuelle - antidote aux années de plomb actuelles - où des femmes nées de la (nouvelle) vague poussent les portes de "l'Autre Saint-Tropez", cher à Colette et aux peintres Fauves.
Deauville, la nuit, le jour. Dans ce décor — un village de western — une femme passe. Entre le casino et l'hôtel Le Normandy, une Mustang, feux allumés, l'attend. Toutes les mythologies de la ville se reflètent dans son rétroviseur. Dérive psychogéographique, cavale polysémique... Un polar se déroule face au port d'Antifer et aux lumières du Havre. Le vent marin essaime les pièces à conviction : cinquante-trois photographies qui sont comme les cailloux du petit Poucet, qu'un texte de l'auteur cimente.
C'est un jouet d'enfant qui pend au dessous d'un lustre. Entre la Californie et Paris. Un Pinocchio de bois. Blason. C'est une poupée, gigogne. C'est un dialogue, des duos. Blason. C'est un jeu de miroir. Sous forme de dix portraits chinois. Qui sont autant de Vies d'artistes, tragiques : icônes rayées, miroirs brisés et bas filés. Blason. Ce sont dix "biopics" sur les deux faces d'un disque. Un livret-disque. Un disco-livre. Comme sur les faces d'un cube... D'un Rubik's cube. Blason. C'est un Memory Game. Un jeu de pistes et d'armoiries. Blason. Est-ce une réflexion sur la Pop et son iconographie ? Un reflet de la Photographie sur le Rock ? Blason. C'est la voix d'un modèle. Une chanteuse dans sa loge. Un face à face devant la glace. Blason. Ce sont des "dits" des mélodies. Des odes et Songs qui songent : "Ceci n'est pas de la poésie". Blason. Ce sont dix chansons publiées comme du texte. Dix chansons d'avant le déluge et tombées dans la sciure. Comme cette luge descend sur la neige, un télésiège gravit la page, telle la montée calme d'un encens ou d'un son. Nicolas Comment est photographe et auteur-compositeur. Il a publié de nombreux livres de photographies ainsi qu'un essai sur Bob Dylan et une biographie de Jacques Higelin. Son livre Chronique du temps qui passe (Exercices d'admiration) paru chez Médiapop et Chicmedias questionne les relations hybrides entre photographie, texte et musique. Il a par ailleurs sorti cinq albums de chansons, dont le dernier - Blason - sort conjointement chez Kwaidan Records.
Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation" annoncait d'une voix blanche, Guy Debord dans son film La société du spectacle, en 1973, l'année de ma naissance. Vingt ans plus tard, débutait ma pratique photographique, consciente. Je ne m'étais, depuis, jamais retourné sur ces premières images. Il fallait donc bien qu'un jour je trouve le temps d'ouvrir ces archives. J'y ai trouvé ceci, scanné durant les nuits blanches qui suivirent la naissance de ma fille, à l'automne 2017. Des films en noir et blanc, réalisés à vingt ans avec un vieux Pentax K1000 et un Nikon Fm2 d'occasion sur d'antiques Tri X 400 Asa, ou HPS5 Ilford parfois poussées à leur limite : images granuleuses constituant les éléments d'une "photobiographie" que j'avais soigneusement laissé de côté et dont je me rends compte aujourd'hui qu'elle était sans doute au coeur de ma démarche.
C'est lors de la conception de Black Passport que Stanley Greene et Teun van der Heijden ouvrirent les archives de Western Front pour la première fois. Si Stanley Greene était en effet connu principalement pour son travail sur les conflits armés, l'idée derrière Black Passport était de mélanger dans un livre travail professionnel et images de la vie privée. "J'ai beaucoup de matière sur mes années d'études à San Francisco", déclarait alors Stanley, "à l'époque il y avait un mouvement appelé "arts et musique", et les étudiants du San Francisco Art institute ont commencé à former des groupes, et j'ai commencé à les photographier mes professeurs pensaient que je perdais mon temps". 17 images issues de ce travail se retrouvèrent dans Black Passport et une exposition eut lieu à Perpignan. Mais pour Stanley, les archives de Western Front étaient si vastes qu'il était nécessaire de les regarder avec les yeux d'aujourd'hui. A une époque où nous sommes habitués à voir des photos nerveuses prises par des filtres numériques imitant les appareils photo d'antan, Western Front donne le change en revenant aux origines. Le San Francisco des années 1970 et 1980 est un environnement où l'on vit, saigne, boit, mange, baise et produit de l'art 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est l'époque où le mouvement punk émerge, une époque que Stanley Greene a documentée sans relâche, entouré par des groupes de punk rock comme Flipper, les Dead Kennedys et les Mutants. Au côté de son camarade de chambre Paul Zahl, le batteur de SVT, il photographie comme ses amis jouent leur musique : de manière pure et brute.
Depardon Mathias ; Perrier Guillaume ; Bozarslan H
TRANSANATOLIA est une pérégrination aux confins de l'Anatolie. Pendant 5 ans, Mathias Depardon photographie la nouvelle Turquie, jusqu'aux confins du Caucase. Des zones urbaines récemment installées dans l'ouest d'Istanbul, au Kurdistan turc où couve la révolution civile et sévit une véritable guerre de l'eau : il questionne la notion de périphéries et de frontières. Ces lieux reculés aident à comprendre les grandes mutations qui agitent la région. A travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde un pays tiraillé entre modernisation à tout crin et réminiscence ottomanes. Dans ce livre le photographe tente d'imager les frontières du cur évoqué par le Président turc. Pour sonder "l'âme turque" et percevoir toute la complexité de sa construction identitaire, il faut se projeter à ses frontières et même au-delà. En Azerbaïdjan ou en Crimée, la Turquie reste la "mère patrie" . Elle rayonne, diffuse son "soft power" des Balkans à l'Asie, de la mer Noire à la mer Rouge.
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
Certains contextes indiquent si clairement nos intentions que nous n'avons même pas besoin de les exprimer pour être compris. Avec The Tourist, Kourtney Roy se distingue une fois encore comme une virtuose de la création contextuelle. Les vacances devraient être un moment de détente ; mais quand on est une touriste à la recherche d'un mari, elles se muent en un labeur harassant...The Tourist contient toutes les marques de fabrique de Roy que nous aimons et attendons : l'autoportrait, une approche cinématographique, sa palette colorée bien particulière, ainsi qu'une tension entre le clin d'oeil spirituel et l'atmosphère sinistre, la convention et le bizarre, le chic et le toc, les frontières entre la réalité et l'imaginaire sont brouillées. La qualité hors pair de The Tourist tient à l'organisation méticuleuse du moment où nous quittons notre monde extensif et pénétrons dans son monde intensif. Roy crée une métaphore visuelle d'un univers que nous croyons connaître.