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Comme le vent épouse les formes de la plaine. Journal d'Avignon 2018
Allegret Yan ; Pillot Isabelle
QUARTETT EDIT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782916834849
Pour la première fois en vingt ans de travail scénique, j'ai décidé de porter sur la scène un texte que je n'avais pas écrit, à partir un montage d'extraits plus ou moins longs d'oeuvres de Christian Bobin. Pour ce spectacle, je choisis de revenir à ma source, le jeu d'acteur, d'interpréter moi-même les textes, et de monter sur scène avec le musicien Yann Féry, mon compagnon de route et collaborateur de longue date. Pour beaucoup de raisons que je comprenais, et d'autres dont j'avais l'intuition sans les comprendre, la traversée des 23 représentations allait être un moment à part. Une loupe, une focale. J'ai alors choisi d'écrire, parallèlement aux représentations. un journal. De consigner au plus près les chemins que j'allais rencontrer en tant qu'interprète et, par extension, en tant qu'être humain.
Né en 1973, Yan Allegret est auteur, metteur en scène et acteur. Il a écrit une quinzaine de textes pour le théâtre, tous portés à la scène, et publié en version bilingue franco-japonaise la pièce Hana no michi, ou Le Sentier des fleurs aux Éditions Espaces 34 en 2008. Son travail d'écriture, qui prend sa forme définitive au contact du plateau, reçoit le soutien régulier de différentes institutions (CNL, DMDTS, Association Beaumarchais...). Il a également été résident à La Chartreuse-Centre international des écritures du spectacle et à la Villa Kujoyama au Japon. Il dirige la compagnie (&) So Weiter depuis 1998.
Tu es les poules mortes, l'enfant dans l'arbre. Tu es le gris du ciel et celui de la mer. Tu es le regret que chaque être porta après chaque séparation. Tu es le souffle court près du sommeil. Et l'orage qu'on ne rattrape pas. Tu es la clarté de l'Est quand la nuit meurt. Loin du silence de la région. Tu es comme ces hommes que l'on vit un jour sauter de la falaise et qui disparurent avant même de toucher l'océan.Les après-midi aveugles (Extrait)
La nuit assise à mes côtés, nous mangeons l'ombre ensemble. " Dans une chambre, la parole d'un homme traverse les heures d'une journée, de l'aube à la nuit. Entre passé et présent, les différentes époques d'une vie, le paysage intérieur de cet homme dessine un lieu d'existence, peut-être le dernier, dans lequel le réel s'ouvre. Il suffit de peu. Une douche. Un repas. La vision d'un jardin et d'un arbre à travers la fenêtre. La visite d'une femme, une marche dans le couloir. Le flot des mots comme lieu ultime de vie. L'identité non pas comme un chemin vers le néant mais vers la plaque sensible d'un autre pan du réel. Avec la disparition possible de l'homme, une fois la nuit venue. Mais là où se pense la perte, un renversement advient : des enfants éblouis par la lumière de midi.
Résumé : Le texte est une adaptation théâtrale du texte japonais du même nom, qui est le plus ancien texte écrit du Japon. Il retrace le mythe de la genèse dans la religion Shintô. Il est l'équivalent de la Bible ou du Mahabarata indien et met en scène le dieu Izanagi et la déesse Izanagi, le couple ayant donné naissance au monde. Rencontre entre l'enfance et les divinités première du Japon, c'est une épopée qui, en prenant pour point de départ des questions que nous nous sommes tous posées, trace un chemin initiatique où adultes, enfants célèbrent ensemble l'énigme d'être au monde. Une nuit, un enfant, dont la mère est absente, est visité par deux questions : "Comment tout a commencé ? " et "Pourquoi je suis moi-même ? " . Convaincu qu'il ne dormira plus s'il ne trouve les réponses, l'enfant va voir son père qui lui propose de remplacer son sommeil par une histoire ancienne narrant l'origine du monde : Le Kojiki... Une adaptation libre et inspirée du récit fondateur de la religion Shintô, pour raconter l'éveil de la conscience face au mystère de la vie et du monde. Une très belle épopée pour tous publics.
Il y avait Plus rien Je n'ai pas pu entrer Alors je suis Je suis revenu Il y avait Rien Il y avait Des cendres Et ça Ca fumait Ca fumait Il faut le dire A mon père Allumez tout Que je vois Il faut le dire Allumez tout
Tout peut te tomber du ciel, même la gloire, lorsque tu esmotivée. Un jour tu le sauras au fond de toi, tu te sentiraspleine de ta mission, le coeur et les yeux débordant de l'amourde ta mission, so much love, so much talent. Il suffit de telaisser emplir par la grâce, car si tu es parmi nous, c'est que tuas été choisie, et si tu as été choisie c'est que tu peux le faire.Oui, toi aussi, tu peux y arriver, toi aussi, tu peux doubler leschiffres.
Résumé : Qui n'est pas avec nous est contre nous ! Et qui n'est pas avec vous est contre vous ! Nous sommes le mal. Vous êtes le bien. Pour être du côté du bien, Il suffit donc aujourd'hui, dans ce pays D'être contre nous, Moi qui pensais, Moi qui allais agissant en pensant : Je suis votre mauvaise conscience Voilà qu'aujourd'hui jour affreux grâce à nous, A cause de nous, Evacuée, liquidée, votre mauvaise conscience, Grâce à nous, vous allez dormir tranquilles, Quand de notre insomnie Nous rêvions de faire Quand de notre insomnie, Nous rêvions éveillés de faire Un mal contagieux. Mémoires pyromanes s'inspire de la rie de Ulrike Meinhof journaliste, puis militante de la Fraction armée rouge, retrouvée pendue dans sa cellule, le 8 mai 1976, dans la prison de .Stuagart - Stammheitn.
Résumé : J'ai vu les rassemblements sur les places. J'ai vu les premiers départs vers la forêt. La façon dont quelque chose basculait avec le plus grand calme. Chapeau, d'ailleurs, pour le calme. Pas évident, quand on nous prend à ce point-là pour des idiots ou des esclaves. J'ai bien vu comme en face ils perdaient leurs moyens. Plus personne à diriger. J'ai trouvé cette idée géniale, moi qui n'ai pas beaucoup d'idées. Ne pas casser la machine, mais la laisser tourner à vide. Quitter le jeu. Bien vu. Un peuple entier qui glisse entre les doigts, qui se fond dans une forêt. Un peuple entier qui tourne le dos. J'ai eu envie d'être quelqu'un de ce peuple. J'ai eu envie de vous aimer.