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Conserver/Restaurer. L'oeuvre d'art à l'époque de sa préservation technique
Cometti Jean-Pierre
GALLIMARD
23,00 €
Épuisé
EAN :9782070115327
La conservation et la restauration des oeuvres d'art sont en apparence les deux faces d'une même réalité. Les musées n'ont-ils pas pour mission d'exposer et de protéger leurs oeuvres ? Mais c'est compter sans une extension inédite des biens culturels et la propension à y inclure les choses les plus diverses, y compris les plus contemporaines. En sorte que ces deux missions peuvent devenir contradictoires. Les termes qui caractérisent cette situation nouvelle (" patrimoine ", " curateur " qui s'est susbtitué à " commissaire ", etc.) indiquent la grande transformation : sous l'effet du marché de l'art, de la place qu'il occupe dans le monde de la finance et de la manière dont il s'est internationalisé, les oeuvres sont des biens qui ont un prix au même titre que d'autres. A cette valeur nouvelle s'ajoute l'importance prise par leur dimension contemporaine, puisque la mémoire dans nos sociétés est indissociable d'un rapport à l'histoire désormais centré non plus sur le passé mais sur le présent - un présent sans futur et qui est à lui-même son propre horizon. Dans l'état présent de l'art et de la culture, entre les valeurs tournées vers le passé et celles qui pourraient projeter un futur, la différence s'est estompée. La patrimonialisation excède les seules valeurs du passé ; elle brasse jusqu'aux cultures les plus hérérogènes ; elle a pour objets le passé et le présent, l'homogène et l'exogène, l'ordinaire et l'extraordinaire. Elle reflète un rapport au temps qui privilégie l'immanence, tout en l'historicisant : loin de s'ouvrir sur la production d'un autre temps à venir, elle prend d'emblée le visage de l'histoire. Ainsi se comprend la patrimonialisation du présent, et le souci croissant qui entoure désormais les productions contemporaines, y compris dans leurs composantes techniques, singulièrement créditées d'une valeur que leur obsolescence particulière rend d'autant plus digne d'intérêt.
La lecture de L'Homme sans qualités se révèle pleine d'enseignements pour notre époque, en ceci qu'elle nous détourne des conceptions de la littérature privilégiant la seule invention formelle, et qu'elle nous invite à dépasser les faux clivages dans lesquels littérature et philosophie sont trop souvent confinées. Le présent ouvrage adopte cette perspective en se proposant d'explorer la philosophie musilienne de l'essayisme, et en s'attachant à mettre en lumière le type d'expérience dont relève l'entreprise romanesque qui lui est associée. La question des rapports de l'intellect et du sentiment y joue un rôle central ; elle est au coeur des problèmes dont Musil a pensé qu'ils avaient été l'objet de graves malentendus de la part des philosophes autant que des écrivains.
Résumé : Que sont ces qualités singulières qui qualifient à nos yeux ces objets singuliers : les ?uvres d'art, qui comme objets en sont dépourvues ? Les voies dans lesquelles une large fraction de l'art du XXe siècle s'est engagée sont à l'origine d'une situation dont le vide et l'indétermination qui entourent l' " absence de qualités " définissent la matrice. Cette indétermination s'illustre autant dans la " nécessité intérieure ", dont Kandinsky fit un principe de l'abstraction picturale, que dans les pratiques artistiques plus récentes où elle est directement assumée. Les dé-définitions et les dés-essentialisations qui en font partie montrent à l'évidence, comme dans le roman de Musil : L'Homme sans qualités, que l'absence de qualités, c'est-à-dire de caractères propres, loin d'être une malédiction, peut être aussi un enjeu et une chance. J.-P. C.
L'ouvrage est une étude d'esthétique qui se déploie selon deux dimensions, l'une critique et négative, l'autre constructive et positive. Selon la première dimension, l'ouvrage entend contester et déconstruire les présupposés philosophique, esthétique et ontologique de notre conception traditionnelle de l'art et de l'oeuvre d'art. Cette conception élaborée dans le sillage des processus historiques du XVllle siècle et de la pensée kantienne puis romantique, considère qu'une oeuvre d'art est un artefact reposant sur la liberté humaine (conception spéculative), un objet détaché des autres objets de la culture humaine qui possèdent toutes sortes de fonctionnalités sociales, politiques, religieuses, techniques ou cognitives. L'ouvrage de Jean-Pierre Cometti possède alors une dimension constructive et positive. A la conception spéculative, l'auteur qui utilise essentiellement les pensées de John Dewey, Noël Carroll et Ludwig Wittgenstein, oppose un pragmatisme. L'art et les oeuvres d'art ne font pas exception au monde des choses qui nous entourent : leurs significations, leurs fonctionnements et leurs valeurs dépendent uniquement des usages que nous en faisons. Prenant la forme de l'essai, il explore avec soin les enjeux théoriques de l'art contemporain, de la critique d'art qui lui est attachée, des débats les plus vifs de l'esthétique actuelle.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.