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L'Institut de l'environnement : une école décloisonnée. Urbanisme, architecture, design, communicati
Côme Tony ; Violeau Jean-Louis
B42
24,00 €
Épuisé
EAN :9782917855744
En 1968, la Hochschule fur Gestaltung d'Ulm, école allemande que l'on présente comme la principale héritière du Bauhaus, est menacée de fermeture. L'idée de son possible transfert à Paris émerge alors sous le nom d'" Institut de l'environnement". Un bâtiment, expressément élaboré par Robert Joly avec la complicité de Jean Prouvé, est inauguré un an plus tard, rue Erasme, sur le terrain de l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD). Voulue par André Malraux, cette nouvelle institution aux allures de laboratoire pédagogique revendique une orientation pluridisciplinaire totalement singulière dans le paysage français. Des praticiens d'horizons différents y évoluent : accompagnés par un " collège d'enseignants-chercheurs ", de jeunes urbanistes, architectes, designers industriels, spécialistes en communication visuelle et théoriciens en sciences humaines apprennent à collaborer dans la perspective d'améliorer l'aménagement du cadre de vie. Deux promotions de quatre-vingts " stagiaires ", dont l'artiste Daniel Dezeuze et le collectif de graphistes Grapus font partie, garderont un souvenir ému de cette aventure ? certains n'hésitant pas à parler de l'Institut de l'environnement comme d'une véritable " abbaye de Thélème ". Ce temple de la fertilisation croisée, à la fois giron de la recherche en design en France et lieu de violentes joutes politiques, fut démantelé dès l'été 1971, reconfiguré en un centre de recherche spécialisé, cloisonné. Le "bâtiment Erasme " fut finalement récupéré par l'ENSAD en 1975 et détruit au début des années 1990 ? malgré un intéressant projet de réhabilitation esquissé par Roger Talion. Fruit d'une longue enquête, nourri par des documents d'archives inédits ainsi que par de nombreux témoignages d'anciens acteurs de l'Institut de l'environnement, l'ouvrage de Tony Côme propose de revenir en détail sur l'histoire de cette expérience institutionnelle exceptionnelle, mais à présent oubliée.
L'innovation, qu'elle concerne le produit, le processus ou le management, s'inscrit dans un projet global, structurant, perturbateur de toute l'organisation, et nécessite l'adhésion de toutes les parties prenantes. Tout l'art du manager est de concilier ces différentes contraintes.
Au cours de sa carrière aussi discrète qu'exceptionnelle, Gérard Ifert fut à la fois graphiste, scénographe d'exposition, concepteur de mobilier et photographe, encouragé en cela par sa formation à l'école des Arts et Métiers de Bâle (Allgemeine Gewerbeschule) à la fin des années 1940, puis par son intégration dans l'équipe pluridisciplinaire des expositions du Plan Marshall à Paris au tout début des années 1950. Né à Bâle en 1929, arrivé à Paris en 1949, et décédé en 2020, Ifert a passé l'essentiel de sa vie professionnelle en France, avec quelques retours temporaires en Suisse, en 1952-1953 dans le fameux service de communication des laboratoires Geigy, puis en 1963-1964 lorsqu'il contribue à la conception de l'un des secteurs de l'exposition nationale suisse de Lausanne. De 1953 à 1960, il rejoint le service des expositions de l'ambassade américaine à Paris, puis du Centre culturel américain. Il s'installe ensuite à son compte, accompagné par Rudi Meyer à partir de 1964. Malgré ces multiples casquettes et si l'on considère les nombreuses occurrences de publications et d'expositions de son travail au cours de sa carrière, on peut s'étonner que l'addition de ces marques d'intérêt n'ait finalement pas permis à Gérard Ifert d'accéder à une reconnaissance égale à celle d'autres designers de sa génération. L'une des raisons en est certainement, et paradoxalement, une pratique très diversifiée qui a pu nuire à une identification claire de son activité. Cet ouvrage monographique entreprend ainsi de retracer sa carrière à travers quatre textes. Sous des angles différents, chacun d'entre eux revient sur l'approche pluridisciplinaire du " Suisse de Paris" et interroge d'une façon singulière sa façon d'exercer le design, propre au contexte de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces contributions s'appuient sur des échanges inédits entre les auteurs et Gérard Ifert, sur ses archives personnelles, et sont nourris d'une iconographie riche reproduite ici pour la première fois.
Potter Norman ; Côme Tony ; Kinross Robin ; Rouffi
Qu'est-ce qu'un designer, publié pour la première fois en français en 2011, est un livre qui s'adresse aux étudiants et aux professionnels des domaines de l'architecture et du design. Loin de se contenter d'un questionnement (ou d'une réponse) bien formulé, il énonce les conditions dans lesquelles l'activité de design constitue en elle-même une question ouverte, et dans lesquelles les décisions de design - et les artefacts qu'elles produisent - sont tenues d'admettre une réponse sur le plan social. Les designers trouveront dans cet ouvrage un portrait vivant de leur profession, ainsi qu'un exposé des traditions essentielles au mouvement moderne. Les étudiants et enseignants, pour leur part, y trouveront une discussion d'une grande richesse, directement issue de l'expérience personnelle de l'auteur. Traduit à partir de la quatrième éditions révisée, Qu'est-ce qu'un designer se pose aujourd'hui comme un témoignage incontournable dans son domaine. Bien que ce texte ait été écrit en 1969, la singularité du point de vue de l'auteur ainsi que son positionnement politique sont aujourd'hui toujours aussi pertinents et en font un ouvrage de référence pour de nombreux professionnels. Cette réédition comprend la préface rédigée par Tony Côme à l'occasion de la précédente réédition (2018), qui revient sur le parcours de Norman Potter, tout à la fois menuiser, enseignant, designer, poéte et militant anarchiste.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.