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L'opinion publique dans les pays de langue allemande
Combes André ; Knopper Françoise
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782296017733
Revisitant les travaux de Jürgen Habermas, le présent ouvrage réunit les approches croisées de la littérature, de l'histoire, de la politique ou de la sociologie, de l'histoire des idées, de l'histoire des mentalités et de l'analyse du discours, afin de reconstituer les mutations qui sont intervenues dans l'espace public des pays de langue allemande. Pilier normatif de la société démocratique au XVIIIe siècle, puis synonyme de citoyenneté dans l'Etat-nation du XIXe siècle, l'opinion publique tend-elle actuellement à se déliter ? Illustrant la double nature de l'opinion, qui est à la fois admise par un groupe déterminé et prétend pourtant se constituer autour de concepts-clés qui susciteraient un consensus, les nouvelles technologies entretiennent-elles l'illusion de la citoyenneté universelle, remplacent-elles la norme par une expression individuelle guettée par l'arbitraire ?
La notion de "tournant" peut trouver, dans le fait littéraire, la plus pertinente des résonances. Bifurcation, écart dans une trajectoire, changement d'orientation ou nouveau départ, le "tournant" est une notion dynamique impliquant un changement qualitatif, un moment de renouveau, de devenir autre dans le temps. La notion est ici considérée dans une acception large : fait historique majeur, événement déterminant dans l'existence individuelle, changement de paradigme poétologique chez un écrivain, ou encore concept herméneutique.
Résumé : Lorsque l'Empereur abdique le 6 avril 1814, une page de l'histoire maçonnique se tourne. Deux obédiences se livrent désormais une guerre ouverte ou sournoise : le Grand Orient et le Suprême Conseil. Chaque loge, qu'elle soit parisienne, provinciale, coloniale, militaire, implantée à l'étranger, a sa vie propre. Les unes se limitent aux joies de la convivialité et à la pratique de la charité. Les autres s'activent dans la cité, participent à sa vie culturelle, fondent ou financent des oeuvres, des mutuelles, des écoles. Aux Antilles, elles sont confrontées à la question raciale; en Algérie, au choc de deux civilisations: au sein de l'armée, aux relations avec les autorités; à l'étranger, elles peuvent se trouver impliquées dans les conflits locaux. L'histoire de la Maçonnerie s'insère donc dans celle de la vie politique et sociale de la nation. Ce premier tome s'ouvre avec l'avènement de la Restauration et se clôt avec la fin de l'Empire autoritaire. La Maçonnerie, choyée, riche, influente mais sans colonne vertébrale Sous le premier Empire se forge, dans l'adversité, une personnalité. Elle est école de la liberté puis de la démocratie et toujours de la fraternité.
Le Grand Orient de France, de 1865 à 1914, devient une force politique, au service des idéaux républicains. Ses loges et ses convents débattent, avec plus ou moins de réalisme, de tous les sujets. Après les douloureux événements de la Commune, il se prononce en 1877 pour la liberté absolue de conscience. En 1880, il appuie le programme scolaire de Jules Ferry. En 1888, il combat le boulangisme. En 1898, il défend la cause de Dreyfus. En 1902, il soutient le gouvernement Combes. Les conséquences de l'affaire des fiches le conduisent à prendre quelque distance avec le pouvoir.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.