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Cézanne. Joindre les mains errantes de la nature
Colrat Jean
SUP
39,00 €
Épuisé
EAN :9782840509134
Pourquoi des images peintes ? Pour "joindre les mains errantes de la nature" répond Cézanne, nouant ses mains l'une à l'autre, les doigts entrelacés. Cette intention donne sa perspective à cette étude essentiellement consacrée à l'oeuvre peint de Cézanne. Elle désigne l'image comme lieu de reprise picturale du visible. La nature erre et se disperse, désirant une synthèse qu'elle ne connaîtra qu'à devenir corps de peinture. Elle reste intérieure à sa pleine réalité aussi longtemps qu'elle reste naturelle. C'est pourquoi Cézanne redit souvent cette étrange conception de son métier : peindre n'est pas réaliser des tableaux mais réaliser la nature. Le monde désire devenir image, et ce désir a donné à Cézanne sa ligne de conduite comme un impératif catégorique. Alors à quoi ressemble sa peinture quand elle est regardée comme une réponse à un tel impératif ? Inversement, que dit-elle de cet impératif singulier, presque halluciné ? Car derrière le parcours attentif aux images de Cézanne, qui en renouvelle souvent la compréhension, c'est bien cette question qui anime cet essai : comment l'image peut-elle s'imaginer devoir donner au monde sa réalité ?
Résumé : Tous les cinq ans, lors des élections présidentielles, on débat en France de savoir quel candidat sera le plus apte à jouer le rôle de sauveur de la nation. Lorsqu'une crise se déclare, c'est un messie qu'on réclame. Contre la quête d'une idole, Jésus, Sauveur né il y a deux mille ans, exerce son règne sans pouvoir et sans violence. Par sa mort sur la Croix, il met à nu l'injustice du monde. Par sa sainteté et sa résurrection, il nous ouvre dès maintenant à la vie divine, vie qui se donne dans l'histoire quand l'amour réalise la justice, vie de communion. L'enjeu de ses Carnets est d'explorer la puissance politique de cette communion qui vient à nous par trois chemins. En nous ouvrant à l'éternité, elle déconstruit l'apologie d'époques anciennes et la confiance irrationnelle dans le progrès. En appelant le maître à se faire serviteur, elle désacralise les pouvoirs économique et politique. Enfin, elle destitue les logiques identitaires, inscrivant l'altérité au coeur de la réalité divine et nous invitant à la pratique de la charité, c'est-à-dire au don joyeux de soi. P. C. - F. G. - A. W. Paul Colrat, Foucauld Giuliani et Anne Waeles ne représentent personne. Ils sont des paroissiens ordinaires, trentenaires, et enseignent la philosophie. Tous trois sont ou ont été membres actifs du Dorothy et du Simone, cafés associatifs à Lyon et à Paris, qui ont pour ambition d'expérimenter collectivement l'Evangile dans la vie laïque.
Lavallée Marie-Hélène ; Colrat Jean ; Amiot-Saulni
Marie-Hélène Lavallée est conservatrice générale du Patrimoine et directrice du musée national Jean-Jacques Henner. Jean Colrat est agrégé de philosophie et Docteur en histoire de l'art. Emmanuelle Amiot-Saulnier est Docteur en histoire de l'art.
Résumé : L'homme qui ne voyait pas l'essentiel, L'homme qui pour mieux se connaître traversait lesmiroirs, L'homme qui parlait à son enfance, L'homme qui collait des fenêtres sur les murs...Autant de micro-histoires tendres, parfois drôles ou plus métaphysiques, qui posent un regardsur le monde, l'univers, la nature humaine et ses profondeurs. Réalisés au cours des deuxdernières années, ces cent rêveries ont déjà été exposées au Passage de Retz à Paris, auMusée d'Art Moderne et Multimedia de Moscou et sont à l'honneur au Festival de Chaillol(Hautes-Alpes).Loin du bruit et de la fureur du moment, ces dessins légendés sont une invitation à prendre letemps de regarder le monde différemment. Une tentative de réponse rêvée.Né en 1969 à Paris, Pascal Colrat étudie le dessin et la photographie à l'Ecole NationaleSupérieure des Beaux-Arts de Paris. Il travaille pour plusieurs grandes institutionsculturelles et expose régulièrement en France et à l'étranger. Il publie aux éditions TextuelSignes de la Biélorussie, un travail présenté au Centre Georges Pompidou en 2002. Il estaussi l'auteur de Quatre jours à Beyrouth (Textuel, 2007) et de Créer c'est résister (Textuel,2011), Design Designers (Pyramid, 2002) et de La Soupe des renards (Talmart, 2008).
Alors qu'il n'était pas vraiment apparu chez Platon, le "philosophe-roi" disparaît complètement dans Les politiques d'Aristote. En revanche apparaît pour la première fois celui de "philosophie politique" , en un sens bien éloigné de celui d'aujourd'hui, la théorisation abstraite, détachée de la pratique, réservée aux cabinets de philosophes, voire de consultants. La philosophie politique est entendue non pas comme la théorisation que l'on peut faire de la cité, mais l'étude - theoria - que la cité fait d'elle-même, comme une forme d'autoconnaissance, c'est-à-dire une contemplation de la cité par elle-même. Or cela implique que règne dans la cité non pas un personnage aux capacités extraordinaires, le "philosophe-roi" , mais une certaine pratique théorique, celle par laquelle les citoyens s'assemblent pour se connaître eux-mêmes directement. Ainsi, même si les critiques qu'il formule de la démocratie ne sont pas négligeables, Aristote fournit avec son Peri politeia, une définition fortement citoyenne de la philosophie politique.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.