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Les versets de l'invincibilité. Permanence et changements religieux dans l'Algérie contemporaine
Colonna Fanny
SCIENCES PO
37,00 €
Épuisé
EAN :9782724606751
La religion, opium du peuple, ou bien formidable force de mobilisation ? On oublie trop souvent qu'elle est aussi une manière de penser le monde, dans sa pérennité certes, mais en même temps dans son rapport à l'événement et au changement. Ce livre montre comment un texte sacré - l'Inaltérable par nature - peut être non seulement moyen d'accès à l'universalité, mais aussi à l'historicité, du simple fait que ce sont des hommes, inscrits dans la précarité du réel, qui ont la charge de sa transmission. Ici, dans l'Aurès, en Algérie, que ces hommes soient des montagnards pour la plupart d'entre eux, des éleveurs-paysans pourvus d'une langue propre très ancienne qui n'est pas celle du Qoran, ne peut que rendre le constat plus saisissant. A travers quatre "nouvelles" , sortes de fictions nourries à la fois d'archives et d'enquêtes locales approfondies, l'auteur met en scène différents tableaux d'une évolution séculaire, à l'aide d'une démarche qui associe science des textes et interrogation sociologique. Dévoilant progressivement pourquoi la première moitié du XXe siècle est si importante pour comprendre l'Algérie contemporaine, et pèse si lourdement aujourd'hui, Fanny Colonna donne à lire autrement un passé proche, riche, mais encore opaque. Elle propose ainsi au présent d' "autres ancêtres" , non plus "féroces" , selon le mot de Kateb Yacine, mais artisans d'une culture où la religion était tout, et où à l'inverse d'aujourd'hui, elle avait le goût de la vie, car elle savait le sens du grotesque et l'art de la dérision.
C'est l'île dans toute sa splendeur que Robert Colonna d'Istria et Stanislas Fautré ont entrepris ici de nous faire découvrir, entre mer et montagne: la force de ses couleurs, de ses rochers, de ses eaux vives, de ses forêts, de ses plages, mais aussi de ses villages et de ses villes au bord de l'eau ou accrochés à la montagne. A travers la diversité des paysages, l'on redécouvre la nature profondément sauvage de la Corse, qui, si elle ne cesse d'attirer toujours plus de visiteurs, n'a rien perdu de son âme, ni de son charme. De la Giraglia à Bonifacio, de la Scandola aux aiguilles de Bavella et au cap Corse, jamais le pays n'avait été mis en lumière d'une façon aussi spectaculaire.
Résumé : Fruit d'une longue collaboration entre chercheurs italiens, algériens, tunisiens, marocains et français, appartenant à des générations différentes, coloniales et postcoloniales, ce livre aborde la question de "l'après-colonie" au Maghreb en contournant les débats idéologiques et les polémiques épistémologiques actuelles sur les sciences sociales occidentales souvent accusées de pérenniser une nouvelle forme de domination. II se tourne, dans une démarche clairement microsociale, vers des objets et des sources qui ont jusqu'ici très rarement attiré l'attention. Ce faisant, il met au jour, entre présent et passé, des pans entiers de la vie de sociétés maghrébines du XIXe au XXIe siècle qui se révèlent complexes et mixtes : populations migrantes travailleuses ou combattantes sur le sol africain, lieux de production directe inscrits dans la chair des territoires, élaborations conflictuelles d'identités, pratiques de fabrication de liens au long cours. L'ouvrage montre que les traces de ces actions humaines hétéroclites constituent aujourd'hui un patrimoine proprement maghrébin en même temps que nécessairement partagé avec d'autres. Il permet ainsi d'énoncer certaines au moins des questions, informulées voire informulables, que se posent, le plus souvent à l'aveugle, les nouvelles générations des deux rives. Pour la première fois peut-être, un collectif de chercheurs engage ici un désir commun de savoir(s) croisés par-delà les frontières.
A travers l'histoire d'un meunier, Jean-Baptiste Capeletti, et d'un hors-la-loi, Ben Zelmat, ce livre tente de souligner la puissance des liens tissés entre ceux qui ont vécu ensemble en Algérie à l'époque coloniale, le plus souvent sous des statuts très inégaux. Il se propose de montrer la proximité entre des lieux, des gens, des manières de vivre, profondément ancrés dans des relations personnelles comme dans des objets matériels et immatériels. L'attachement du Meunier à son moulin, du Bandit d'honneur à sa tribu, des Moines-Fermiers à leur projet de conversion qui passait forcément par une incorporation de la culture locale, offre une entrée privilégiée pour parler de cette relation charnelle que des personnes venues d'horizons divers ont nouée avec un morceau d'Algérie dans laquelle ils avaient été propulsés par des hasards multiples. Après avoir rapporté cette surprenante histoire dont presque tous les personnages et les témoins ont disparu, Fanny Colonna a mené, à partir de juin 2006, une enquête de terrain à la recherche notamment de son héros, l'énigmatique Meunier. Ses observations, consignées jour après jour dans la seconde partie du livre, complètent par petites touches le récit à la fois érudit et sensible d'une vie "qu'aucune fiction n'aurait pu inventer", passée dans un coin de l'Aurès au XXe siècle.
Résumé : Chaque année, près de 12 millions de Français se pressent dans les monuments et les sites culturels à l'occasion des Journées du patrimoine. En 2015, plus de 63 millions de visiteurs ont franchi, en France, le seuil d'un musée. Engouement spectaculaire, passionné, qui masque une réalité plus sombre : le patrimoine est malade. Plusieurs centaines de châteaux sont en vente car leurs propriétaires ne parviennent plus à les entretenir. Plusieurs centaines - milliers ? - d'églises, parfois admirables, sont abandonnées. Des oeuvres d'art inestimables, que les Français n'ont plus les moyens d'acquérir, filent à l'étranger, loin du cadre où elles avaient un sens. 20 000 objets précieux (meubles, statues, tableaux, tapis...) mis à la disposition des ministères, des préfectures ou des ambassades ont disparu - peut-être pas perdus pour tout le monde. Chaque jour, des bâtiments historiques sont détruits, sacrifiés au nom du progrès, des objets culturels majeurs sont dénaturés, réduits à leur aspect marchand, des trésors sont laissés à l'abandon... Sur fond de scandales et de révélations, ce livre brillant et stimulant propose une analyse des mérites du patrimoine et examine les périls qui le menacent. Il dresse le bilan sans concession d'un échec de nos institutions. Pillé, détruit, méconnu, incompris, délaissé, vendu, le patrimoine français est en danger. Qu'attendons-nous pour le sauver ?
Gemenne François ; Rankovic Aleksandar ; Zalasiewi
« Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s?est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l?on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n?est plus la Terre que l?on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l?on domine, que l?on possède et que l?on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s?inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c?est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno LatourChangement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux? Voici le premier atlas réunissant l?ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.4e de couverture : « Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s?est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l?on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n?est plus la Terre que l?on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l?on domine, que l?on possède et que l?on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s?inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c?est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno LatourChangement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux? Voici le premier atlas réunissant l?ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.