Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les temps des arts et des cultures
Bonaccorsi Julia ; Collet Laurent ; Raichvarg Dani
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343123820
Historiquement, "la culture", les objets, les "êtres" culturels ou de l'ordre du culturel, les phénomènes culturels ou de l'ordre du culturel sont inscrits dans le temps selon des temporalités elles-mêmes plus ou moins longues : durée de la création d'une oeuvre, transformation d'un objet - oeuvre, édifice... - en un objet patrimonial, installation de ces objets dans la culture. Cependant, l'arrivée des industries dites culturelles a rompu cette approche : multipliant les "produits", elles nous font entrer dans une nouvelle ère, celle de leur reproductibilité quasi permanente et à l'infini et de leur production-consommation rapide. Quelles sont les spécificités de nos approches pour comprendre comment se fait la conjugaison des temps courts et des temps longs, des temporalités linéaires, non linéaires et polylinéaires ? Quelle place alors peuvent revendiquer les dispositifs communicationnels et les systèmes d'information dans cette inscription (ou dés-inscription) culturelle de ces objets ? Quels sont les outils conceptuels et les méthodes des sciences de l'information et de la communication pour les comprendre ? Quels sont aussi nos propres obstacles épistémologiques alors que nos recherches développent un fort tropisme pour l'actualité? Cet ouvrage rend compte en deux temps de ces deux moments qui témoignent d'une rupture temporelle, historique, sociale suffisamment forte pour les distinguer : les temporalités industrielles et les temporalités patrimoniales des objets culturels.
Emblématique de la Renaissance italienne, la Porte du Paradis, oeuvre monumentale en bronze doré réalisée entre 1425 et 1452 pour le baptistère de Florence par Lorenzo Ghiberti, n'a fait l'objet que de trois moulages intégraux durant sa longue histoire. Ces derniers ont permis la production de nombreux tirages en plâtre et la diffusion de ce chef-d'oeuvre dans le monde entier au XIXe et au XXe siècles au sein des académies européennes des beaux-arts, des universités et des musées, à des fins pédagogiques et artistiques. Acquis en 1841 par la ville de Lyon et exposé dans la grande salle du musée des Beaux-Arts, le tirage en plâtre lyonnais est cédé en 1936 à la faculté des lettres. Faute d'espace, il est alors démonté et déplacé de réserve en réserve pendant quatre-vingt-sept ans. En 2025, cette oeuvre retrouve sa place au sein du musée des Moulages de l'université Lumière Lyon 2 après une campagne de restauration hors norme, que relate cet ouvrage richement illustré, notamment par les élèves dessinateurs de l'école Emile Cohl.
Bonaccorsi Julia ; Bourdaa Mélanie ; Raichvarg Dan
Résumé : Les noces entre l'art et la technique sont anciennes et la technique apparaît tour à tour objet, sujet et support de création, mais aussi de diffusion et de circulation sociale de l'art. Les approches esthétiques et sémiologiques ont rarement pris la mesure de la dimension communicationnelle, voire communicante, de cette rencontre. Que l'on songe au frontispice de la Fabrique du Corps Humain de l'anatomiste de la Renaissance André Vésale gravé par le Titien, aux lanternes magiques et à leurs porteurs au XIXe siècle, au début du cinéma des Frères Lumière avec l'arrivée en gare de La Ciotat et ses effets-public. De fait, le mode d'existence communicationnel de l'art est d'autant plus opérant dans l'espace public que la technique est elle-même considérée non comme un instrument ou une matière mais un objet social. Numériques, les techniques contemporaines constituent à l'évidence des supports de médiation et de diffusion qui modifient les "mondes de l'art". Au-delà des objets-oeuvres ainsi produits, cet ouvrage, issu des t présentations faites au XIXe Congrès de la Société Française des Sciences de l'Information et de la Communication, présente les recherches sur les reconfigurations que le numérique apporte à ces pratiques créatives. Quelles sont les représentations des acteurs de ces arts et de leurs usages de ces dispositifs ? Peut-on réfléchir à une nouvelle sociabilité des arts ainsi recomposés ?
Certes, Georges-Jean Arnaud aime par-dessus tout écrire des romans policiers et il a été reconnu pour la qualité de son oeuvre policière dès le début de sa carrière en recevant le Prix du Quai des Orfèvres 1952. Mais il n'a pas pour autant renoncé à écrire d'autres romans dans divers genres du roman populaire. En effet, s'il est l'auteur de 108 romans policiers, il est aussi l'auteur de 115 romans d'espionnage, de 101 romans de science-fiction, de 73 romans légers ou érotiques, et d'une vingtaine de romans dans d'autres genres : aventures, fantastique ou horreur, guerre et roman historique - dont trois romans liés à sa biographie familiale. G. -J. Arnaud est donc l'exemple parfait du romancier populaire des temps modernes, du moins de ceux qui ne subissaient pas encore la dictature des médias virtuels. Cette oeuvre écrite majeure est présentée ici sous tous ses aspects, du choix des thèmes et des personnages aux illustrations ou aux titres retenus, des adaptations aux interviews accordées. Souhaitons que ce que nous pensons être un hommage, au terme d'une carrière bien remplie, soit aussi une belle leçon sur la nature et l'histoire du roman populaire.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.