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Le dossier de l'affaire Pasternak
COLLECTIFS/PROYART
GALLIMARD
26,30 €
Épuisé
EAN :9782070732470
En 1957, un an après le XXE congrès du Parti où Khrouchtchev avait dénoncé les "crimes" de Staline, Boris Pasternak, le plus grand poète russe du XXE siècle, se décidait à braver tous les interdits pour faire publier en Italie une traduction de son roman, Le Docteur Jivago, censuré pour avoir osé, selon les termes du chef du Département de la culture, "montrer les péripéties des années de la révolution avec les yeux de nos ennemis" . L'ouvrage parut au cours de l'été 1958 dans les principales langues européennes et valut aussitôt le prix Nobel à son auteur. La fureur du Comité central et la virulence de la campagne de presse fomentée contre Pasternak le contraignirent à refuser le prix... Le dossier de l'affaire est un document unique à tous égards. D'abord parce qu'il émane du Centre de conservation des documents contemporains, créé par Boris Eltsine. Ensuite, et surtout, parce que cet ensemble très complet de pièces, notes et documents progressivement exhumé des archives secrètes du Comité central jette pour la première fois une lumière crue sur les mécanismes de la répression totalitaire, déchaînée contre un artiste coupable de "vouloir rendre son peuple à son histoire, et son âme à la société à laquelle il appartient" .
Résumé : J.-B. Pontalis, Bornes ou confins Sandor Ferenczi, Principe de relaxation et néocatharsis Ronald Fairbairn, Les facteurs schizoïdes de la personnalité J.-B. Pontalis, A propos de Fairbairn Wilfred R. Bion, Différenciation de la part psychotique et de la part non psychotique de la personnalité D.W. Winnicott, Le rôle de miroir de la mère et de la famille dans le développement de l'enfant Hanna Segal, D'un système délirant comme défense contre la résurgence d'une situation catastrophique Jean Bergeret, Limites des états analysables et états-limites analysables Olivier Flournoy, Les cas-limites : psychose ou névrose ?Joyce McDougall, Le psyché-soma et le psychanalyste Masud Khan, La rancune de l'hystérique, Du démon du bien et des infortunes de la vertu Jean-Claude Lavie, L'absence de quoi ?... Beaucoup de bruit pour rien Georges Favez, La résistance de l'analyse Anna Freud, Difficultés survenant sur le chemin de la psychanalyse André Green, L'analyste, la symbolisation et l'absence dans le cadre analytique.
Hommage à Goethe : Ernst Robert Curtius, Goethe ou Le classique allemand Bernard Groethuysen, La vie de Goethe Thomas Mann, Liberté et Noblesse André Gide, Goethe André Suarès, Goethe l'Universel Charles-Ferdinand Ramuz, Le Sage Pierre Abraham, Créatures chez Goethe René Berthelot, Goethe et l'esprit de la Renaissance Jules de Gaultier, L'amoralisme de Goethe Jean de Pange, Le démon de Goethe Jean Prévost, L'ordre en place d'idéal Denis de Rougemont, Le silence de Goethe Jean Strohl, Goethe, savant naturaliste Raymond Schwab, Faust, question homérique Georges Pelorson, Image de Goethe A. Rolland de Renéville, Goethe et le tourment de l'infini Textes : Johann Wolfgang von Goethe, Second Faust (Extraits) - Sept Elégies Romaines - De l'architecture allemande Chroniques : Alain, Propos Abbé Mugnier, Lettre Albert Thibaudet, Le Président Denis Saurat, Goethe aujourd'hui Ramon Fernandez, Réserves Marcel Jouhandeau, Binche-ana : Agnès (II) Louis Guilloux, Hyménée (III)
Résumé : La vie : Marc Chagall, Comme un feu Jean Lacouture, Un écrivain et le journalisme Frédéric J Grover, Entretien sur Maurice Barrès Julien Segnaire, L'antimilitarisme du "coronel"Pierre Bockel, Malraux et la foi Pierre Moinot, A M au jour le jour Bernard Frank (1927-1996), A la source de la cascade Philippe Médoux, Le Bengale Louis Bertagna, Il a vécu jusqu'à sa mort Francis Ponge, Sans titre L'oeuvre : Georges Anex, La terre insolite Jacques Chessex, L'inattendu Alain Clerval, Un autre Flaubert ? Lorand Gaspar, Pour accompagner Malraux Roger Judrin, Malraux vu par six lucarnes André Marissel, Entretien du 26 novembre 1975Jean-Michel Maulpoix, De la métamorphose et de la précarité...Antoine Terrasse, La nostalgie de Dieu Robert Mallet, Des images assez puissantes pour nier notre néant.
Ouvrage sous la direction de Michel Le Bris. L'Afrique fascine. Tant d'images, portées par les récits des voyageurs, depuis des siècles, tant de récits, d'écrivains africains, parmi les voix majeures de notre temps! Et l'évidence d'une prodigieuse capacité de création sans cesse réaffirmée, malgré les difficultés innombrables. On parle trop de l'Afrique en terme de malheur et d'assistance. Certes l'Afrique a besoin de la solidarité de tous. Mais elle nous donne aussi le plus précieux et le plus rare: un bouillonnement créatif en prise sur le siècle. L'Afrique, thème de la Deuxième édition du Festival Etonnant Voyageur à Bamako, du 21 au 25 février, 13è édition du Festival Saint-Malo Etonnant Voyageur du 16 au 21 Mai. L'année 2002 sera sans nul doute celle de l'affirmation, plus que jamais, de la puissance créatrice et régénératrice de la littérature africaine.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.