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VST N° 159, 3e trimestre 2023 : Grandeur et misères du quotidien en institution
Gomez Jean-François ; Marchal Jean-Luc
ERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782749278025
Une vieille définition de l'éducateur fut : "celui qui s'occupe des enfants en dehors des temps de classes et d'atelier" , donc des veillées, de la toilette, des repas, des loisirs. On sait pourtant que le quotidien se mêle de bien d'autres choses : du désordre des locaux, de la remise des travaux écrits demandés par la direction, de l'heure des repas et des activités, des prises de rendez-vous d'une journée, de la répartition des véhicules pour une sortie du dimanche, de la communication dans une équipe professionnelle. On sait aussi la proximité de la question avec celle du temps, des rythmes de vie, qui dans chaque institution peuvent être très ritualisé, ou au contraire, très ouverts et adaptable à des situations nouvelles. On voit bien que chaque institution, par la nature même de son projet, par la configuration de ses murs, par ses conceptions et son idéologie, induit à élaborer la notion au gré des besoins et sous des formes bien distinctes. En réalité chacun pourrait témoigner d'un quotidien plus complexe qu'il n'en a l'air et dont on ne possède pas toujours les clés.
Quels responsables, quels cadres pour les équipes, les services et les établissements ? Comment diriger, comment encadrer, et comment y être formé ? Cette question se pose-t-elle différemment aux trois niveaux de la fonction de direction : de services ou de petites structures, d'établissements, d'associations de gestion ? Comment accède-t-on aujourd'hui aux fonctions de direction : voie promotionnelle ou voie " universitaire " ? Quels " modèles " y a-t-il derrière ces choix ? La " gouvernance " est-elle un concept neutre ?
A partir d'entretiens croisés, deux formateurs et chercheurs, spécialistes du travail social, revisitent les pratiques professionnelles de l'éducation spécialisée au regard de leurs propres expériences. Ils explorent tout à la fois des concepts majeurs des sciences de l'homme, les politiques sociales actuelles, les grands courants pédagogiques. Ils évoquent leurs rencontres avec des hommes et des femmes qui ont marqué le travail social jusqu'à aujourd'hui et interrogent les évolutions des missions, des métiers, des publics... Leurs réflexions éclairent l'histoire du travail social, tout en dégageant des perspectives pour l'action sociale et les intervenants sociaux de demain. Les théories des auteurs sont largement illustrées par une solide pratique de terrain dans des champs aussi divers que le monde du handicap, l'adolescence en crise, la grande précarité...
Il y a longtemps que l'existence du poème se manifeste autrement que dans les rimes, par ce soulèvement de l'âme que Federico García Lorca appelait le duende. Comme dans l'exemplaire cante fondo andalou, chant profond du flamenco, il s'agit de recueillir les premières et dernières paroles. Le poème dit le réel, la vie et la mort, franchit les frontières du temps et de l'espace et transfigure l'avenir. C'est la raison pour laquelle, en cette époque de multiplications de camps et de murs de toutes sortes, où l'exil devient la question du siècle, le poème peut se définir comme " l'expérience même de l'espoir ". (Yves Bonnefoy).
Au milieu des murs de pierres sèches de son pays natal, murs propres à retenir la terre et l'eau, mais aussi murailles de toutes sortes inventées pour chasser la vie, l'auteur engage une méditation sur son métier d'éducateur, ses grandes rencontres, ses réussites et ses déceptions. "Le peuple, écrit Simone Weill (1909-1943), a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-là, par elle-même, ne peut lui être d'aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie." Mais cette poésie est aussi politique. Le "gai savoir" dont il s'agit dans ces chroniques rejoint le tragique de Frédéric Nietzsche, mais plus encore les poèmes des troubadours occitans du XIIe siècle, chantant à mi-voix dans le "trobar clus", des bribes de sens qui résistent aux "prêts-à-penser" du moment.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.