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Villes de gauche, villes de droite. Trajectoires politiques des municipalités françaises de 1983 à 2
Nadeau Richard ; Foucault Martial ; Jérôme Bruno ;
SCIENCES PO
23,00 €
Épuisé
EAN :9782724616651
A chaque élection municipale, certains commentateurs annoncent des résultats largement tributaires de la conjoncture nationale. D'autres affirment que le sort des élus dépend avant tout de la situation locale. Dans la perspective d'anticiper les basculements à gauche ou à droite lors de ces scrutins, les auteurs ont analysé les résultats d'un panel de 236 villes de plus de 30 000 habitants sur trente ans (1983-2014). Ils ont passé au crible les critères locaux et nationaux susceptibles d'expliquer les succès et les défaites des candidats, tout en démontrant pourquoi certaines équipes sortantes sont systématiquement reconduites quelle que soit la situation politique nationale. Une typologie des facteurs ancrant ou non les villes dans une fidélité partisane se dessine. Elle met au jour le rôle déterminant de leur profil sociodémographique - avec comme variable clé la proportion de résidents en HLM - et souligne l'importance de la performance économique et financière des maires et de la stratégie politique qu'ils déploient pour assurer leur réélection. Une observation fine et inédite de la dynamique électorale locale, toujours orchestrée par la dialectique gauche-droite et exerçant en France une influence significative sur la politique nationale.
L'œuvre de l'évêque d'Hippone occupe une place à part dans la littérature occidentale. Elle peut à juste titre être lue comme un " grand code " de la pensée européenne, tant pour la littérature que pour la théologie et la philosophie. Il importe néanmoins de confronter les notions propres à la doctrine augustinienne avec ce qu'elle allait devenir par la suite. Dans ce dessein un retour aux sources s'impose, travail que nous espérons faciliter par ce petit lexique des notions principales de la pensée augustinienne. Le but n'est donc rien d'autre qu'une invitation à lire et à relire le texte d'Augustin.
Éditeur de Malcolm Lowry, Witold Gombrowicz, Leonardo Sciascia, Georges Perec, et tant d autres, fondateur des Lettres Nouvelles et de La Quinzaine littéraire, critique et écrivain, Maurice Nadeau est un des acteurs essentiels de la vie artistique et littéraire de ce siècle, dont il est aussi le témoin privilégié.Il revisite dans ces mémoires un itinéraire hors du commun, fait de rencontres et de sa passion, déterminante, pour « l écrit » auquel il voue depuis l enfance un respect qui lui interdit tout compromis. Redouté parmi les jurys et les cercles littéraires pour sa franchise, Nadeau défend la littérature, la vraie, mais aussi ses plus fervents acteurs. D Adrienne Monnier, dont il fréquentait assidument la librairie lorsqu il avait vingt ans, à son ami Henry Miller en passant par les surréalistes André Breton et Benjamin Péret, ou encore Raymond Queneau, avec lequel il revendique une ressemblance physique et spirituelle aussi troublante que drôle, ces chroniques racontent, avec ironie et tendresse, le fabuleux parcours d un passeur de génie qui déclare, en toute modestie: « Henri Michaux, qui m avez, un jour, étrillé, Witold, qui m avez si cordialement haï, je vous remercie. Pour vous, j ai existé. Même si ce n était que par vous. »
Toutes les routes et les chemins, tous les paysages et les jardins de la Littérature, Maurice Nadeau les a un jour ou l'autre parcourus, quand il ne les a pas lui-même ouverts ou dessinés. Compagnon de route des Surréalistes, collaborateur du Combat d'Albert Camus et Pascal Pia, il est le premier nouveau critique à s'imposer à la Libération. A ce titre, et à celui d'essayiste et d'éditeur, on peut le qualifier de "contemporain capital des Lettres" . Impartial et passionné, engagé et éclectique, il a voué sa vie au plaisir de lire et d'apprendre à lire aux autres, de découvrir et de faire découvrir. Son nom est inséparable de ceux de Genet, Borges, Leiris, Lowry ou Perec et de cent autres encore, synonyme d'indépendance et de liberté. Choisis parmi ses meilleurs écrits, fruits d'une immense activité journalistique, ces articles, ces préfaces témoignent d'un demi-siècle d'admirations, de surprises, de rencontres. A les lire aujourd'hui, nous redécouvrons les fureurs de Céline, les réquisitoires de Sartre, les humeurs de Léautaud, les enfers de Genet, le combat de Gide ou les désespoirs de Beckett comme s'ils éclataient pour la première fois. Une vie exemplaire, consacrée à la Littérature, que Maurice Nadeau a su servir comme un guide solitaire et influent, souvent en prophète, incontestablement en maître.
Le retour des doctrines de la "'guerre juste'" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept: ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés: le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre. Biographie de l'auteur Christian NADEAU est professeur de philosophie politique à l'Université de Montréal. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, Julie SAADA enseigne aux Universités de Paris IV et Paris IX.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?