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Sociétés contemporaines N° 133, 2024 : Varia
Bidet Jennifer ; Gallot Fanny ; Gilbert Pierre
SCIENCES PO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782724642452
Ce numéro varia est composé de cinq articles portant sur le corps, la santé mais également le travail. Dans le premier, Gaëlle Larrieu mobilise les disability studies pour analyser les représentations et les pratiques de parents d'enfants présentant des variations du développement sexuel. Elle souligne ainsi l'imprégnation par ceux-ci des lectures individuelles et médicales de ces variations corporelles, tout en mettant en évidence les conditions de possibilité d'une critique des normes médicales et de genre pour une minorité d'entre eux. A partir de l'ethnographie d'un programme d'éducation thérapeutique de personnes diabétiques, Vincent Schlegel montre comment la mise au travail des malades tend à invisibiliser les différences, socialement situées, de rapports au corps, à l'origine de résistances thérapeutiques chez les hommes des classes populaires. Raphael Challier étudie les logiques sociales de réticence aux vaccins contre le Covid 19 : son enquête montre qu'elles trouvent leur principale origine dans des rapports à la santé, aux services publics et à l'Etat antérieurs à la pandémie. La reconversion d'anciennes cadres dans l'artisanat constitue l'objet d'étude d'Antoine Dain : ces trajectoires lui permettent de questionner les mécanismes du transfert de dispositions entre des univers sociaux très différents et les conditions d'appropriation et d'adaptation par ces nouveaux venus dans ce milieu qui peut leur être étranger. Enfin, en s'appuyant sur une immersion ethnographique et participative au coeur d'un projet de diffusion du community organizing en France, Karel Yon met au jour les résistances syndicales à cette pratique, qui résultent de la professionnalisation du syndicalisme, mais aussi de la non-reconnaissance par ces professionnelles du "travail militant reproductif".
L'ouvrage comble un vide: la sociologie du travail n'a guère étudié les formes d'engagement actif des personnes dans leur travail. Pourtant, ces moments de « vrai boulot » sont créateurs de valeurs, de normes et d'appuis critiques. Mais est-ce encore le cas lorsque le travail semble échapper à l'homme, perdu parmi les automates? Pour répondre à cette question, l'ouvrage présente une enquête ethnographique menée auprès de techniciens de la téléphonie. Il nous plonge au coeur des transformations du travail à l'ère numérique. Comment les travailleurs s'y retrouvent-ils? On les suit dans leurs efforts pour s'orienter et élaborer des formes de vie. En partant du travail concret, des gestes et du rapport à un environnement de travail complexe, comme les multiplie notre société de la connaissance, l'auteur pose ainsi la question des nouvelles figures du travail et de la société qui s'y construit aujourd hui.
Résumé : À l'initiative de la revue Actuel Marx, s'est tenu, en septembre 2004, aux Universités de Paris-I et de Paris-X, le Congrès Marx International IV, " Guerre impériale, Guerre sociale ", avec la participation d'un millier de chercheurs du monde entier. On trouvera ici rassemblées les interventions majeures, présentées en séances plénières. Des théoriciens aux approches souvent divergentes confrontent leurs analyses sur des questions qui divisent l'opinion " radicale ".
Jacques Bidet est professeur de philosophie à l'Université de Paris X, directeur de la revue Actuel Marx (CNRS). Il a notamment publié aux PUF: Théorie générale: théorie du droit, de l'économie et de la politique (PUF, 1999), Que faire du Capital? Matériaux pour une refondation (PUF, 2000). - Eustache Kouvélakis est chercheur à l'Université de Wolverhampton (Royaume-Uni). Sa thèse de doctorat, Philosophie et révolution de Kant à Marx, est à paraître chez Verso (Londres) et aux PUF.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.