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Rubens. Lille, palais des Beaux-Arts, 6 mars - 14 juin 2004
Brejon de Lavergnée Arnauld ; Vlieghe Hans ; Devis
RMN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782711846542
Quatre questions à Peter Paul Rubens par Arnauld Brejon de Lavergnée A. B. L. - Quelques renseignements sur vous ? P. P. R. - J'aime écrire et correspondre avec mes amis " Je suis un homme de caractère et de goût pacifiques et résolument hostile aux guerres, procès, incidents et querelles publiques et privations ". A. B. L. - N'avez-vous pas été collectionneur ? P. P. R. - " Je n'ai jamais négligé, au courant de mes voyages, d'observer et d'étudier les antiquités des collections publiques et privées et d'acheter des objets curieux à deniers comptants ". A. B. L. - Pour quelles cours européennes avez-vous travaillé ? P. P. R. - Pour l'Angleterre, l'Espagne, la France... " Je suis frappé par la détresse des princes. Je ne peux me l'expliquer que par la répartition, entre les mains d'un très grand nombre de particuliers, des richesses de l'univers ". " Je ne suis pas mécontent de visiter, au cours de mes pérégrinations, tant de pays différents... ". A. B. L. - Quel souvenir gardez-vous de la France ? P. P. R. - Je ne comprends pas les Français avec leur manie des duels. Certaines Parisiennes sont très belles, " retenez pour moi pour la IIIe semaine les deux dames Capaïo de la rue du Vertbois car je compte faire en grandeur naturelle trois études de sirènes et ces trois [sic] personnes me seront d'un grand secours tant à cause des expressions superbes de leurs visages, mais encore pour leurs superbes chevelures noires... ". Citations extraites de Rubens, Correspondance.
Brejon de Lavergnée Barbara ; Gady Bénédicte ; Ros
Résumé : C'est un fait remarquable et pourtant peu connu : le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France peut s'enorgueillir d'une des plus belles collections de dessins français du XVIIe siècle. D'une très grande richesse, celle-ci couvre tout le siècle, du règne d'Henri IV jusqu'à la mort de Louis XIV. Outre des dessins de peintres illustres bien représentés dans les collections publiques, de Martin Fréminet à Simon Vouet et Charles Le Brun en passant par Michel Corneille le père ou Philippe de Champaigne, elle abrite de nombreux dessins de graveurs, tels Jacques Callot, Sébastien Leclerc, Jean et Pierre Lepautre ou encore Robert Nanteuil, tous aquafortistes ou burinistes de grand talent. Dans les genres les plus divers (portrait, paysages, "modes", compositions funéraires, projets architecturaux, illustrations d'almanachs, images satiriques), ces dessins donnent une image éclatante, foisonnante et originale du Grand Siècle, trop souvent appréhendé par le seul biais de la peinture d'histoire et de ses représentants. Publié à l'occasion de l'exposition "Dessins français du XVIIe siècle", présentée au printemps 2014 à la Bibliothèque nationale de France, cet ouvrage met l'accent sur une centaine de chefs-d'oeuvre issus de ce fonds exceptionnel. Somptueusement illustré, signé par les plus grands spécialistes, il séduira les connaisseurs désireux d'apprécier la qualité d'oeuvres souvent inédites ou nouvellement attribuées, ainsi que les amateurs, qui trouveront là matière à cultiver leur goût pour l'extraordinaire richesse de la scène artistique du XVIIe siècle français.
Résumé : Qui ne connaît, au moins par leur riche iconographie, les célèbres cornettes des Filles de la Charité ? Fondée par saint Vincent de Paul et Louise de Marillac au xviie siècle, la petite communauté parisienne a rapidement gagné la France des villes et des villages pour devenir la principale congrégation de soeurs actives à la fin de l'Ancien Régime. " La rue pour cloître " : telle était la règle de vie originale de ces femmes, ni cloîtrées ni mariées mais célibataires vouées au service des pauvres. Après un premier tome consacré à la période moderne, Matthieu Brejon de Lavergnée aborde ici les deux siècles suivants, entre Révolution française et Deuxième Guerre mondiale. " Le temps des cornettes " : c'est celui d'un nouveau contrat social entre Etats et Eglises pour répondre aux pauvretés de l'âge industriel comme à la forte demande d'éducation, de santé et de loisirs des sociétés urbanisées. Sensibles à la conjoncture politique, les Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul connaissent aussi exil et martyre en France, au Mexique ou en Chine. L'échelle des cornettes est désormais globale, de l'Europe à ses espaces coloniaux comme aux nouveaux mondes américains. Missionnaires, elles exportent un culte marial si français depuis les apparitions de Catherine Labouré en 1830. Mais encore institutrices, infirmières, éducatrices ou syndicalistes, elles accompagnent les nouveaux fronts de la professionnalisation féminine au xxe siècle. Elles contribuent ainsi à redessiner les rapports de genre au sein de sociétés dures aux femmes. Féministes, les bonnes soeurs ? La question mérite d'être posée. C'est tout l'intérêt de cet ouvrage, appuyé sur de riches archives, que d'évoquer avec rigueur le rôle capital joué par des générations de femmes qui ont lié horizon spirituel et travail social. Matthieu Brejon de Lavergnée est agrégé et docteur en histoire, maître de conférences habilité à la Sorbonne. Il est spécialiste d'histoire sociale et religieuse, et s'attache en particulier à une histoire de la charité, de la philanthropie et de l'assistance.
Brejon de Lavergnée Arnauld ; Vittet Jean ; Auclai
En 1607, Henri Iv fonde la manufacture du faubourg Saint-Marcel ; cette création est à l'origine de l'actuelle manufacture des Gobelins. Parmi les premières commandes royales figure le cycle exceptionnel des quinze tapisseries de La Tenture d'Artémise, aujourd'hui réunies grâce au mécénat de Natixis. Ce tissage à fil d'or et d'argent destiné à la reine Marie de Médicis est un splendide témoignage, à l'aube du XVIIe siècle, de l'art de la Renaissance française : le projet, initialement conçu pour la reine-régente Catherine de Médicis, s'inspire en effet de dessins antérieurs d' A. Caron (vers 1521-1599) complétés sous Henri IV par Lerambert. Les tapisseries de l'histoire d'Artémise, veuve du légendaire roi Mausole, constituent un véritable mur de laine, digne des créations du Rosso à Fontainebleau, où l'exaltation du pouvoir royal exercé par une main féminine s'exprime avec un faste expressif et une énergie héroïque typiques de la Renaissance.
Résumé : Pourquoi les milieux académiques européens qui dominaient la critique d'art au XIXe siècle jusque vers 1880 nourrissaient-ils tant d'incompréhension à l'égard de la peinture caravagesque, pourquoi ne comprenaient-ils pas l'unité et la puissance expressive de cette peinture? La réponse à ces questions nous est donnée au cours d'une véritable enquête menée par André Berne-Joffroy. Telle l'instruction d'une affaire, l'auteur examine chaque nouvelle pièce versée au dossier afin de reconstituer l'oeuvre de Caravage avec une extrême sagacité. Par sa précision, Le dossier Caravage a fortement marqué plusieurs générations d'historiens de l'art, notamment italiens. L'ouvrage d'André Berne Joffroy, publié en 1959 par les éditions de Minuit puis en 1999 chez Flammarion dans la collection "Idées et Recherche", a fait l'objet d'une nouvelle mise à jour pour sa publication dans la collection "Champs arts".
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.