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Revue française de sociologie N° 63-2, avril -juin 2022
Dubuisson-Quellier Sophie ; Dubois Michel
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724637519
Quels sont les effets du schéma de classe d'emploi élaboré lors de la récente rénovation de la nomenclature socioprofessionnelle des enquêtes de la statistique publique en France ? Thomas Amossé, Joanie Cayouette-Remblière et Julien Gros reviennent sur la construction de cette grille et montrent, à partir de plusieurs enquêtes, que ce schéma permet de renouveler la description de la société française. L'action éducative des lycées peut-elle être évaluée correctement alors que la mesure repose depuis ses origines sur une erreur méthodologique ? Fernando Núnez-Regueiro et Pascal Bressoux interrogent les limites de la mesure de la valeur ajoutée des lycées (IVAL) à partir de l'étude de l'action éducative des lycées de l'académie de Grenoble et proposent des stratégies d'estimation alternatives. A partir d'un corpus de plus de 70 entretiens, Cécile Thomé étudie les conditions comme les modalités de la spontanéité sexuelle. Elle montre que même si les pratiques sexuelles des hommes et des femmes se sont rapprochées, les représentations genrées du fonctionnement du désir persistent. Ces représentations naturalisent un désir subalterne du côté des femmes, auquel répondrait un "besoin" sexuel permanent du côté des hommes. Alors que la pandémie de covid-19 a profondément bouleversé les protocoles de recherche en sciences sociales, Rébecca Lévy-Guillain, Alix Sponton et Lucie Wicky examinent les façons dont l'entretien à distance transforme le mode de production des connaissances dans les recherches adoptant une démarche biographique. Cette note méthodologique souligne que l'arbitrage entre distanciel et présentiel doit résulter d'une réflexion qui tienne compte de la question de recherche comme des mécanismes sociaux étudiés.
Résumé : Ab Absurdo, c'est un mélange funky de strips sur l'actualité (que Marc publie d'ailleurs dans 7sur7 ou les Echos week-end) et de strips plus absurdes, même si, récemment, l'actualité a rejoint l'absurdité en plein (on parle d'une fusion prochaine). La série à succès repart avec des gilets jaunes, des Manus, la sauvegarde de la planète et des dividendes.
Manger, bouger", "J'éco-rénove, j'économise", "Ces génériques, c'est génial !", "Fumer tue"... Que fait l'Etat lorsqu'il s'immisce ainsi dans nos vies privées et cherche à orienter nos pratiques ? A-t-il une légitimité pour le faire ? Quels sont les acteurs et les instruments de ce gouvernement des conduites ? Comment les intéressés réagissent-ils ? Dans sa lutte contre l'obésité, le réchauffement climatique, le surendettement ou encore le déficit de la Sécurité sociale pour ne citer que quelques exemples, l'Etat cherche moins à exercer un contrôle direct sur les individus ou à transférer sa responsabilité qu'à intervenir dans la régulation économique. A agir par plutôt que sur la demande. Finement articulés à des instruments plus classiques comme la contractualisation ou la réglementation, taxes, labels, prix, nudges ou autres étiquettes lui permettent de s'appuyer sur les mécanismes du marché que sont l'intérêt et la concurrence, d'orienter les pratiques des entreprises, et in fine les comportements des citoyens...
Résumé : Achats bio, boycott, refus de la publicité, éco-villages, véganisme... Multiforme, la consommation engagée fait du marché un lieu de contestation politique contre les excès du capitalisme et de la société d'accumulation. Dès le xviiie siècle apparaît l'idée que les citoyens peuvent, en unissant leurs efforts individuels, infléchir les tendances délétères de la société. Depuis, ce mouvement n'a cessé de grandir et d'étendre ses prérogatives. Aux causes de justice sociale se sont désormais ajoutées les luttes contre la dégradation de l'environnement, pour les circuits courts, contre la souffrance animale, pour l'éthique dans les échanges, etc. Critique à la fois contre et dans le marché, avec lequel elle entretient une relation ambiguë, la consommation engagée s'impose aujourd'hui dans l'espace public comme un moyen d'influencer les acteurs économiques et les gouvernements. Mais les consommateurs peuvent-ils réellement changer les règles du jeu ? Sociologue, Sophie Dubuisson-Quellier est directrice de recherche au CNRS et directrice du Centre de sociologie des organisations de Sciences Po (CSO, CNRS). Elle a notamment dirigé Gouverner les conduites, aux Presses de Sciences Po (2016).
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.