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Culture & Musées N° 13 : Scènes et scénographies alimentaires
Boutaud Jean-Jacques ; Chaumier Serge
ACTES SUD
20,30 €
Épuisé
EAN :9782742784387
La cuisine est, comme bien d'autres éléments, la manifestation d'un comportement culturel, au sens anthropologique du terme, les coutumes culinaires peuvent même ressortir à un patrimoine à valoriser, à préserver, quand il est l'objet de menaces. Mais il y a aussi ce que l'on nomme les arts de la table et les recherches culinaires les plus élaborées des grands chefs qui confinent à la création d'une oeuvre originale. La gastronomie relève de cet art qui suppose technique, reconnaissance et inventivité, dont le design culinaire en plein développement est exemplaire. Il y a enfin des productions artistiques qui ont recours à la cuisine comme toile de fond ou comme support même d'un langage créatif. Le spectacle se déroule autour et à partir d'une tablée de convives par exemple. Ces trois ordres de phénomènes ne sont pas de même nature, pourtant ils sont communément mêlés sous l'appellation générique de culture. La cuisine, dans ses différentes composantes, se trouve. par conséquent, à l'articulation entre les cultures populaires et les cultures savantes. Elle s'avère un excellent terrain pour en explorer la dialectique. Ce numéro de Culture et Musées se donne pour objet d'en dévoiler différentes dimensions.
La gastronomie est un univers foisonnant où chaque mets, ustensile ou rituel est un signe porteur de sens. De l'analyse profonde des intitulés de plats à la poésie des saveurs invisibles, en passant par l'imaginaire d'un langage de la table, cet ouvrage explore comment les symboles de la nourriture parlent. Il décrypte l'alchimie du sens, invitant le lecteur à un voyage sémiotique en terres gastronomiques pour mieux comprendre la cuisine à travers ses représentations. Finalement, si la nourriture parlait, elle révèlerait les symboliques culinaires et l'esprit des aliments.
Butaud Jean-François ; Gérard Jean ; Guibal Daniel
Jamais les arbres de la Polynésie française n'avaient fait l'objet d'un ouvrage aussi complet rassemblant autant d'informations techniques, scientifiques et traditionnelles sur les principaux arbres de Polynésie française. Ce guide est le fruit de nombreuses années de recherches bibliographiques, d'observations de terrain et d'études scientifiques coordonnées par le service du Développement rural de Polynésie française. Il a fallu parcourir les cinq archipels pour réaliser les observations, les prises de vue et récolter les échantillons de bois. Ces échantillons ont fait l'objet d études par l'unité de recherche «Production et valorisation des bois tropicaux» du CIRAD de Montpellier pour améliorer la connaissance des bois locaux et proposer des utilisations nouvelles. Mais parce que l'arbre remplit également nombre de fonctions et services qui tendent à basculer dans l'oubli, un inventaire des multiples usages traditionnels développés par nos anciens est proposé.Cet ouvrage s'adresse non seulement aux professionnels forestiers, artisans, menuisiers, ébénistes, enseignants, mais également aux promeneurs, amis et passionnés des arbres et de la forêt. Avec environ 100 espèces décrites en termes clairs et précis, et illustré par plus de 500 photographies couleur, il permet au plus grand nombre d enrichir ses connaissances sur le patrimoine arboré des îles de Polynésie française afin de mieux l apprécier, le préserver et le valoriser.
Avec sa très fine sensibilité au monde invisible, saint John Henry Newman oriente sa prédication paroissiale vers l'attente de la glorieuse venue du Christ. Le prédicateur anticipe cette venue dans une vision de foi. Témoin de cette vision, il s'emploie à former une vision analogue en ses auditeurs, puis en ses lecteurs, lorsqu'il publie ses sermons. La présente recherche étudie l'empreinte littéraire de cette vision. Elle cherche à atteindre le génie théologique qui commande sa communication. Mettant en évidence la présence d'une 'vision eschatologique' dans les Sermons paroissiaux, l'étude détaille la physionomie de l'auditeur ou du lecteur qu'elle implique ; elle décrit les procédés de discours et la langue de la foi utilisés pour la former peu à peu chez ces derniers. Afin d'enraciner historiquement et théoriquement la théologie de la 'vision eschatologique' qu'elle établit, l'étude analyse dans d'autres oeuvres de Newman l'intention du prédicateur lui-même. Elle appréhende enfi n le génie de ses compositions dans les termes d'une rhétorique de la foi et d'une fi ction théologique. La théologie de la 'vision eschatologique' manifeste alors chez ce prédicateur récemment canonisé par l'Eglise une véritable théologie de la prédication.
Sémiotique, sémiologie ? En toute approximation, on croit comprendre qu'il s'agit d'analyser tout ce qui peut faire signe en communication. S'il fallait le dire en une formule, la sémiotique est une incursion dans le monde des signes et des significations à démêler. Cependant, si la démarche motive par son contenu, elle refroidit bien souvent dans la forme. Les étudiants, les professionnels, les formateurs et les curieux s'enflamment à l'idée de décoder de multiples registres de la vie sociale (images, discours, gestes, objets, lieux, situations, etc.), avant de se heurter bien vite à un mode d'analyse et d'écriture, au mieux complexe, au pire compliqué, inutilement compliqué par rapport à un objet ou un phénomène sorti du quotidien. L'objectif de cet ouvrage est de construire des passerelles, pour un meilleur accès à la sémiotique, pour une compréhension facilitée de ses outils et méthodes, sur des objets très divers, sans renoncer au parti pris scientifique qui anime son approche, ses approches, en communication. Cette diversité même des approches éclaire sur le sens à donner au titre de cet ouvrage. "Sémiotique, mode d'emploi", n'a évidemment rien d'un manuel scolaire, appliqué laborieusement à reprendre l'instruction à la base. Il est bien question d'application, mais avec la fougue et l'inspiration de la libido sciendi qui ne saurait manquer, pour parodier Barthes, le plaisir de voir du signe là où d'autres s'arrêtent aux choses.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !