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Rêver l'archéologie au XIXème siècle : de la science à l'imaginaire
PERRIN-SAMINADAYAR (
PU SAINT ETIENN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782862722221
Le XIXe s. a donné à l'archéologie ses lettres de noblesse : apparue alors sous la forme d'une discipline scientifique, avec ses écoles et sa méthode, elle fait également irruption dans la littérature du siècle. La représentation et l'enseignement de l'Antiquité s'en sont trouvés profondément modifiés : l'Antiquité qui se présentait jusque-là comme une réalité verbale et toujours médiatisée par la littérature - avec au premier chef le rôle des Humanités et des langues anciennes - devient un objet d'étude relevant de la science et du concret. D'où une confrontation et une crise des imaginaires dont on peut trouver une preuve dans l'extraordinaire résistance de l'Université à intégrer les découvertes nouvelles de l'archéologie. Le XIXe s. représente donc le moment d'une véritable conversion sémiotique : on passe d'une représentation filtrée par la lecture à une reconstitution dans laquelle le vestige est à lire autant comme signe que comme preuve. L'archéologie vient ainsi concurrencer l'histoire ; d'où les débats qui agitent la fin du XIXe et du début du XXe s. : histoire et archéologie, histoire ou archéologie, histoire contre archéologie ? La science nouvelle suscite de nouveaux imaginaires qui lui sont propres. L'ouvrage regroupe des contributions d'historiens, d'archéologues, d'historiens de l'art, ainsi que de spécialistes de littérature du XIXe s. qui confrontent leur approche de ce tournant essentiel pour notre compréhension de l'Antiquité, mais aussi de la représentation que les Modernes en ont donnée. En laissant une place aux synthèses et aux études de cas, il rappelle les résistances rencontrées par l'archéologie au XIXe siècle pour être reconnue, montre les représentations de la science dans la littérature du XIXe s., et s'interroge sur les reconstructions et les imaginaires qu'elle a suscités.
Lavaud Martine ; Perrin-Saminadayar Corinne ; Bell
En 1847, Baudelaire écrivait dans La Fanfarlo : " Chez nous, l'on méprise trop l'art de la danse, cela soit dit en passant. Tous les grands peuples, d'abord ceux du monde antique, ceux de l'Inde et de l'Arabie, l'ont cultivée à l'égal de la poésie. (...) La danse peut révéler tout ce que la musique recèle de mystérieux, et elle a de plus le mérite d'être humaine et palpable. La danse, c'est la poésie avec des bras et des jambes, c'est la matière, gracieuse et terrible, animée, embellie par le mouvement. " Un tel propos aurait pu être tenu par Théophile Gautier lui-même qui, sa vie durant, ne cessa d'écrire, de commenter, de rêver la danse. La vingtaine d'auteurs, chercheurs et danseurs, qui ont contribué à cet ouvrage a tenté de décrypter les tenants et les aboutissants de cette passion de Gautier pour ce qu'il appelait " la littérature des jambes ".
Dans ces dernières années, l'Art s'est empreint d'histoire plus fortement que jamais". Cette réflexion célèbre de Vigny, placée en tête du roman Cinq-Mars (1827), prend des allures de paradoxe lorsqu'on la confronte à l'oeuvre de Théophile Gautier. Car cet infatigable militant du romantisme, cet admirateur enthousiaste de Victor Hugo semble s'être délibérément tenu à l'écart de l'engouement historiciste de sa génération. Dès les années 1830, il épingle avec jubilation les ridicules de l'homme Moyen Age, avec ses cottes armoriées. ses ogives, ses souliers à la poulaine. La préface des Jeunes-France (1833) était plus provocatrice encore : "Après de profondes réflexions sur le renversement des trônes, les changements de dynastie, je suis arrivé à ceci - 0. Le vent emporte la fumée ; ceux qui restent dessus mettent les autres dessous ; l'herbe vient là plus belle le printemps qui suit : héros fait pousser d'excellents petits pois". Pourtant Arria Marcella, Le Roman de la momie, Une nuit de Cléopâtre, Le Capitaine Fracasse, révèlent une fascination pour le passé que ce volume, qui rassemble quatorze contributions de spécialistes de Gautier, du roman historique et de l'histoire de l'art, tâche de décrypter.
Perrin-Saminadayar Eric ; Perrin-Saminadayar Corin
La Restauration marque la paradoxale résurrection du rituel de l'entrée royale, cérémonie spectaculaire qui met en scène le pouvoir représenté par le souverain, et témoigne de sa mainmise symbolique sur le territoire dont sa propre personne incarne l'unité politique. Jusqu'aux débuts de la Troisième République, cette traditionnelle cérémonie du pouvoir connaît maints réinvestissements symptomatiques. Parallèlement, en ce siècle des révolutions, par l'historiographie, la littérature, l'iconographie manifestent un intérêt tout particulier pour l'entrée royale ; en effet, ce dispositif complexe offre un modèle particulièrement efficace lorsqu'on s'interroge sur les modes de production de la légitimité politique. L'entrée royale, à la fois événement et récit, acte et paroles, construit une fiction du pouvoir : elle constitue un excellent point d'optique pour analyser le fonctionnement symbolique des fêtes de souveraineté, les logiques rhétoriques et stratégiques qui la fondent, enfin ses conditions d'efficacité et ses possibilités d'adaptation - toutes questions essentielles en un siècle qui travaille à une refondation symbolique prenant acte des effets de la Révolution.
Zola Emile ; Saminadayar-Perrin Corinne ; Mourad F
Résumé : L'entreprenant Octave Mouret, tout juste arrivé à Paris pour conquérir la capitale, emménage dans ce qu'il croit être un immeuble respectable. Il ne tarde pas à découvrir les turpitudes de ses voisins, manigances auxquelles lui-même n'échappe pas - il compte bien parvenir socialement grâce à ses succès auprès des femmes. Avec cette parodie grinçante du romanesque sentimental, Zola dresse un portrait au vitriol de la bourgeoisie : la morale des convenances couvre hypocritement un monde de mensonges et d'adultères. Roman "plein de cochonneries sur les gens comme il faut" , Pot-Bouille est ici présenté dans une nouvelle édition qui invite à en ressaisir, avec finesse, toute la charge comique et satirique.
Terenci Moix (1942-2003) publie à la fin des années 60 des romans qui firent révolution dans le monde des Lettres catalanes. Puis, à partir de 1983, cet " enfant terrible " offre aux lecteurs de langue castillane une longue série de best-sellers. Quant à ses Mémoires, elles se lisent avec autant de plaisir que ses œuvres de fiction. Doté d'une imagination fertile, d'un solide sens de l'humour, fin observateur du monde qui l'entoure, cinéphile, fervent admirateur des films d'Hollywood, passionné par l'Egypte, par les mythes qui ont bercé son enfance, par l'univers des BD, amoureux de Barcelone, Terenci Moix mêle de main de maître dans ses écrits dépouillement et baroque, réel et imaginaire...