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Politique étrangère N° 2, été 2020 : Trump, et après ?
David Dominique
POL ETRANGERE
23,00 €
Épuisé
EAN :9791037301055
La crise du COVID-19 a durement frappé les pays membres de lUnion européenne. Analysant ses premiers effets sur les grands équilibres mondiaux, Josep Borrell, son haut représentant pour la politique étrangère, propose six grands choix politiques pour conforter la résilience de lUnion et la doter dune véritable autonomie stratégique. Thomas Gomart relève quant à lui que la crise a produit une véritable inversion des représentations : hier, lOccident entendait exporter ses valeurs universelles ; aujourdhui, il est récepteur des recettes techno-politiques venues dAsie. En tout état de cause, entre les mastodontes américain et chinois, lEurope est à lheure des choix. La mise en scène de la rivalité sino-américaine, au-delà des intérêts divergents, doit beaucoup à la campagne présidentielle américaine. Loccasion dun bilan : Trump est-il une erreur historique, ou traduit-il, avec son style, la réalité de lAmérique ? Ses actes, ses décisions économiques et diplomatiques sont-ils erratiques ou suivent-ils la logique de ses promesses électorales ? Jusquoù sinscrivent-ils en rupture avec les choix des administrations précédentes ? Bref, le trumpisme existe-t-il, au-delà des effets de communication ? Et le retour dune administration démocrate bouleverserait-il la politique étrangère du pays ? Et lagenda du monde continue, avec des échéances toujours présentes : les négociations post-Brexit, la réforme de la zone franc dAfrique, le problématique démantèlement du nucléaire au Japon...
Les pays du golfe Arabo-Persique sont devenus des acteurs visibles, lourds, du jeu international, dans leur région même et bien au-delà. Médiateurs diplomatiques, investisseurs, organisateurs d'événements mondiaux, ils tentent de dépasser leur définition classique de fournisseurs de matières premières énergétiques et de refonder leurs bases économiques, sociales et politiques dans d'ambitieuses " Visions ". Leurs solidarités internationales s'avèrent plus souples, ouvrant leur champ diplomatique, même si le poids de Washington demeure déterminant : Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis sont, à ce titre, parties d'une dynamique qui pousse nombre d'acteurs du monde au multi-alignement. En Asie du Sud-Est, la balance hésite entre les influences chinoise et américaine. Les diplomaties, très diverses, des pays de la région sont-elles le signe de leur souplesse, de leur pragmatisme, permettant de tirer parti maximum de la compétition sino-américaine, ou la traduction de contradictions économiques, sociales, politiques d'un espace qui peine à s'organiser collectivement ? L'ASEAN, qui se rêve en architecture de référence, est de fait peu présente dans les choix de défense et de sécurité de ses membres, écartelés entre logiques largement contradictoires. A des titres divers, le Golfe et l'Asie du Sud-Est symbolisent l'évolution d'un monde dérégulé, où de multiples acteurs tentent de jouer de leur espace d'autonomie, une autonomie qui reste incertaine face à de grands monstres accumulant sans trêve les moyens de leur puissance.
Nouvelle-Calédonie, Mayotte : les Outre-mer français ont été durement secoués en 2024. Au-delà des explications de conjoncture, c'est la place de ces Outre-mer dans les politiques et les stratégies françaises qui se trouve à nouveau mise en cause. Les Outre-mer sont-ils les reliefs d'un colonialisme hors d'âge ? Ou, au contraire, des appuis pour une présence française étendue que l'ouverture du monde rend indispensable, et des barrières élevées ici ou là face aux appétits de nouvelles puissances ? En tout état de cause, quelles politiques l'Hexagone doit-il y mener, au profit d'un meilleur développement, et d'une insertion plus efficace dans leur environnement ? Et le statut juridique de ces Outre-mer est-il intouchable ?