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PICASSO. Collectionneur
Seckel Hélène
RMN
23,12 €
Épuisé
EAN :9782711837168
Picasso avait confié avant sa mort, en 1973, à son épouse Jacqueline, qu'il souhaitait donner sa collection personnelle au Louvre, et la dédier " aux jeunes peintres ". Elle regroupait des chefs-d'?uvre de ses contemporains et amis. Matisse, Braque - " le compagnon de cordée " dans l'aventure cubiste - ou Derain, des ?uvres d'artistes plus jeunes dont il avait été proche. Miró ou Balthus, d'autres encore, essentielles, représentant la génération qui l'avait précédé, Cézanne - " mon seul et unique maître " -, Renoir, Degas, ou le Douanier Rousseau et même des maîtres anciens, sans oublier des pièces d'art primitif. Ces ?uvres, dont l'ensemble donné en 1978 a été complété à l'occasion de deux dations, en 1979 et en 1990, ont pris place parmi celles du peintre qui constituent la collection du musée Picasso à l'hôtel Salé, avec lesquelles elles avaient voisiné sa vie durant à travers ses divers ateliers. Si l'engagement esthétique partagé, l'amitié, mais aussi le hasard de la rencontre ou les conseils d'un ami marchand de tableaux expliquent bien des choix, d'autres restent plus mytérieux. " Ce que j'aime et ce que je veux avoir chez moi, ce n'est pas la même chose ", disait Picasso à Malraux, qui notait avec finesse ce qu'il avait justement saisi de l'attachement du peintre pour les tableaux de sa collection : " Ils me font penser aux meubles que nous conservons après plusieurs déménagements, les uns parce que nous les aimons ou en mémoire des amis qui nous les ont donnés, les autres parce qu'ils se sont trouvés là ". Ce livre retrace ici leur histoire, et anlyse comment elle s'inscrit étroitement dans la relation de Picasso avec la peinture.
Résumé : Cet ouvrage richement illustré présente les collections érotiques jugées "contraires aux bonnes moeurs" de la BnF, connues sous le nom d'Enfer. On y trouvera les grandes figures littéraires (Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille...), les maîtres de la gravure érotique, ainsi que des acteurs anonymes de la célébration de l'érotisme du 16e au 20e siècle. C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés " contraires aux bonnes moeurs " et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée " Enfer ". Il en alla de même des estampes. Territoire majeur de l'interdit, l'Enfer alimente en retour tous les fantasmes. Y pénétrer, c'est accéder aux textes et aux images que la morale réprouve et que les institutions ont longtemps condamnés. C'est entrer dans le monde clandestin des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. C'est, en un mot, investir un lieu obéissant à toutes les fantaisies du désir. Ni histoire de l'érotisme proprement dite, ni histoire de la censure, cet ouvrage présente les collections rassemblées par la Bibliothèque nationale au fil des saisies policières, des dons, des acquisitions et plus récemment du dépôt légal. Quels sont les livres, les documents et les images relégués dans les franges de ce monde obscur ? Comment d'une cote "mal famée", l'Enfer s'est-il mué en objet d'étude et de dévotion ? Autant de questions que pose ce volume richement illustré pour éclairer ce territoire de l'interdit et du désir que l'Enfer demeure aujourd'hui.
Résumé : Ce numéro propose une réflexion sur " le livre et la mémoire ", les différents rôles que le livre (et la bibliothèque) joue dans la conservation/construction de la mémoire, au point de poser comme question ultime : " Le livre est-il la mémoire ? "
L'Enfer de la Bibliothèque, cette invention de la première moitié du XIXe siècle, rassemble seulement les ouvrages que la morale réprouve, ceux que l'on dit contraires aux bonnes m?urs. Pas de livres politiquement ou religieusement dangereux. Rien que des livres qui mettent le feu aux joues. Rien que des images lascives et déshonnêtes. Prendre comme fil conducteur l'histoire et même la préhistoire de l'Enfer est le moyen le plus sûr d'entrer dans la littérature telle qu'on ne l'a pas apprise ; de se perdre dans un monde imaginaire où les personnages obéissent à toutes les fantaisies du désir ; d'accéder à l'excessif de la parole pamphlétaire ; de s'engager dans le monde des éditeurs clandestins ; de faire la part belle aux premières manifestations de la photographie, où l'obscénité n'est pas absente ; de présenter un ensemble d'estampes et de livres japonais entré à la Bibliothèque grâce à la générosité des premiers collectionneurs occidentaux et de suivre avec intérêt l'ultime enquête à laquelle invite le diplomate et sinologue hollandais Robert Van Gulik. L'Enfer, c'est aussi l'occasion de se pencher sur quelques grandes figures qui marquent la littérature. : Sade, Apollinaire, Louis, Bataille, Genet, Guyotat, chacun intensément ; et de s'interroger peut-être sur le secret.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.