Liban Terre de lait et de miel des temps bibliques, carrefour de cultures et de civilisations, le Liban occupe une place à part entre Orient et Occident. Son histoire multimillénaire - des Phéniciens à l'Empire byzantin, des califats successifs à l'Empire ottoman et au Mandat -, sa géographie d'une grande diversité, point de rencontre de la Route de la soie et de la Méditerranée orientale, sa mosaïque de religions, tout cela ne pouvait que marquer durablement sa littérature, arabophone et francophone, écrite par les Libanais résidents comme ceux de la diaspora - plus de dix millions disséminés dans le monde. La réalité de cette terre aujourd'hui est celle d'un pays meurtri et déchiré et lorsque la réalité se fait menaçante ou tout simplement indicible, les Libanais savent recourir à la magie du verbe, avec force. Ce Miniatures Liban en est un témoignage supplémentaire.
Voilà une biographie à la fois inattendue, brillante et bienvenue. [.] Ernest Pinard, qui en est l'objet, fut un procureur soumis en tous points à l'ordre social de son temps, un ministre de l'Intérieur somme toute médiocre, et sa postérité, à vrai dire, n'avait jamais encore interpellé quiconque. [.] On eût été tenté de rejeter d'emblée le souvenir d'un homme qui eut pour titre de gloire - ou, à tout le moins, pour chemin vers la notoriété - de faire condamner Flaubert, Baudelaire et Eugène Sue, qui s'opposa à l'érection des statues de Baudin et de Voltaire, et eut maille à partir avec Zola. Excusez du peu ! [.] Au travers du destin d'un homme, on traverse une époque, les yeux et les oreilles aux aguets. On voit s'achever la monarchie de Juillet, avec ses fausses certitudes, s'édifier la Deuxième République, celle de toutes les ambiguïtés, vivre le Second Empire, avec ses contradictions si souvent fécondes, s'improviser la Troisième République avec l'entrelacis de ses arrière-pensées. Nul ne pourra plus écrire sur le Second Empire sans tenir compte de la contribution d'Alexandre Najjar. C'est le témoignage à lui rendre. " Extrait de la préface de Philippe Séguin.
La guerre du Liban a été pour moi un cauchemar, mais aussi - comment le nier ? - une école de vie. Hemingway disait que "toute expérience de la guerre est sans prix pour un écrivain". Je veux le croire. Sans la guerre, j'aurais été un autre homme. Toute ma vie, je regretterai sans doute de ne pas avoir eu une jeunesse paisible (j'avais huit ans quand la guerre a éclaté, vingt-trois lorsque le canon s'est tu). Mais ces regrets, ces épreuves, m'ont donné du bonheur un autre goût", Alexandre Najjar.
Fruit d?un voyage à Stockholm et à Göteborg, ce récit nous livre les premières impressions d?un écrivain libanais parachuté dans un monde situé aux antipodes du sien...
Dans la Florence des Médicis, au début du XVIIe siècle, François, un jeune astronome parisien, rêveur et velléitaire, entre au service de Galilée qui vient d'être nommé " premier mathématicien et philosophe du grand-duc ". Il découvre en lui un personnage imaginatif, en lutte contre sa propre souffrance et contre l'obscurantisme, mais dont la vie amoureuse a été un échec : cédant aux pressions de son entourage, le savant a quitté la seule femme qu'il ait aimée, une Vénitienne qui lui a donné trois enfants. Au même moment, l'émir du Liban débarque en Toscane pour trouver refuge auprès de Cosme II de Médicis. François assiste à la rencontre du savant toscan avec l'émir, et tombe amoureux d'une proche de ce dernier : une femme d'une grande beauté prénommée Najla. Réussira-t-il là où son Maître a échoué ? Aura-t-il le courage de transgresser les interdits pour assumer sa passion ? De retour d'une expédition en Méditerranée dont il est sorti aguerri, François découvre que des comploteurs se préparent à mettre la main sur le celatone, l'une des inventions les plus originales de Galilée...
Quelle mauvaise surprise pour Hermès ! Son père a un chouchou : son demi-frère Héraclès, le mortel le plus fort du monde. Mais Héraclès utilise bien mal sa force... Et Zeus croit qu'Hermès lui fait des blagues ! Une nouvelle fois, le jeune dieu doit mener l'enquête...
Il était sept heures, par un soir très chaud, sur les collines de Seeonee. Père Loup s'éveilla de son somme journalier, se gratta, bâilla et détendit ses pattes l'une après l'autre pour dissiper la sensation de paresse qui en raidissait encore les extrémités. Mère Louve était étendue, son gros nez gris tombé parmi ses quatre petits qui se culbutaient en criant, et la lune luisait par l'ouverture de la caverne où ils vivaient tous. Augrh ! dit Père Loup, il est temps de se remettre en chasse. Et il allait s'élancer vers le fond de la vallée, quand une petite ombre à queue touffue barra l'ouverture et jappa : Bonne chance, ô chef des loups ! Bonne chance et fortes dents blanches aux nobles enfants. Puissent-ils n'oublier jamais en ce monde ceux qui ont faim !
Universalis Cultura, c'est se laisser porter par le plaisir de tomber dans un dictionnaire ou un vieux livre d'images... En ouvrant l'album, l'enfant n'a pas d'attente. Il se laisse surprendre, découvre, apprend, raccorde la représentation ancienne à la contemporaine, qui lui est familière. Le lien se fait naturellement. Les mots se font images, le vocabulaire s'enrichit et les approches graphiques y sont multiples. Et puis, ce vrac a de l'humour... Les grands comme les petits, sourient et s'amusent à découvrir la liberté de trait et de ton des grands caricaturistes et la définition de mots à rire. S'ajoute la présence d'auteurs BD de renom (Midam, Fred, Troub's, Joan, François Roussel...) qui se prennent au jeu pour les guider.
C'est par la mer, idéalement, qu'il faut arriver à Bonifacio pour la première fois. Sillonner la crête huileuse des vagues, devant cette pâle muraille inexpugnable, chercher la faille. Porter sur le cuirassier blanc le regard carnassier, fiévreux et amoureux, concupiscent, exigeant, jaloux et délirant des Barbaresques, des pirates, des Pisans, des Génois. Il faut convoiter Bonifacio avant de la voir et la voir enfin pour la désirer. C'est une ville qui suscite l'envie, l'envie d'être là, de vivre là, de se lever là, déjeuner devant le soleil matinal et verdissant ou sous le charme de la splendeur suspendue du soleil couchant. C'est une ville à la peau pâle et douce, qu'on doit pourchasser de ses rêves." Sous la plume de Marie-Hélène Ferrari, l'une de ses plus fines observatrices, la ville de Bonifacio, prend toute sa singularité, à la fois par son histoire mouvementée et par sa vie quotidienne originale. Son point de vue corse est clairement assumé, d'autant plus qu'il s'agit du témoignage d'une femme libre qui a décidé de s'installer là, et pas ailleurs, au sud de l'île de beauté.