Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Monet. Album de l'exposition
Patin Sylvie ; Patry Sylvie ; Roquebert Anne
RMN
9,00 €
Épuisé
EAN :9782711856886
Monet dédia l'essentiel de sa longue carrière au paysage. Dès ses débuts réalistes pendant les années 1860, en forêt de Fontainebleau, il choisit des sujets assez traditionnels. Dans. la Normandie de son enfance où Boudin puis Jongkind l'avaient initié à la peinture de plein air, le jeune peintre exécute des marines, mais aussi des "effets de neige". Puis dans les années 1870, à Paris et en banlieue, notamment à Argenteuil ou Vétheuil, ses paysages lumineux et colorés des bords de Seine reflètent le plein épanouissement de l'impressionnisme. Parallèlement, Monet aborde à de multiples reprises les tableaux de figures et les natures mortes. Au cours des années 1880, ses séjours en Normandie (Pourville, Etretat), mais aussi sur la côte méditerranéenne (Bordighera et Antibes), en Bretagne (Belle-Île) et dans la Creuse, lui offrent des motifs très divers. A partir de 1890, Monet aménage son jardin dans sa propriété de Giverny et s'inspire des paysages alentours. L'importance de la répétition, qui fut toujours au coeur de sa démarche créative devient alors plus spectaculaire avec ses "séries": Meules, Peupliers, Cathédrales... Quant aux recherches décoratives commencées tôt dans sa carrière, elles trouvent leur aboutissement avec le cycle des Nymphéas qui consacre Monet décorateur.
Résumé : "Je n'ose pas songer aux plages inondées de soleil, aux beaux ciels orageux qu'il serait si bon de peindre en respirant la brise de mer" (Paris, 23 mai 1869). Ciels bouleversés et habités de sombres nuées ou ciels sereins traversés par les nuages en marche, tous furent la passion d'Eugène Boudin pour qui "savoir s'occuper, intéresser sa vie aux choses en apparence futiles, c'est tout ce qu'on doit désirer" (16 avril 1865). Sylvie Patin, correspondant de l'Institut (Académie des beaux-arts), conservateur général au musée d'Orsay, a assuré le choix des textes réunis dans cet ouvrage.
A travers cet ouvrage, les collections du musée d'Orsay (près de quatre-vingts toiles et un pastel) permettent de suivre pas à pas, le cheminement de Monet, inspiré par les thèmes de la mer et des jardins. Y sont représentées avec éclat toutes les étapes de l'évolution artistique de celui qui fut d'abord reconnu comme le chef du mouvement impressionniste, puis comme le peintre des " séries " et enfin comme le créateur des Nymphéas, à l'origine de l'abstraction. Peut-on rêver meilleur guide pour une visite originale du musée ? Qui plus est, une visite... en particulier.
En 1874, Impression, soleil levant déchaîne la critique. Les impressionnistes, ces "malades de la rétine bouleverseront pourtant la peinture. Touche et couleurs sont fragmentées pour traduire les vibrations de la lumière, jusqu'à cette étape ultime, les Nymphéas, qui font de Monet l'un des précurseurs des abstraits. Sylvie Patin laisse parler le peintre. Une passion pour la nature, un regard, une vision, un oeil... -" Monet ce n'est qu'un oeil... Mais, bon Dieu, quel oeil! ", s'exclamait Cézanne -, une vie immensément longue, un lieu, enfin, Giverny, désormais indissociable de l'oeuvre du maître."
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Chevillot Catherine ; Le Normand-Romain Antoinette
Sculpteur mondialement célèbre à partir de 1900, Rodin a réexaminé tous les aspects fondamentaux de la sculpture. A chaque génération, les nouveaux regards portés sur son oeuvre, loin de le rejeter dans un passé révolu, ont enrichi la compréhension que nous avons de son art. L'ouvrage présente les apports décisifs de Rodin expressionniste et expérimentateur, son univers créatif, son accueil par ses contemporains, et, enfin, les appropriations que son oeuvre a suscitées de la part des artistes. Rodin ouvre en effet la voie à une sensibilité nouvelle, explorant un rapport particulier au temps, à la matière et au sens. La masse sculpturale paraît comme animée d'une énergie vitale propre : l'épiderme est le lieu où affleure avec plus ou moins d'impétuosité l'effervescence intérieure. Les émotions cherchent à s'exprimer et leur houle vient mourir à la surface des oeuvres.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.