Cet ouvrage propose une réflexion sur les conflits, les contestations et les revendications liés à la fabrique contemporaine des mémoires collectives et du patrimoine culturel. Son ambition est de réinterroger les significations et les enjeux de la transmission, au-delà des critères normatifs et institutionnels du patrimoine, par le prisme des groupes et des individus participant à sa production et à ses usages. Cette entrée permet aussi de saisir la pluralité de valeurs dont les processus de commémoration et de patrimonialisation sont investis. Considérer la mémoire et le patrimoine à la fois comme ressources et vecteurs d'émancipation, comme objets identitaires, de légitimation et de construction narrative et comme outils de l'action publique, nous permet de revenir sur leur construction tout autant sociale que politique. Au-delà, il s'agit de renouveler l'approche du patrimoine et d'en proposer des définitions alternatives.
Résumé : Les chefs d'établissement de l'enseignement secondaire sont-ils aujourd'hui de modernes hussards de la République ou des managers orientés vers l'efficacité éducative ? Comment agissent-ils avec - et parfois contre - des personnels enseignants dont ils organisent en partie l'activité ? Quels rapports entretiennent-ils avec leur travail, leurs collègues, les élèves, l'institution et ses valeurs ? Confrontés à de nouvelles missions d'accueil de tous les élèves, de modernisation et de pilotage, mais aussi à une multiplicité de tâches et à des temporalités contrastées, les chefs d'établissement s'adaptent en visant tout à la fois le consensus interne et la visibilité externe. A la croisée de la sociologie de l'éducation et de celle du travail, ce livre brosse un tableau vivant et réaliste du quotidien des chefs d'établissement au collège et en lycée, général comme professionnel. En cherchant à comprendre les enjeux collectifs et les épreuves de ce métier; il propose un regard neuf sur les futurs défis de l'Ecole.
Barrière Vivien ; Blondeau Céline ; Collinot Franç
Le sanctuaire galloromain des Vaux-de-la-Celle, à Genainville, est un site archéologique exceptionnel. Il se compose des vestiges d'un temple, de bassins monumentaux et d'un théâtre qui pouvait accueillir jusqu'à 4 000 personnes. Plus de 4 000 objets ont été mis au jour et sont présentés en partie au musée archéologique du Val-d'Oise, à Guiry-en-Vexin. Cet ouvrage replace le sanctuaire et le musée archéologique dans un même propos, évoque les vestiges galloromains au travers de la chronologie des différentes époques d'occupation et met en lumière la véritable aventure archéologique du lieu.
Penser l'hospitalité par sa dimension spatiale engage ensemble trois termes fondamentaux : espace-autrui-relation. Cette articulation, de l'hôpital à la ville, rend particulièrement visibles les processus d'investissement des espaces à l'interface de l'individuel et du collectif. Il s'y matérialise les états du rapport à l'autre, de la relation entre les institutions, les citoyens et les espaces attachés au soin. Dès lors, cela permet d'analyser les niveaux d'actions et les qualités de l'hospitalité. En tant que ressource ou empêchement, l'espace y est considéré comme une dimension active et non comme un simple contexte d'accueil de la relation d'hospitalité. La problématique générale de l'ouvrage s'attache à la manière de penser spatialement la possibilité de l'hospitalité en actes et en présences.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.