La Méditerranée est plurielle, comme les imaginaires qui lui sont liés. Cet ouvrage s'intéresse à ceux que les musées, forts de leurs collections, ont contribué à construire depuis le mn` siècle en s'appuyant notamment sur les ouvres des artistes et le travail des ethnographes. La Méditerranée est d'abord pensée comme l'antique berceau d'une civilisation définie par des références telles que l'Odyssée, les temples grecs, ou encore Rome et Palmyre. Mais l'héritage artistique gréco-romain fait parfois l'objet de réinterprétations identitaires et politiques, propres à nourrir des idéologies nationalistes ou à justifier la colonisation... Au moment où les Etats européens colonisent le sud et l'est de la Méditerranée, les ethnographes multiplient les terrains d'enquête et les collectes dans les pays du bassin méditerranéen, derrière l'esthétique orientaliste, l'étude scientifique sincère de la diversité des cultures côtoie les intérêts et les entreprises des puissances coloniales. Alors que des artistes et des ethnologues réinvestissent désormais ces sujets, quelles réinterprétations, relectures et déconstructions de l'histoire opérer pour mieux comprendre aujourd'hui ces Méditerranées ? Par où faut-il (re)commencer ?
Le XXe siècle fut le temps du développement des musées, de leur mise en cause, de leur réinvention et souvent de leur redistribution. Le Mucem incarne une part essentielle de cette évolution, grâce à ses collections issues du musée d'Ethnographie du Trocadéro, du musée de l'Homme et du musée national des Arts et Traditions populaires, héritiers de Georges Henri Rivière (1897-1985). Fasciné par l'objet, au contact des créateurs et des collectionneurs, Rivière consacra son existence aux musées, pour en faire non seulement des lieux de sauvegarde, mais aussi des espaces d'accueil des chercheurs comme des publics. En prenant sa vie comme fil conducteur, "Georges Henri Rivière. Voir, c'est comprendre" dresse le portrait d'une époque : du cabaret parisien du Boeuf sur le toit aux enquêtes ethnologiques dans l'Aubrac, jusqu'à l'invention d'un musée révolutionné, instrument de connaissance évolutif et participatif jusqu'alors sans équivalent.
Cet album jeunesse à partir de 8 ans, embarque petits et grands dans la fabuleuse histoire de l'obélisque, de Louxor à Paris, place de la Concorde. Cet album jeunesse à partir de 8 ans, embarque petits et grands dans la fabuleuse histoire de l'obélisque, de Louxor à Paris, place de la Concorde. Guillaume Calafat remonte le temps et relate, dans un livre illustré par David Giraudon, l'aventure exceptionnelle de l'un des deux obélisques du temple de Louxor, offert par le sultan d'Egypte au roi de France au début du XIXe siècle. Cette épopée haute en couleur met à l'honneur le voyage de l'obélisque, des bords du Nil jusqu'à son installation devant la foule en liesse à Paris, en 1836. Construit pour l'occasion, le navire Le Louxor mit quatre mois pour descendre le Nil, traverser la Méditerranée et remonter la Seine où il arriva le 23 décembre 1832 ! L'auteur imagine son récit à partir du point de vue de l'obélisque resté devant le temple de Louxor, qui reçoit régulièrement les nouvelles de son frère aventurier... Désormais symbole architectural de Paris, l'obélisque est actuellement en restauration et sera dévoilé en juin 2022, lors de la parution de l'album. C'est également cette année que sera célébré le bicentenaire du jour où l'égyptologue Jean-François Champollion trouva la clef de lecture des hiéroglyphes, le 14 septembre 1822. La BnF accueillera du 12 avril au 24 juillet 2022 l'exposition "L'Aventure Champollion, dans le secret des hiéroglyphes".
Résumé : Méditerranées Cet ouvrage propose de réfléchir au large éventail des mobilités méditerranéennes de la fin du XVe au milieu du XVIIIe siècle, depuis les expulsions massives des populations juives et musulmanes de la péninsule Ibérique jusqu'aux déplacements des marchands et des marins habitués à fréquenter les ports, les villes et les escales pour les besoins du commerce. A travers une série d'histoires situées, il éclaire la vaste gamme des dispositifs institués pour réguler la mosaïque complexe des communautés politiques et religieuses dans les pays chrétiens et d'islam. Il offre ainsi une synthèse de l'histoire récente des migrations, des diasporas et de la condition des étrangers dans le monde méditerranéen de l'époque moderne. Guillaume Calafat Maître de conférences en histoire moderne à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), il est spécialiste des relations entre l'Europe occidentale et l'Afrique du Nord. Mathieu Grenet Maître de conférences en histoire moderne à l'INU Champollion d'Albi (FRAMESPA), il est spécialiste des migrations en Méditerranée.
L'histoire de Roger est une invitation profonde à embrasser l'amour de la vie et des autres. Son parcours singulier, marqué par des épreuves, révèle une remarquable résilience. A travers sa candeur et une détermination inébranlable, il vous montre comment surmonter les obstacles avec force et grâce.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.