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Le portrait
Arnaud Pierre
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840501435
Sillage : trace que fait un bâtiment lorsqu'il navigue ; partie d'un fluide (liquide, air) que laisse derrière lui un corps en mouvement ; perturbations qui s'y produisent. Examiner la problématique du portrait dans la littérature et dans l'art des pays de langue anglaise depuis l'époque élisabéthaine à nos jours, tel était l'objectif proposé aux auteurs des articles contenus dans ce volume, tous universitaires britanniques et français, tous familiers des lettres anglophones et, pour la plupart, membres du Centre de Recherches Littéraires : Texte et Critique du Texte. Ils montrent bien que, devenu lui-même un genre à part entière dès le XVIe siècle, le portrait a fini par pénétrer peu à peu tous les genres : roman, théâtre, poésie, peinture, voire musique. Comme dans le numéro précédent de Sillages Critiques, ces études d'inspiration diverse ont en commun de se situer dans le sillage des grands courants de la critique littéraire contemporaine : narratologie, psychanalyse, stylistique, etc. Aussi le lecteur trouvera-t-il ici la trace des résistances, voire des perturbations, laissées ou créées sur le passage d'un corps en mouvement en l'occurrence, la rencontre d'un regard critique et d'un grand texte de la littérature de langue anglaise, du Twelfth Night de Shakespeare au Picture of Dorian Gray d'Oscar Wilde, du Dr Jekyll and Mr Hyde de Stevenson au Bruit et la Fureur de Faulkner. Si ces études trouvent le public auquel elles se destinent - les étudiants et enseignants de français et d'anglais, mais aussi tous les curieux et amateurs de la chose littéraire - elles auront atteint leur objectif, qui est, modestement, d'ouvrir des pistes, d'inviter à prolonger ou à infléchir des Sillages critiques.
Le mouvement ouvrier se constitue en Europe, en même temps que se développe l'industrie. C'est donc logiquement en Angleterre que naissent les premières associations ouvrières. Le reste de l'Europe suivra au rythme de son industrialisation. La naissance d'associations sportives strictement ouvrières est pourtant plus tardive, ce qui ne veut pas dire que les ouvriers ne se livraient pas à des activités physiques dans un cadre organisé. Engagés très tôt dans les sociétés de jeux traditionnels puis de gymnastique, de tir et de préparation militaire, ils seront les témoins d'abord, les acteurs ensuite, des premiers clubs sportifs dits bourgeois. La conscience nationale précédera le plus souvent l'avènement d'une conscience de classe et il faudra attendre la liberté d'expression syndicale puis la constitution des partis politiques pour que les organisations ouvrières s'autonomisent. Quant au sport, il reste longtemps une préoccupation marginale pour les dirigeants du mouvement ouvrier, alors que les dirigeants du commerce et de l'industrie ont déjà créé des organisations sportives patronales et corporatives. La création des premières Internationales sportives ouvrières au début du XXe siècle témoigne alors d'une étroite interdépendance entre organisations politiques et ouvrières. Mais les femmes ouvrières resteront longtemps en marge de cette dynamique sociale. Cet ouvrage, le premier du genre publié en France, bénéficie des contributions des plus éminents spécialistes européens de l'histoire du mouvement ouvrier et de l'histoire du sport. Il propose des éléments de réflexion sur les conditions d'apparition, de transformation et de diffusion des pratiques sportives de la classe ouvrière, tout en s'attachant à décrire aussi précisément que possible l'avènement d'un sport travailliste national et international, né de la volonté des dirigeants des organisations ouvrières d'utiliser le sport à des fins réformistes ou révolutionnaires. Les conflits et les scissions qui en marqueront l'évolution sont révélateurs des enjeux idéologiques que traverse l'Europe. Ainsi le sport s'affirme comme l'élément majeur d'une culture ouvrière en perpétuelle recomposition. Sportifs de tous les pays... unissez-vous ! Mais le sport, en l'occurrence, divise bien plus qu'il n'unit...
A partir de quel moment et dans quelles circonstances le sport est-il devenu un enjeu de prestige entre les nations, un instrument de propagande, l'indice de la vitalité d'un peuple ou la vitrine d'un régime politique ? Depuis quand le boycottage est-il utilisé afin d'exercer une pression ou des représailles envers un Etat ? Quels en sont les motifs sportifs, politiques, économiques ? Ces questions sont mobilisées pendant quatre ans un collectif de chercheurs de diverses nationalités et leurs réponses justifient la publication de cet ouvrage. Les bouleversements géopolitiques de la Première Guerre mondiale et la Révolution russe ont profondément affecté le déroulement des rencontres sportives internationales et leur impact sur les gouvernements et l'opinion publique au point de détruire le mythe du sport pacificateur cher à P. de Coubertin. Le fait, banal aujourd'hui, l'est beaucoup moins dans les premières décennies du XXe siècle.
L'Ecole n'a pas accueilli sans réserves ni réticences l'enseigenement de la gymnastique. Il s'est imposé à partir des efforts de Duru sous l'Empire libéral et surtout des pionniers de la République autour de Jules Ferry. Il a eu parfois du mal à trouver sa définition puisqu'il devait être à la fois culture rationnelle du corps, apprentissage de la méthode et de la rigueur, initiation à l'hygiène et formation prémilitaire tout imprégnée d'esprit patriotique et revanchard. C'est cette partie complexe et difficilement gagnée que Pierre Arnaud décrit en montrant ce que furent les débuts de l'éducation physique dans les écoles et lycées lyonnais.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...