Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Douanier Rousseau. Jungles à Paris
Lemoine Serge
RMN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782711850303
Artiste autodidacte n'ayant jamais quitté la FRANCE, Henri Rousseau, dit Le Douanier, a puisé ses sources d'inspiration dans l'imagerie populaire, les albums et les récits de voyage, les photographies anciennes, les cartes postales, les images du Jardin des Plantes ou du Muséum d'histoire naturelle, un répertoire de motifs magistralement assemblés dans de mystérieuses toiles éclatantes de couleurs. Combats de fauves et de bêtes sauvages, jungles effrayantes à la végétation envahissante contrastent avec des toiles paisibles mettant en scène des singes, facétieux substituts des humains. La peinture de Rousseau pose en fait la question de l'autre, du sauvage par rapport au civilisé mais aussi de l'autodidacte face au peintre académique. Père de la peinture naïve et précurseur du primitivisme au même titre que Gauguin, cet employé de l'octroi de Paris, qui trouvait dans la peinture une évasion salutaire, apparaît aujourd'hui, comme une des figures de proue de l'art du XXe siècle, Apollinaire, Jarry, Picasso Delaunay et Kandinsky, ses amis, à ne s'y trompèrent pas.
A travers les oeuvres de cent quarante-deux artistes exécutées depuis 1913, cet ouvrage présente un panorama des courants de la création artistique qui ont privilégié la lumière et le mouvement dans le cadre de l'abstraction. Outre des études sur quelques-uns des principaux sujets historiques et thématiques abordés dans l'exposition "Dynamo. Un siècle de lumière et de mouvement dans l'art. 1913-2013", organisée par Serge Lemoine avec la collaboration de Matthieu Poirier, Marianne Le Pommeré et Domitille d'Orgeval, il comporte les reproductions des oeuvres exposées au Grand Palais, ainsi qu'une importante documentation sous la forme de dossiers. Le sujet est abordé de manière inédite grâce au rapprochement des formes éminemment variées adoptées par les artistes au cours d'un siècle de recherches plastiques privilégiant les phénomènes de la vision et le traitement de l'espace.
Résumé : L'art du XXe siècle mérite une fois de plus qu'un nouvel ouvrage lui soit consacré. On a tant créé durant ces cent années, tant inventé, tant bouleversé mais aussi tant suscité de débats, de malentendus, d'incompréhension, de polémiques, qu'il est bon de revenir sur les réalisations de ce siècle dans le domaine artistique, l'Histoire ayant fait largement son office. Il reste nécessaire de mieux connaître l'art moderne et contemporain afin d'essayer de mieux le comprendre. La meilleure manière pour y parvenir consiste à dégager les grandes tendances qui le parcourent, qui s'opposent, qui se complètent, qui se recoupent puis se transforment d'une époque à l'autre et à mettre ensuite en valeur le rôle des principaux créateurs du siècle - Picasso, Matisse, Léger, Mondrian, Malevitch, De Chirico, Pollock, Warhol...
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.
C'est en 1922, alors qu'il vient d'arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d'un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains... Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires. Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l'évolution du modèle féminin que des artifices techniques - solarisation, inversion négative, découpage, superpositions - mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper's Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine. A travers le regard d'un artiste, peintre et photographe, c'est aussi les relations entre la mode de toute une époque, celle de l'entre-deux-guerres, et sa représentation qui sont ici mises en lumière.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.