Lorsque saint Pie X permit l'accès précoce à l'Eucharistie, il initia une révolution dans la pédagogie religieuse : comment s'adresser à de jeunes enfants ? Maria Montessori s'attela à la tâche, formalisant sa pédagogie "intuitive" dans le domaine du sacré. En 1919, découvrant l'oeuvre de Montessori, Mère Elizabeth, supérieure des religieuses de l'Assomption à Kensington, enseignante dans l'âme, décida de transformer leur jardin d'enfants. En 1921, Mère Isabel Eugenie obtint son diplôme des mains même de Maria Montessori. L'impulsion était donnée : première école Montessori reconnue en Angleterre, elle fut doublée dès son ouverture par la création d'un centre de formation où Maria Montessori intervint régulièrement. Les conférences de Kensington données en 1952 nous révèlent les ressources méconnues de la pédagogie religieuse de Maria Montessori. Collaborateurs de Maria Montessori, E. M. Standing et Mère Isabel Eugenie, R. A. , furent fer de lance de la pédagogie religieuse dans le monde anglo-saxon. Introduction de M. -F. Crochu-Lozac'hmeur
Terre de paradoxes assumés, la Thaïlande, " pays du sourire ", se rit des contradictions qui la fondent comme elle se joue des contrastes qui l'habillent.Lors de son arrivée au royaume de Thaïlande, tout voyageur est frappé de constater l'apparente liberté dont jouissent les Thaïlandais ? pourtant sous le joug d'une dictature militaire. Mais derrière son vernis pastel de carte postale se découvre la réalité de la misère, des bordels et de la corruption. Autour de Bangkok, la mégalopole folle, la Thaïlande rurale continue à cultiver ses rizières en escalier.Ces deux Thaïlande qui se font face, l'une rurale, l'autre urbaine, n'en sont pas moins unies par un impétueux sentiment national : la khwampenthai (la "thaïtude") définit les contours de l'identité nationale grâce au motto Nation, Religion, Monarchie.Ministre, féministe, chauffeur de taxi ou révolutionnaire..., ils nous racontent ici leur vie, leur Thaïlande.
Eugénie Paultre livre ici une réflexion brillante sur les artistes Etel Adnan et Simone Fattal, Ce regard de philosophe, mais aussi de peintre sur ces deux artistes dont elle connaît parfaitement les oeuvres, offre une analyse précise de leur travail et invite à un voyage instructif et poétique dans leurs mondes sensibles.
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).
Quarante ans après, cette étude sur les diaconesses reste une référence. Par la notoriété de son auteur, mais surtout par la qualité inégalée du dossier ici réuni dont l'influence s'étendra jusqu'au document de la Commission théologique internationale de 2003 sur le diaconat. La question de l'ordination des femmes au diaconat fait débat depuis longtemps. Depuis l'ouvrage de Martimort, les travaux sur le sujet n'ont pas manqué, sans faire avancer pour autant le dossier. On peut craindre que dans ce domaine, l'idéologie ne l'emporte ici sur la prudence scientifique, comme en avertit Martimort dans le dernier paragraphe de cet ouvrage. Or les femmes méritent mieux qu'une hypothèse de théologiens fondée sur des ambiguïtés de l'histoire. Qu'on en suive ou non ses conclusions, la contribution d'Aimé-Georges Martimort reste irremplaçable pour déterminer avec quelque précision la place qu'occupaient les diaconesses dans la Tradition. Cette enquête historique est l'occasion d'un passionnant voyage au coeur de l'Eglise des premiers siècles.
Le Père Matthieu Dauchez a tout quitté pour les enfants de Manille, les enfants de la rue et de la décharge publique. Avec une équipe d?éducateurs philippins, il arpente les rues pour leur offrir une vie d'enfants dans le cadre de la Fondation Tulay ng Kabataan: scolarisation, foyer d'insertion, programme de nutrition. Très vite, il constate que le vrai défi n?est pas de partir mais de demeurer fidèle au quotidien. Si les souffrances sont extrêmes, les fruits de cette fidélité et les grâces sont immenses. Le père Dauchez propose une relecture spirituelle à partir de ses rencontres quotidiennes et partage ici les leçons de dignité, de courage et d'amour que donnent les plus petits parmi les démunis.