Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'en-je lacanien N° 37, décembre 2021 : L'imaginaire
Bousseyroux Michel
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749272245
Dossier : l'imaginaire. La tyrannie de l'imaginaire chez Paul Claudel ; Le moi symptôme et le narcissisme de l'escabeau ; Le corps et la logique unaire ; Le moi, le numérique et la honte ; Des discours et du désordre intérieur ; Le miroir sémiotique. Lacan, Wallon et Greimas ; Lacan/Joyce, Deleuze/Artaud : devenirs de corps ; La question du réel entre Lacan et Deleuze. Pose pour pause : Triturer. Le trauma, la rencontre manquée : Les mots (me) manquent. La lettre : L'avènement de la lettre-caractère. Son sens double. Entretiens : Rencontre avec Catherine Millot. Rencontre avec Arno Bertina. Dire : Désir / Jonas, couturier de mots / Omphalos / Ce peu lui chaut / Entre des lettres et des sons / Dixit dit ; Mousse au citron ; Plein la nappe / Miettes de saisons ; Un cri sourd / Mi-parti / Folia.
L'hypothèse lacanienne est que le langage est l'appareil de la jouissance et que celle-ci affecte le sujet. Ceci amène à repenser ce que Freud appelle pulsion, énergie psychique, affect et ce que les philosophes (Aristote, Descartes, Thomas d'Aquin, Spinoza) appellent passions. Lacan a largement commenté non seulement ces trois passions de l'être que sont l'amour, la haine et l'ignorance mais aussi la tristesse, la colère, la honte, l'envie et la jalousie. Quel en est l'enjeu dans la psychanalyse ?
Quid de l'identité au bout d'une psychanalyse ? Que répond l'analyse ? "Tu es cela." Réponse que Lacan cueille dans la Chandogya Upanishad pour en faire la limite extatique jusqu'où la psychanalyse accompagne le patient. Un symptôme, un poème, le psychanalyste est cela au bout de la staferla. La thèse se formule : savoir y faire avec son symptôme, s'y reconnaître, s'y identifier, c'est là la fin de l'analyse. Thèse que l'auteur homologue au poème né que Laran se dit être, qu'il signe, actant par là même sa marque de n'essence. Tu es cela, cette résonance du corps qui te fait poème. Te l'apprennent Paul Celan, Ghérasim Luca, vers la poétologie desquels tu gagneras à te tourner, tant leur poésie est expérience des trébuchements de la langue, de sa glissade dans la bévue. Te l'apprend la psychanalyse vraie (à distinguer de la fausse) qui se fonde dans le rapport de l'homme à la parole, qui ne prend fin qu'à ce qu'il accède à son noyau de réel, à son fond d'impoésie, d'où il arrive que poème tu sortes. On aurait donc bien raison de mettre la psychanalyse au chef de la poétique. De ce noyau est fait le sinthome, façon ancienne d'écrire ce qui a été uttérieurement écrit symptôme. Lacan la choisit pour spécifier la fonction borroméenne de nouage du réel, du symbolipue et de l'imaginaire par le plus singulier de chacun. Ose borroméenne que suit pas à pas l'auteur, non sans passer par le noeud de Lacan et la surface de Boy.
Le sens, c'est ce qu'on demande : qu'est-ce que ça veut dire ? Le sens colle au langage. La psychanalyse aussi fait sens. Mais ce faisant elle donne sens à ce qui n'en a pas : le réel, l'inconscient en tant que réel, l'inconscient en tant qu'il chiffre la jouissance. Comment l'interprétation alors peut-elle viser, faire mouche pour ferrer ce réel ? Par l'équivoque, répond Lacan.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.