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Kilomètres/heure. Utopies automobiles et ferroviaires (1913-2013)
Surlapierre Nicolas ; Voltz Aurélie
MARE MARTIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9791092054187
L'histoire des avant-gardes s'est souvent confondue avec celle des records, les artistes devant dépasser et se dépasser. Les termes de moderne et contemporain disent l'état d'une concurrence qui ressemble à s'y méprendre à une course. Librement inspiré de l'exposition Km/h, plus qu'un catalogue, cet ouvrage ne montre pas des machines utopiques mais interroge les utopies qui ont motivé artistes, designers, architectes, ingénieurs. La relation des créateurs à la machine n'est pas univoque : certains s'en méfient, d'autres la redoutent. Ils passent de la technophobie à l'admiration, de la concurrence à la stimulation, sentiments finalement assez proches ou confondants pour des artistes tantôt dubitatifs ou inquiets, tantôt enthousiastes ou insouciants. L'exposition et la présente publication servent de métaphore à des records de vitesse affichés aux compteurs de l'histoire culturelle.
Le titre de l'exposition et de cet ouvrage résonne telle une sorte de harangue qui relève autant du prêche que du sermon afin que l'oeuvre d'une moniale Mère Geneviève Gallois ne soit pas oublié et qu'elle puisse eue intégrée à l'histoire de la modernité. Rien ne laissait supposer que Marcelle Gallois (19841962) qui a étudié aux beaux-arts de Montpellier, puis de Pans choisisse un tour d'entrer dans les ordres Douée, insolente et drôle, elle expose au Salon des dessinateurs humoristiques de Paris de 1911 à 1917 Elle décide toutefois de se consacrer à Dieu en 1517 et d'abandonner son art, elle prend alors le nom de Mère Geneviève le docteur Paul Alexandre, un collectionneur notamment de Modigliani, découvre son talent lors d'une vente de charité en 1931, et obtient pour elle la permission de dessiner Elle représente dés lors la vie quotidienne. la liturgie. Elle peint, grave, brode, dessine Ce catalogue s'emploie a travers un verbatim dédié à Mère Geneviève Gallois à décrire l'univers de la moniale et les principale problématiques de l'art sacré moderne. Sa pratique de l'art est nourrie d'un usage libre et réfléchi de la liturgie et de la foi comme formes.
Raux Sophie ; Surlapierre Nicolas ; Tonneau-Ryckel
Depuis la Renaissance, l'estampe a constitué une révolution capitale dans l'histoire de la culture visuelle et de la perception de l'oeuvre d'art: l'idée de graver un sujet sur une matrice, puis de l'imprimer en de multiples exemplaires a totalement bouleversé les notions d'originalité et d'unicité traditionnellement attachées à l'oeuvre d'art. Bien moins coûteuse et moins fragile que le dessin ou la peinture, l'estampe a trouvé des applications extrêmement variées - des plus nobles aux plus humbles - destinées à des publics élargis, mettant quasiment l'image à la portée de tous. Mais paradoxalement, le caractère multiple des estampes originales, la soumission au modèle inhérente à l'estampe dite de "reproduction", la complexité de certains procédés techniques, la question des retirages posthumes de planches, ont pu entraîner incompréhension, méfiance et préjugés. L'évolution des statuts de l'image imprimée est une question des plus actuelles et des plus transversales à travers les siècles. Elle se rattache pleinement à l'histoire de la culture visuelle et appelle de stimulantes approches interdisciplinaires. Elle est au coeur de ce recueil auquel ont contribué de nombreux spécialistes, chercheurs en histoire de l'art, en économie de l'art, conservateurs de musées, conservateurs de bibliothèques, experts... Biographie de l'auteur Sophie Raux est maître de conférences en histoire de l'art moderne à l'université Charles-de-Gaulle-Lille 3. Nicolas Surlapierre est conservateur au Musée d'art moderne Lille Métropole. Dominique Tonneau-Ryckelynck est conservateur du musée du dessin et de l'estampe originale à Gravelines.
Surlapierre Nicolas ; Lavoie Vincent ; Penwarden C
Résumé : Malgré un engouement certain, aucune exposition en France n'a réellement été consacrée à une analyse artistique du fait divers. C'est très certainement la lecture du texte de Roland Barthes Structure du fait divers (1967) qui est à l'origine de cette exposition. " Frère bâtard de l'information ", selon le grand sémiologue, le fait divers a la prétention de dire quelque chose du réel, mais il ne nous apprend rien, tout au moins rien de l'ordre de la progression de la connaissance. La portée de sa signification s'arrête à lui-même et bien souvent sa structure interdit toute forme de généralisation. S'il fait diversion selon la célèbre formule, le fait divers est aussi une des grandes manifestations de la société du divertissement. Le fait divers marque une rupture dans le processus de civilisation. Il s'adresse à un public alphabétisé, il a besoin d'un médium d'actualité, notamment la presse et les médias, et s'actualise désormais sur les nouveaux supports de communication qui participent eux-mêmes à la plasticité de ta structure et de la forme du fait divers. Il exerce une réelle fascination sur les artistes qui ont imaginé toutes sortes de débouchés formels ou de typologies. Il peut être à la fois cruel, drôle, cocasse, ironique, cynique. Aucun des grands moments de l'art du XXe et XXI e siècle n'ont échappé à l'emprise et l'ombre portée du fait divers. Aussi l'exposition présentera des artistes forts différentes et différents, en une pluralité de supports et d'approches. Elles et ils ne seront pas moins d'une soixantaine et plus de 150 oeuvres seront ainsi montrées.
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
Mickeler Eric ; Geneste Eric ; Michaelson Jonathan
Les birdstones, petites sculptures préhistoriques en pierre façonnées par les Amérindiens, sont connues pour leur simplicité et leur beauté. Objets mythiques des collections d'art premier, ces artefacts zoomorphes entretiennent des similitudes avec l'art préhistorique européen, mais aussi avec la genèse de la sculpture du XXe siècle. Au travers de ce livre inédit, écrit en français et en anglais, Eric Geneste et Eric Mickeler, spécialistes de l'art amérindien, vousferont découvrir l'origine, les fonctions et les techniques lapidaires de cet art ancien des Indiens d'Amérique du Nord.