Aux portes du palais disparu des Tuileries, le grand jardin, d'un côté, et l'ancienne cour du Carroussel, de l'autre, réunifiés mais séparés, témoignent de l'histoire de Paris. Au moment où les jardins des Tuileries et du Carroussel accomplissent leur dernière métamorphose, où les paysagistes, Pascal Cribier et Louis Benech d'une part, Jacques et Peter Wirt de l'autre renouvellent la nature, le temps est venu de faire le point sur quatre siècles d'histoire en ce lieu de mémoire. Jardin d'Etat, retraite du souverain, laboratoire du grand jardin classique français sous la direction de Le Nôtre, il devient le lieu de la promenade élégante et le prototype du jardin public, avant d'être l'un des grands parcs métropolitains ; Mais le poumon vert du centre de Paris est aussi un espace politique : celui des fêtes royales, puis impériales, puis nationales, avant que ne déferle la vague étourdissante des fêtes répétées au XIXe siècle ; celui des manifestations et des grands mouvements de l'histoire, depuis la chute de la monarchie le 10 août 1792 jusqu'aux révolutions, aux tragédies et aux guerres. Maintenant la jouissance du public a pris le pas sur les troubles du passé. Mais demeure cette longue continuité de création, et cette quête passionnée de recréation d'une nature domestiquée.
Historienne de l'art et conservateur général du Patrimoine, Geneviève Bresc-Bautier a été directrice du département des Sculptures du musée du Louvre. Initiatrice au musée de la section "Histoire du Louvre", elle a écrit plusieurs publications sur le sujet, dont Mémoires du Louvre (Gallimard,1989), Le Louvre, une histoire de palais (Musée du Louvre éditions/Somogy, 2008) et a contribué à L'Histoire du Louvre (Musée du Louvre éditions/Fayard, 2016).
Pierre Puget (1620-1694) est un sculpteur majeur du siècle de Louis XIV. Natif de Marseille, formé en Italie, actif en Provence et à Gênes, il a créé une sculpture originale par sa puissance, son dynamisme et le rendu de l'expression de la douleur ou de la grâce. Mais ici s'exprime aussi la diversité de ses talents. Se proclamant lui-même architecte, peintre et sculpteur, Puget a laissé un oeuvre complexe : trente-sept sculptures sont ici cataloguées, dont les célèbres marbres exécutés pour le Versailles de Louis XIV, ou les Atlantes de l'hôtel de ville de Toulon ; l'hospice de la Vieille Charité de Marseille constitue le phare de son activité d'architecte qu'illustrent aussi des dessins de projets ambitieux ; vingt peintures et plus de quatre-vingt dessins, dont de somptueuses Marines sur vélin, montrent la multiplicité de son activité. Cet ouvrage, écrit par un auteur qui depuis 1965 a étudié l'art de Puget, sa place dans la société de son temps et sa réception au cours des siècles, offre une vaste synthèse, assortie d'un catalogue complet, d'édition de textes et d'une anthologie critique.
Résumé : L'aube du XVIIIe siècle, Venise brille de tous ses feux. La singularité de la cité des doges, son faste, son carnaval, ses réceptions grandioses, ses coutumes inédites ainsi que le renom de ses artistes attirent de nombreux visiteurs. On vient de toute l'Europe y écouter les opéras de Vivaldi ou de Hasse, interprétés par le castrat Farinelli ou Faustina Bordoni, assister aux spectacles qui se donnent dans la rue comme au théâtre, s'adonner au jeu, admirer les palais décorés par les plus grands peintres et sculpteurs... Forts de leur notoriété, les artistes vénitiens exportent leurs talents dans les cours d'Europe où ils reçoivent de prestigieuses commandes : Canaletto diffuse en Angleterre le goût des vedute ; les Tiepolo peignent d'immenses fresques qui décorent demeures et églises dans les Etats germaniques et à Madrid ; Pellegrini et Rosalba Carriera sont accueillis dans le Paris de la Régence. Mais peu à peu, la santé économique de celle qui fut la Dominante s'essouffle, et la Sérénissime, tout en continuant à séduire, décline lentement. En 1797, Napoléon Bonaparte met fin à la République. C'est alors que naît le mythe de Venise, une Venise éblouissante jusqu'à son dernier souffle.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.