Cet ouvrage réunit une sélection de textes de chercheur(e)s, de praticien(ne)s de la scène, et d'artistes-chercheur(e)s ayant participé à deux colloques successivement consacrés aux dramaturgies — textuelles et scéniques — de la marionnette. Il s'agit, d'une part, de Corps vivant / corps marionnettique : enjeux d'une interaction, organisé par l'Université d'Artois ; et, d'autre part, d'Espace vivant / espace marionnettique : enjeux d'une interaction, ayant eu lieu à l'Université de Strasbourg. Le lecteur aura ainsi l'occasion de constater que, si la marionnette reste un moyen de dire le monde à partir d'un médium spécifique, elle représente aujourd'hui un secteur artistique très diversifié et en perpétuelle évolution, s'enrichissant non seulement de sa confrontation avec les corps vivants de manipulateurs ou d'acteurs, mais réinventant dans le même temps son espace de représentation.
Cette année-là, Pyrrhus a dû quitter l'école bien vite et rester à la maison. Le monde est devenu silencieux et vide. Son père s'est enfermé davantage encore dans le silence quand sa mère est partie et n'est pas revenue. Il a continué à faire du carrelage. Alors Pyrrhus s'est occupé lui aussi et, parce qu'il avait un jardin, il a dessiné des chemins dans l'herbe avec des morceaux récupérés. Aujourd'hui, il a un métier, et il se souvient de ces moments à l'écoute de la nature et des événements qu'il entendait et regardait à la radio et à la télévision. Il pense que ce moment-là a été déterminant pour lui. Parfois, il redevient l'enfant de 8 ans qu'il était alors. Il colle les morceaux de cette histoire comme il assemble les morceaux de ce qu'il restaure.
Hayadée est fille de l'eau mais aussi fille d'une humaine. Pour sauver sa mère et sauver sa ville, elle doit parcourir le monde pour mieux comprendre l'eau. En passant des épreuves au cours de rencontres, elle se découvre elle-même, découvre l'eau en elle et trouve le moyen de sauver les autres. Mais les hommes sauront-ils l'entendre ?
Rien n'est plus riche d'effets, au théâtre, que la fameuse "scène de reconnaissance ", dans laquelle, les fausses identités se dissipant, les soeurs retrouvent leurs frères dans les jeunes inconnus que la voix du sang leur désignait confusément, les parents leurs enfants qu'ils croyaient perdus à jamais, et les héros leurs origines jusque-là mystérieusement voilées. Dans sa définition aristotélicienne, la reconnaissance (anagnorisis), théorisée à propos de la tragédie, est étroitement liée au renversement final et au dénouement de la pièce. La reconnaissance canonique est une surprise paradoxale, puisqu'elle émane de la logique même de l'action : plus qu'une scène, elle est un véritable processus qui se prépare dans les rouages de la dramaturgie. A l'époque classique, cette conception aristotélicienne de l'" agnition " reste au fondement de la réflexion théorique sur la question. La pratique, cependant, en est souvent bien éloignée : on use et on abuse du procédé, tandis qu'il s'épanouit dans la comédie, la tragicomédie et le drame. Peu à peu, de nouvelles dramaturgies, ainsi que de nouveaux enjeux esthétiques, sociaux et philosophiques induisent en outre de nouvelles pratiques de la reconnaissance. Dans le théâtre moderne et contemporain, la difficulté à cerner les contours d'une identité pouvant soutenir le principe de la révélation deviendra le sujet même des drames de la reconnaissance. Les contributions réunies dans le présent volume étudient les formes et les usages de la reconnaissance, en France, du XVIIe au XXIe siècle, aussi bien dans les formes de théâtre où la constance et l'identité du personnage sont des présupposés de la dramaturgie, que dans celles où, précisément, elles en constituent un enjeu. Instrument critique privilégié, l'étude de la reconnaissance se révèle, pour chaque époque, un moyen efficace d'interroger les ressorts de l'action.
5 parties; les 4 premières (1. Algèbre; 2. Analyse; 3. Géométrie; 4. Probabilités) comportent toutes un rappel des notions essentielles, des exercices d'entraînement assortis de leurs corrigés. La dernière partie est composée de 30 sujets de concours récents corrigés et commentés. Sur la collection Collection dirigée par David Alcaud et Philippe-Jean Quillien.Cette collection est spécifiquement destinée aux personnes préparant les différents concours administratifs, de catégories A, B et C. Chacun des ouvrages de la série propose des méthodes d'entraînement et des épreuves corrigées et commentées. Leur lecture permettra au candidat de préparer le concours aussi efficacement que possible en mettant de son côté toutes les chances de réussite.Contenu: Annales corrigées et commentées pour tous les types d'épreuves du concours + Méthodologie (deux niveaux de méthodologie: 1. des conseils méthodologiques généraux propres au type de concours; 2. une méthodologie propre à chaque type d'épreuves).
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
De Gaulle, Vendroux, la Résistance, autant de figures et de thèmes connus et méconnus. Le colloque qui s'est tenu à Calais en 2010 les aborde et apporte sa pierre au grand édifice de l'histoire. La Résistance dans le Nord de la France, le Gaullisme et les attaches du Général et de son épouse Yvonne Vendroux à la région, à Calais, à Boulogne étaient au coeur de ces journées. Cette publication s'adresse donc à un public élargi tant les aspects évoqués sont variés. Comment la Résistance se met en place dans le Pas-de-Calais ? Comment ces thèmes ont-ils été évoqués dans les manuels scolaires ? Quels itinéraires pour De Gaulle et la famille Vendroux dans cette période et après ? Qu'en est-il resté politiquement ? Quelles visions les musées régionaux nous offrent-ils ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.