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Initiation à l'éthique médicale
BRUNSWIC HENRI
VUIBERT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782711752768
Le médecin doit remplir plusieurs missions affirmer le diagnostic, fixer les indications thérapeutiques, transmettre la vérité au malade, lui expliquer les raisons de ses décisions. La médecine du passé est, pour une très large part, restée une médecine Thérapeutique s'efforçant, selon les préceptes hippocratiques, de retarder la mort et de diminuer la souffrance. La médecine du futur, très différente, sera pour une large part préventive avec, le long de chaque voie, des questions éthiques nouvelles ou renouvelées. Le médecin apprend pendant ses études et tout au long de sa vie, or l'éthique ne s'enseigne pas comme la chimie : des méthodes particulières doivent être proposées et, dès maintenant, un très vigoureux effort d'éducation doit être entrepris. La biologie moderne montre qu'entre les hommes il n'y a pas inégalité mais différence, que tel caractère avantageux ici est désavantageux là (ainsi telle anomalie de l'hémoglobine protège contre le paludisme). Celte éducation apportera aux générations futures les informations nécessaires, tant du côté de la biologie que du côté de l'éthique et leur permettra d'allier les progrès de la connaissance à ce respect de la personne qui gouverne toute la bioéthique ".
Résumé : Anne Brunswic a huit ans quand, un matin de l'été 1959, elle apprend - presque incidemment - que depuis deux mois sa mère est morte et enterrée. "L'absente" laisse cinq enfants qui grandiront face au silence d'un père bientôt remarié... Cinquante ans plus tard, munie de quelques souvenirs et documents (hérités de sa grand-mère, Léa, ou de sa grand-tante, la fameuse Marcelle Ségal qui, pour le magazine Elle, faisait les beaux jours du Courrier du coeur), Anne Brunswic entreprend de briser le silence sur cette mère qu'elle a si peu connue. Pour "redonner chair à l'absente", elle court l'Europe sur ses pas et lui adresse des lettres et des récits qui sont autant de plongées au coeur d'une mémoire enfouie. Se dessine peu à peu l'histoire d'une famille juive que la guerre a éloignée de Bruxelles, qui fait halte à Paris puis en Bretagne avant de franchir la ligne de démarcation et, via le Portugal, gagner Londres. Puis c'est l'après-guerre, l'urgence de réparer les pertes, le mariage et le baby-boom qui, en ce début des "trente glorieuses", éclairent le portrait d'une jeune femme dont l'énergie semble inépuisable - mais dont la vie, au bout du compte, sera mystérieusement brève... Reste que sous l'énigme de cette disparition prématurée, ou à partir d'elle, bien d'autres questions affleurent, qui touchent à l'invisibilité sociale des femmes, à la maternité, à la transmission et à la vocation, à l'engagement politique, au sentiment national, au rapport à la judéité... Sous ces multiples aspects, Anne Brunswic met en perspective héritage et rupture, confronte fidélité et construction de soi. Au-delà de l'hommage à "l'absente", ce "tombeau littéraire" invite à comprendre une époque autant que les singularités d'une histoire familiale.
Le docteur Henri Brunswic naît allemand en 1913 à Heidelberg sous le nom de Heinrich Braunschweig. En 1933, parce que d'origine juive, il se voit - comme l'ensemble de sa famille - contraint à l'exil par le troisième Reich. Il se réfugie en France puis à Amsterdam. De vieille souche alsacienne, il parvient à obtenir la nationalité française en 1936. " Réintégré de plein droit ", il peut alors poursuivre ses études médicales à Paris. Après la " drôle de guerre ", durant laquelle il a été affecté au service de santé des armées, il séjourne à Clermont-Ferrand et Lyon où il milite efficacement au sein de l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants juifs). Début 1943, il rejoint par l'Espagne les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Membre du corps expéditionnaire d'Italie (CEFI), il est blessé à Monte Cassino. Cet ouvrage, rédigé peu avant sa mort en septembre 2004, retrace les multiples aventures d'un " banni de Hitler ". On y apprend énormément sur la vie quotidienne des Juifs à l'époque de la République de Weimar, durant l'émigration, dans la France pétainiste et post-pétainiste où l'antisémitisme restait encore virulent. Grand humaniste, directeur d'une maison de retraite pour rescapés de la Shoah, responsable des publications de l'Association des médecins déportés et internés de la Résistance, vice-président de la Fédération nationale des médecins du front, fortement engagé dans le processus de réconciliation franco-allemande, fondateur de la Ligue internationale pour la promotion de l'éthique médicale dont il assurera la présidence, le docteur Henri Brunswic apporte par sa vision personnelle et son style particulier un éclairage important sur des aspects souvent négligés de l'histoire des " années brunes ".
Ramallah, 17 janvier 2004. Voici quatre mois que j'habite au centre-ville, dans un appartement confortable que je loue et partage à l'occasion avec des étudiants ou des amis de passage. Je suis venue ici sans être envoyée par personne, ni un journal, ni une association, ni une administration publique. En toute liberté, ce qui est plutôt exceptionnel ici où tous les étrangers relèvent plus ou moins d'une mission de ce genre. Cette liberté m'était essentielle pour faire un travail d'écrivain, un travail où j'assumerais ma propre subjectivité dans cette rencontre avec ces Autres qu'étaient à mes yeux les Palestiniens. Selon les époques et les circonstances, on a pu me définir comme une ex-communiste, une féministe hors cadre, une juive laïque résolument diasporique, ou, professionnellement, comme professeur de lettres, fonctionnaire de la culture, intermittente du journalisme... Ce que je suis aujourd'hui ici, c'est un écrivain du réel travaillant dans les marges du journalisme. J'emprunte cette expression au monde du cinéma documentaire qui s'est bâti un domaine de création entre le reportage et le cinéma de fiction qu'il a nommé "cinéma du réel" ou "fictions du réel"...
En deux voyages, hiver 2004 et printemps 2005, Anne Brunswic a parcouru une bonne partie de la Sibérie, cette région-continent marquée par une histoire aventureuse souvent tragique, en proie aujourd'hui au désordre politique et à la dépression économique. De la mer Blanche au Pacifique, de la Yakoutie au Birobidjan en passant par les mines de la Kolyma et le port de Vladivostok. elle a traversé des paysages immenses et souvent désertiques, magnifiques et désolés, où vivent encore, tant bien que mal, dans des conditions climatiques extrêmes immigrants européens et indigènes sibériens, chrétiens orthodoxes et animistes, descendants (les bourreaux du Goulag et familles de leurs victimes. Anne Brunswic s'est surtout attachée à rencontrer des femmes de toute condition, poétesses ou chanteuses. journalistes ou cuisinières, universitaires ou conservatrices de musée. Natalia, Tamara, Lioudmila, Irina... racontent leurs parcours professionnel et intime, politique et religieux, les tragédies qui ont marqué leurs familles, leurs deuils, la débrouille au jour le jour et leurs rêves de jeune fille. Ce voyage d'une observatrice du quotidien permet, au fil des pages, de comprendre comment les Russes de ce bout du monde donnent sens à leur brutale expérience historique et quels espoirs ils nourrissent pour l'avenir. Entre ces femmes séparées par des milliers de kilomètres, elle devient une sorte de messagère. Malgré la dureté et les incertitudes de leur vie, la plupart déclarent leur attachement à la terre sibérienne, à ses valeurs d'aventure et de fraternité, et leur conviction que leur pays meurtri, tôt ou tard, sen sortira.
Résumé : Joie, chagrin, jalousie, colère, amour... et si nos émotions étaient aussi celles des animaux ? Pour répondre à cette question, Carl Safina s'est rendu au Kenya, afin d'observer des troupeaux d'éléphants ; dans le parc naturel américain de Yellowstone, où des meutes de loups vivent en liberté; et sur une île de la côte Pacifique, point de rassemblement de nombreux bancs d'orques. Dans ces lieux encore sauvages, où la nature s'exprime sans fard, il a vu des animaux porter le deuil, apprendre à leurs petits comment survivre, partager joies et peines, s'unir ou se faire la guerre, distinguer les humains bienveillants des chasseurs... En racontant la vie des éléphants, des loups et des orques avec un luxe de détails extraordinaire, Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ? nous dévoile un univers insoupçonnable, où la frontière entre l'humain et le non-humain s'estompe. Carl Safina nous conduit ainsi à réfléchir sur notre place dans la nature.
Résumé : Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel. Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps. Entre la Pologne et Paris, de 1865 à 1939, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, leur relation hors du commun est une formidable leçon de vie. Travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout. C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.
Résumé : Tout le monde sait qui est Stephen Hawking, mais qui le connaît vraiment ? Comme ils l'ont fait avec Richard Feynman dans leur précédent ouvrage, Jim Ottaviani et Leland Myrick explorent dans ce roman graphique toutes les facettes de l'un des scientifiques les plus brillants du siècle. A Oxford, l'humour et le brio de Stephen Hawking étaient déjà manifestes aux yeux de tous les autres étudiants. Nul ne doutait qu'il réaliserait de grandes choses. Mais à 21 ans, le diagnostic est tombé : la maladie de Charcot allait l'emporter en quelques années. Perdant peu à peu l'usage de ses membres, puis de la parole, il n'en a pas moins continué de travailler, explorant les trous noirs et faisant des découvertes majeures dans les domaines de la cosmologie et de la physique théorique. Vulgarisateur hors pair, grâce notamment à son best-seller Une brève histoire du temps, Stephen Hawking en est venu à incarner la science aux yeux du grand public. Jim Ottaviani et Leland Myrick lui rendent ici un magnifique hommage en mêlant son histoire personnelle aux grandes avancées scientifiques dont il fut l'acteur.
Résumé : En 1870, rien ne s'est passé comme prévu... La guerre devait voir le triomphe de la France contre son ennemi prussien. Mais, rapidement défaite, l'armée française ne put empêcher la reddition de l'empereur et l'invasion du territoire national alors que le Second Empire laissait place à la République. Pendant ces quelques mois, George Sand s'inquiète et souffre de la chaleur ; Paul Déroulède reçoit son baptême du feu et découvre la fraternité des armes ; Hector Malot imagine son grand roman ; Victor Hugo chante la gloire d'un pays qui n'existera bientôt plus, tandis que Flaubert croit vivre la fin des temps et que le général américain Sheridan prend la mesure de la puissance allemande. Ce sont leurs voix, et celles de bien d'autres témoins, que nous fait entendre Thierry Nélias au fil de cette vaste fresque aussi précise que vivante. Dans une troublante préfiguration de l'" étrange défaite " de 1940, la guerre franco-prussienne de 1870 a marqué toute une génération, au point de faire basculer l'Europe entière dans une soif de revanche sans fin. Ecouter ceux qui l'ont vécue nous permet de comprendre pourquoi.