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Henri Michaux, le corps de la pensée
Halpern Anne-Elisabeth ; Vilar Pierre ; Grossman E
VERDIER
18,77 €
Épuisé
EAN :9782844900609
La poésie ne pourra pas se passer de la philosophie. La philosophie ne pourra se passer de la poésie ". Ainsi s'exprimait Isidore Ducasse, connu comme " copain de génie " par Michaux sous le nom de Lautréamont. Dont acte. Michaux est cet artiste protéiforme qui n'a jamais dissocié sa pratique de l'écriture, de la peinture ou du dessin, d'une réflexion théorique sur ces mêmes pratiques. Écrivain-penseur, il l'est certainement, bouleversant la notion même de " littérature " et de ses genres préétablis. Qu'il s'agisse des femmes, des récits d'expérience de la drogue, des chaises ou de l'intériorité, Michaux met la pensée en suspens et se met en posture de la malmener. La question était donc posée des rapports que pensée poétique et pensée théorique peuvent entretenir. Étudier la pensée (scientifique, philosophique, politique...) à l'?uvre dans l'écriture de Michaux, permet de souligner le dialogue qui s'instaure entre les diverses régions du savoir (ethnologie, sociologie, psychanalyse...) et cette pensée-écriture qui pratique " le vieux jumelage de la pensée et de la parole " tout en en dénonçant les limites. (E. Grossman, A.-E. Halpern, P. Vilar.)
Né en 1899 et mort en 1984, Michaux est le contemporain de bouleversements considérables dans la conception scientifique de l'univers. Il estime que l'expérimentation est probablement à même de résoudre la question du Moi. Il s'agit dans cet ouvrage d'ouvrir la porte du laboratoire de Michaux, et d'y interroger les structures intellectuelles et mentales d'une époque dans leur approche du savoir, au sein et à partir d'une ?uvre qui porte la trace évidente et latente de leur obsessionnelle présence. Les rapports que Michaux a entretenus avec la science la plus éloignée en apparence de l'art pourraient bien éclairer de façon nouvelle sa production protéiforme. Loin d'être un détour anecdotique ou vaguement métaphorique, la référence réitérée de Michaux aux savoirs scientifiques est une alchimie poétique et ontologique qui renouvelle singulièrement la définition de la poésie non seulement de ce poète particulier et inclassable, mais peut-être aussi de toute la modernité : l'impossibilité où se trouve désormais la poésie de se cantonner à une stricte littérarité serait le sceau de la création poétique de notre siècle.
Résumé : Lorsque la mécanique quantique a bouleversé le monde ordonné de Newton, Einstein et Schrödinger étaient à l'avant-garde de cette révolution. Cependant, aucun des deux hommes ne s'est jamais satisfait de l'interprétation standard de la mécanique quantique et ils l'ont critiquée à leur manière : Einstein par son célèbre aphorisme "Dieu ne joue pas aux dés" , Schrödinger avec sa tout aussi célèbre fable du chat mort-vivant. Dans ce livre, le physicien Paul Halpern raconte l'histoire peu connue de la façon dont Einstein et Schrödinger se sont mis en quête d'une "théorie du tout" capable de décrire de manière cohérente l'ensemble des interactions fondamentales. Cette quête, qui a finalement échoué, offre un nouvel éclairage sur la vie et le travail des deux scientifiques dont les obsessions ont été le ferment de découvertes actuelles.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.