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Etudes rurales N° 208, juillet-décembre 2021 : Migrer et (s’)?installer
Morera Raphaël
EHESS
32,50 €
Épuisé
EAN :9782713228926
Les migrations résidentielles, internes comme internationales, constituent un levier majeur pour inverser ou renforcer les tendances locales à la (dé)croissance du peuplement. Fondé sur des enquêtes de terrain, le dossier "? Migrer et (s')? installer ? " se concentre sur les installations en provenance de l'étranger et à destination de territoires ruraux français (Ariège, Bouches-du-Rhône, Bretagne, Vienne) et italiens (Sardaigne, Tuscia). L'originalité du dossier tient en deux points ? : s'intéresser à la diversité du fait migratoire, et privilégier une approche par les acteurs et les dispositifs. Dans la lignée de travaux sur la globalisation des campagnes, les différents articles révèlent une diversité de profils migratoires et certains croisements dans les territoires. Le dossier analyse en particulier l'installation récente d' "exilés" , dans un contexte de politique de dispersion à l'échelle nationale. Il met en évidence la variété des origines et des formes migratoires associées à l'activité agricole (saisonniers, ouvriers, néo-exploitants). Ces migrations sont étudiées au prisme des acteurs, institutionnels et non institutionnels, soulignant majoritairement l'articulation entre des dispositifs formels et des initiatives informelles, ainsi que l'agentivité des migrants eux-mêmes. Ce dossier réinterroge, à travers les migrations internationales, des thématiques majeures des études rurales et des enjeux des campagnes contemporaines (habitat, emploi, précarité, santé, sociabilités...).
Barcelone, les Jeux Olympiques, Gaudí, Miró, Dalí, Pablo Casals, Montserrat Caballé, Maillol... de l'Espagne à la France : la Catalogne. Avec rigueur, s'appuyant sur les connaissances les mieux établies, cet ouvrage livre les données essentielles de l'histoire catalane, sans oublier ni ces terres que le traité des Pyrénées a faites françaises, ni les mots qu'une mémoire encore récente lui associe : guerre civile, anarchisme... Le lecteur apprendra comment la naissance de la Catalogne fut liée à l'avènement d'Hugues Capet ; il découvrira une monarchie précocement parlementaire, un empire médiéval en Méditerranée et ce que doit à Louis XIV l'éclipse de deux siècles et demi dont la Catalogne vient de sortir... Un livre indispensable pour qui veut comprendre la Catalogne, nation indissolublement liée à tout ce qui fait l'Europe.
Faire l'autruche serait-il le propre de l'homme ? A voir ce que l'on voit, on pourrait le penser. Pourtant, note l'auteur avec sagacité, il est un mammifère... D'ailleurs viendrait-il à l'idée d'une autruche de faire l'homme ? Ces questions profondes traversent une chronique dont le caractère autobiographique se révèle dans la dérision du propos... L'auteur paraît le plus sérieux quand il nous livre ses réflexions et poétise sur la rime et les vers.
Dans un monde toujours plus habité et exploité, dans lequel l'environnement se dégrade sous la pression anthropique et où la concurrence pour l'accès aux sources de la vie s'accroît, la question de l'appropriation des ressources est brûlante. A différentes échelles et sur des espaces variés, la "concession" a été de longue date un outil d'exploitation largement utilisé par les pouvoirs pour compenser leur manque de moyens en s'associant à des acteurs privés. La démarche transversale de cet ouvrage autour d'un thème inédit en histoire ouvre des perspectives insoupçonnées. Depuis le Moyen Age, la concession n'a cessé de redéfinir les modalités de la propriété, entre communs et propriété pure. Conçue en tant que créatrice de légitimités nécessaires à l'exploitation des ressources, elle s'est avérée être un instrument de stabilité efficace. Outil juridique, comme l'assurance peut l'être pour l'Etat social, la concession participe d'un objectif politique : ancrée dans un univers social, elle est mise au service de stratégies comme l'occupation territoriale ou l'affirmation de la souveraineté. Ce faisant, elle est une forme spécifique d'expression du pouvoir. Ce volume explore les multiples facettes d'une forme d'exploitation de l'environnement dont les logiques font écho aux temps présents.
Les questions environnementales cristallisent des enjeux de pouvoirs à part entière, comme le montrent les controverses actuelles autour du changement climatique, de la pollution de l'air, de la mise en péril de la biodiversité et du nucléaire. Elles fixent des clivages politiques et sociaux, suscitent des mobilisations et font l'objet de négociations et d'oppositions à toutes les échelles. Pour autant, s' agit-il d'une mutation récente, ou s' ancre-t-elle dans un passé plus lointain ? L'historiographie insiste depuis quelques années sur l'importance des communs et des jeux d' acteurs locaux dans la construction des environnements, prenant pour acquis le rôle des pouvoirs publics. ce livre a l'ambition de compléter cette approche en montrant 1 'ancienneté et la richesse des liens entre pouvoirs, institutions et environnement.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.