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Connaissance des Pères de l'Eglise N° 112, Décembre 2008 : Esthétique et patristique
Laurence Patrick ; Malick-Prunier Sophie ; Heim Fr
NOUVELLE CITE
11,20 €
Épuisé
EAN :3260050386487
Pères de l'Eglise, qui étaient, souvent au préalable, des rhéteurs, ont développé, à leur manière, une esthétique. Si un Hans Urs von Balthasar y est particulièrement attentif, en particulier dans La Gloire et la Croix, en revanche, les études sur la question sont assez peu nombreuses, d'où l'intéret de ce numéro de CPE qui fait suite au précédent, consacré à la beauté chez les Pères. Tout d'abord, Patrick Laurence s'intéresse à la beauté spirituelle à partir de La vie de Mélanie, qu'il a éditée, puis Sophie Malick-Prunier envisage la beauté du corps féminin dans la poésie martyriale et ascétique, avant que François Heim ne reprenne l'esthétique d'Augustin et Marlène Kanaan celle de Denys l'Aréopagite. Finalement, Marcel Metzger aborde la beauté dans la liturgie et Paul-Irénée Fransen nous donne de connaître ce beau texte de Dom Calmetsur la beauté de Jésus-Christ. Nous connaissons le beau Dieu de la cathédrale d'Amiens. D'une autre manière, à partir d'une lecture approfondie du texte biblique, Dom Calmet s'attache à rendre compte de la beauté de Jésus-Christ, ce qui n'est pas sans rejoindre la question de la thérophanieet de la Transfiguration, sur laquelle les Pères ont largement réfléchi et où la beauté du Christ se manifeste de façon fulgurante. Mari-Anne VANNIER
Guillon Laurence ; Farges Patrick ; Decryvère Laur
Le XIXe siècle allemand fut marqué par l'émancipation des populations juives, qui progressa par à-coups. L'égalité accordée à l'ensemble des Juifs et Juives d'Allemagne et d'Autriche après 1867 n'impliqua pas la fin des discriminations, et l'antisémitisme prit un essor considérable dans le monde germanophone. Le dossier porte sur l'histoire religieuse, culturelle, économique et sociale des Juifs et Juives d'Allemagne et propose un panorama des "espaces de la vie juive" . Il convoque les thèmes centraux de l'histoire juive : dynamique d'embourgeoisement, acculturation, conversions, débats liturgiques, dialogue interreligieux, dialectique entre sécularisation et attachement à la tradition, réactions à l'antisémitisme. Sont aussi abordées les spécificités démographiques et sociales et la diversité géographique des populations juives. Enfin cette histoire est également étudiée dans une perspective d'histoire du genre. Le XIXe siècle allemand fut marqué par l'émancipation des populations juives, qui progressa par à-coups. L'égalité accordée à l'ensemble des Juifs et Juives d'Allemagne et d'Autriche après 1867 n'impliqua pas la fin des discriminations, et l'antisémitisme prit un essor considérable dans le monde germanophone. Le dossier porte sur l'histoire religieuse, culturelle, économique et sociale des Juifs et Juives d'Allemagne et propose un panorama des "espaces de la vie juive" . Il convoque les thèmes centraux de l'histoire juive : dynamique d'embourgeoisement, acculturation, conversions, débats liturgiques, dialogue interreligieux, dialectique entre sécularisation et attachement à la tradition, réactions à l'antisémitisme. Sont aussi abordées les spécificités démographiques et sociales et la diversité géographique des populations juives. Enfin cette histoire est également étudiée dans une perspective d'histoire du genre.
Dans les lettres que nous a léguées l'Antiquité gréco-romaine comme dans les correspondances plus récentes, l'histoire est présente sous différents aspects, liés à l'ambiguïté du mot "histoire", qui désigne la connaissance du passé humain aussi bien que ce passé lui-même. La présence de l'histoire dans l'épistolaire est donc celle des historiens et du genre historique, mais aussi celle des événements : événements du passé, qui constituent une source inépuisable d'exempla ; événements contemporains, dont l'épistolier se fait, volontairement ou non, le témoin. Cette présence est étudiée ici, selon des approches diverses, mais souvent convergentes, chez plus de vingt auteurs, surtout grecs et latins, avec des prolongements médiévaux, renaissants et modernes. Mieux que tout autre document historique, les lettres ne favorisent- elles pas cette "rencontre fraternelle avec des hommes", que Marc Bloch situait au coeur du "métier d'historien".
L'oeuvre de Lacan a irrigué toute la psychanalyse française, provoquant dissensions théoriques et conflits institutionnels. Guy Rosolato, quant à lui, a affirmé sa fidélité à toute une partie de l'héritage lacanien, constamment entrecroisée avec une rigoureuse référence à Freud. Ce travail de passeur est exploré par les différentes contributions d'auteurs venus d'horizons psychanalytiques et universitaires différents. Une grande place est donnée à ce qui a nourri l'oeuvre de Guy Rosolato : la rencontre du surréalisme, l'inconnu, les cinq axes de la psychanalyse, le signifiant de démarcation. Deux documents permettent d'élargir cette réflexion : un entretien de Raymond Bellour avec Guy Rosolato, ainsi qu'un texte que ce dernier a écrit à propos de la dégradation des oeuvres d'art. Comment se constitue l'identité d'un groupe et l'identité d'un sujet : ce thème, sous le titre ambigu et polysémique "Nous autres" , fait l'objet d'un second ensemble d'articles, à quoi s'ajoute un article portant sur la langue "étrangère" de la psychanalyse.
Dans le but improbable de prouver que les égyptiens antiques inventèrent la montgolfière, l'éminent professeur challenger et son homologue français Henri Lempereur ont entrepris une folle expédition qui les a conduits des grandes pyramides à la vallée des rois. Au terme de leur périlleux périple, ils se retrouvent enfermés sous le nil. Dans un dédale de grottes. A la merci d'un étrange peuple pharaonique dirigé par la reine Maketamon et des prêtres redoutables qui tentent d'abord de les sacrifier, puis, prenant l'empereur pour le dieu Thot, les adorent. Ne sachant pas s'ils ont affaire à une secte ou à d'authentiques descendants de l'Egypte antique. Challenger. L'empereur et leurs assistants Malone et Beaumont mènent l'enquête sur leurs geôliers. Leurs stupéfiantes découvertes bouleverseront à jamais le destin du peuple de Maketamon. Cette série est librement inspirée des aventures de challenger, un personnage de Conan Doyle. Le père du célèbre Sherlock Holmes.
Nous voici arrivés au terme de l'année civile. C'est aussi le commencement de l'année liturgique avec le temps de l'Avent et de Noël. La liturgie célèbre alors Jésus le Christ qui vient chercher les hommes pour les conduire à Dieu, son Père. Jésus est ainsi le chemin qui conduit au Père. C'est ce que nous vous proposons de méditer avec saint Augustin. Ce numéro est un recueil de textes complémentaires du Numéro 25. Dans ces textes Augustin, en maître spirituel, montre le cheminement de l'homme vers Dieu. C'est pour-quoi ce numéro veut être aussi un accompagnement pour tous ceux qui veulent entrer plus loin dans le mystère du Christ, chemin vers le Père. J. FANTINO, o. p.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.