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En quête d'Utopies
Thomasset Claude ; James-Raoul Danièle
SUP
23,00 €
Épuisé
EAN :9782840502562
Quelle place l'utopie occupe-t-elle dans la pensée et la création médiévale ? A cette vaste question, beaucoup de réponses ont déjà été fournies. Ce volume a l'ambition de poursuivre l'enquête. Le terme d'utopie est évidemment anachronique à cette époque, puisqu'il fut littéralement créé et développé par Thomas More au début du XVIe siècle. Mais cette absence n'a pas empêché la pensée religieuse médiévale, comme la pensée politique, d'élaborer des systèmes décrivant l'organisation d'hypothétiques sociétés. La trace de cette activité intellectuelle est présente dans bien des textes du temps. Les thèmes les plus familiers sont la réinvention permanente du mythe de l'Age d'Or et l'élaboration sans cesse redessinée de l'image du souverain idéal. Le Moyen Age se permet de rêver un passé où a existé une société qui savait faire régner le respect du droit et la justice. Et si cet heureux temps pouvait revenir? Cela serait possible, à la condition que la civilisation médiévale, consciente de ses acquis, ne se laisse pas submerger par les mondes barbares...
Résumé : La phonétique historique s'intéresse à l'histoire et l'évolution des langues d'un point de vue phonologique. Dans le cas du français, l'évolution des mots latins vers les mots français s'est faite avec régularité, en suivant des règles qu'il est possible de reconstruire. Cet ouvrage poursuit un double objectif, à la fois théorique et pratique : - sur le plan théorique, il présente pour chaque chapitre un "rappel des notions essentielles" , éventuellement prolongées de "remarques complémentaires" portant sur des points particuliers. Ces rappels sont suivis d'une série d'exemples qui permettent de comprendre le phénomène étudié dans sa généralité ; - sur le plan pratique, il fournit pour chaque cas étudié une ou plusieurs fiches retraçant l'histoire phonétique de mots-types, depuis le latin jusqu'au français moderne. L'ouvrage comprend ainsi 90 fiches permettant de replacer chaque phénomène dans le cadre de l'évolution complète d'un mot. De nombreux exercices d'application, la plupart corrigés, sont systématiquement proposés à l'étudiant.
Résumé : Il y a une vie profonde de l'individu, dans laquelle il se passe tant d'événements... Il y a des histoires pleines de mystères - vraies ou fausses - qui font rêver les civilisations. Il y a des objets enfouis dont la mise à jour donnera un sens nouveau au passé ou à l'avenir. Il y a un besoin de créer des secrets bien aussi grand que le désir de faire la lumière sur les parties obscures des êtres et des objets. Homme qui, caché derrière l'arbre, regarde agir l'autre, tu deviens le maître de celui que tu observes, tu t'empares des secrets de l'ennemi, tu navigues dans les replis des coeurs et des âmes. Même si tu es celui par qui le scandale arrive... Voilà avec quel esprit prévenu, cet ouvrage s'efforce d'interroger quelques aspects majeurs de la civilisation médiévale : du comportement animal aux personnages de roman, la survie, la vie en société obéissent à des stratégies. Quant au texte religieux ou littéraire, que ce soit sous l'apparence des figures de rhétorique ou sous la multiplication des symboles, il offre le chemin du labyrinthe à qui veut s'initier pour atteindre le centre et la vérité. Voilà donc une invitation à l'aventure qu'on ne saurait refuser.
Résumé : A la fois grammaire et incitation à la lecture des textes anciens, cet ouvrage rend compte des principales constructions, des tournures particulières à l'ancienne langue et des mots grammaticaux essentiels. La variété et le nombre des exemples retenus constituent une approche sérieuse et vivante d'une langue alors en pleine évolution. Assurer la maîtrise d'un savoir simple, sûr et efficace, tel est le propos de ce livre. Inviter à la découverte de l'histoire de langue française au Moyen Age, telle est sa vocation profonde.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.