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Dialogue N° 248, juin 2025 : L'éco-anxiété en débat : enjeux psychiques, générationnels et planétair
Ducousso-Lacaze Alain
ERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782749283593
Le monde d'aujourd'hui est marqué par des situations de crise aux visages multiples dans les domaines politique, social, économique, sanitaire et climatique. L'expérience pandémique avec la covid-19, les guerres, le terrorisme, les discriminations, l'injustice sociale, les droits humains bafoués, le réchauffement climatique et les catastrophes environnementales constituent les paramètres d'une actualité contemporaine qui influent sur les représentations de l'avenir. C'est dans ce contexte qu'on a vu naître des néologismes comme "éco-anxiété" , "solastalgie" ou encore "traumatisme climatique" , pour désigner l'inquiétude liée à la situation environnementale. Mais ces différents termes font débat et méritent d'être interrogés dans leurs définitions et différences. La crise environnementale entrave les projections vers l'avenir des jeunes mais touche aussi l'ensemble de la population. Elle suscite des divergences de point de vue, des échos de natures différentes, sur les plans intra et intergénérationnel, à l'échelle politique, sociétale mais également au coeur des familles.
La notion de stigmatisation implique au moins deux dimensions. La première concerne le rapport d'une personne ou d'un groupe aux normes de la société. La seconde appréhende ce rapport comme une disqualification de la personne ou du groupe menaçant son acceptation au sein de la société. Deux approches complémentaires s'ouvrent alors : l'une centrée sur les mécanismes sociaux de la stigmatisation, l'autre sur les processus psychiques individuels et groupaux qui leur sont associés. Dans ce numéro, nous nous intéresserons aux familles confrontées à la stigmatisation du fait de l'écart à la norme des parents : familles non conventionnelles, parents aux prises avec la justice. Comment se construisent et évoluent les mécanismes sociaux de stigmatisation de ces familles ? Une réflexion sur " la norme du bon parent " interrogera sa raison d'être dans la modernité ainsi que ses évolutions récentes. Quels sont les processus subjectifs et intersubjectifs par lesquels la stigmatisation, au sein des familles, participe au sentiment d'appartenance ou menace le lien de filiation, la transmission entre les générations ? Comment les familles s'arrangent-elles de l'évolution de la norme du bon parent et des réaménagements de la distinction entre privé et public qu'elle entraîne ?
Humain augmenté, transhumanisme sont des notions qui sont presque devenues familières pour le sujet moderne. Les avancées médicales et technologiques nous convoquent du côté des transformations de l'Homme, des liens et de ce qui fonde l'Humanité, posant des questions de tous ordres (philosophique, éthique, médical, psychologique...). Ce numéro invite des spécialistes à partager l'état de leurs réflexions, notamment concernant les effets observés ou imaginaires sur le fonctionnement familial et/ou de couple : quels fantasmes sont à l'oeuvre quand la science-fiction devient réalité avec l'utérus artificiel ? Quels sont les effets des réparations et des transformations des corps dans les liens intra et intergénérationnels ? Comment faire une place au robot dans le couple, la famille ? Par exemple, avec les nouvelles expérimentations auprès des enfants malades ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées par des philosophes, anthropologues, sociologues, psychologues et psychanalystes.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.